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Selon le dernier rapport du groupe de travail de la FAO, publié en 2019 sur l’évaluation des petits pélagiques au large de l’Afrique nord-occidentale y compris le Maroc, les stocks des sardinelles et chinchards sont considérés comme surexploités alors que les stocks de maquereaux et d’anchois sont pleinement exploités.

En raison de l’effort de pêche réalisé et de la diminution par conséquent des quotas alloués pour la préservation de la ressource, faut-il s’inquiéter du stock des petits pélagiques marocains dont la production a dépassé 90% des captures nationales en 2018, soit près de 1,19 million de tonnes avec une progression de 2% ? Selon le dernier rapport de la FAO, publié en 2019, sur l’évaluation des petits pélagiques au large de l’Afrique nord-occidentale y compris le Maroc, les stocks des sardinelles, chinchards blancs et noirs sont considérés comme surexploités dans la zone constituée du Maroc, des Canaries, de la Mauritanie, du Sénégal et de la Gambie alors que les stocks des maquereaux et d’anchois sont pleinement exploités. Concernant la sardine, les deux stocks analysés dans cette sous-région sont considérés comme non pleinement exploités.

Sardinelles : aucune projection n’a pu être faite
Dans le détail, le groupe de travail a recommandé une réduction immédiate et substantielle de l’effort de pêche et des captures dans tous les pays de ladite sous-région, particulièrement la Mauritanie, le Sénégal et la Gambie où l’industrie de la farine de poissons continue de se développer. Partant de ce constat, aucune projection n’a pu être faite en l’absence d’une évaluation quantitative fiable. Toutefois, le groupe a souligné l’urgence de prendre des mesures fortes dans la situation actuelle. À cet égard, il a été convenu de réaliser deux principales mesures, notamment la réduction substantielle de l’effort de pêche dans les plus brefs délais à hauteur de 50% au moins notamment dans les zones marquées par l’expansion de l’industrie de la farine de poissons et par conséquent la surpêche. La deuxième mesure à prendre par les gouvernements nationaux consiste à améliorer fortement leurs systèmes d’échantillonnage nationaux afin que les scientifiques puissent établir des estimations plus précises de la taille des stocks et de la mortalité par pêche. L’absence de données adéquates, d’évaluations quantitatives et de recommandations de gestion constitue un risque supplémentaire pour l’avenir de la pêche de la sardinelle.

Les chinchards surexploités
Concernant les chinchards, les stocks évalués par le groupe de travail, notamment pour les deux principales espèces de ce poisson, à savoir Trachurus trachurus et Trachurus trecae sont surexploités et ceci malgré une amélioration de l’abondance et un bon recrutement indiqué en 2017 pour le chinchard Atlantique. À cet effet, le groupe de travail recommande de réduire aussi bien l’effort et les captures pour les deux espèces au niveau des différentes zones et flottilles, notamment au Maroc qui a adopté plusieurs mesures, entre autres le plafonnement des captures annuelles, la réduction des totaux admissibles de captures (TAC) et l’instauration de zones de réserve.

Maquereau : pression sur les stocks
Concernant le maquereau, les équipes de la FAO ont conclu que le stock est pleinement exploité. Les résultats de la projection obtenue par les modelés globaux et analytiques indiquent des tendances différentes, à cet effet, le groupe recommande par approche de précaution de reconduire la recommandation formulée lors de l’année dernière soit une capture maximale de 340.000 tonnes au niveau de toute la sous-région. Par ailleurs, dans la zone marocaine nord (Tanger-Cap Cantin) et centre (Cap Cantin-Cap Boujdour A+B), le maquereau est exploité selon sa disponibilité par les senneurs côtiers marocains qui ciblent principalement la sardine. Au niveau de la zone sud (Cap Boujdour- Cap Blanc), le maquereau est pêché par des senneurs côtiers marocains ainsi que par des chalutiers marocains type RSW «Refrigerated Sea Water». En 2017, les chalutiers pélagiques russes et européens ont continué à pêcher dans la zone C au nord du Cap Blanc dans le cadre des accords de pêche bilatéraux Maroc- Russie et Maroc-UE.

Anchois : l’effort doit être ajusté…
La disponibilité de cette espèce est fortement dépendante de facteurs environnementaux. Elle est pêchée de façon opportuniste et les captures varient beaucoup d’une année à l’autre. L’évaluation a été réalisée sur la base des informations provenant essentiellement de la pêcherie nord (zone nord + A+B). Les résultats du modèle montrent que l’anchois est pleinement exploité. En raison de la vie courte de l’anchois qui ne dépasse pas trois ans et la forte variabilité interannuelle d’abondance dans la sous-région, le groupe de travail n’a pas été en mesure de réaliser des projections à court terme. Toutefois, il a recommandé que l’effort soit ajusté aux fluctuations naturelles de ce stock.

La sardine peu exploitée
Par ailleurs, le stock de sardines est considéré comme non pleinement exploité. Les projections montrent que le stock pourrait supporter une augmentation de la capture. Toutefois, l’instabilité de la ressource vis-à-vis des changements hydro climatiques requiert l’adoption d’une approche de précaution et exige de limiter la capture de la sardine dans cette zone à un niveau qui ne doit pas dépasser l’ordre de 550.000 tonnes (soit la capture recommandée en 2016 et 2017).

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