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Cinq commissions sectorielles et un observatoire de l’efficacité énergétique verront le jour prochainement. Pour commencer, c’est la Commission efficacité énergétique dans l’industrie qui ouvre le bal. Les détails.

On y voit désormais un peu plus clair dans le mode de gouvernance que l’Exécutif compte appliquer à l’efficacité énergétique. Même si la stratégie nationale de l’efficacité énergétique n’est pas encore entrée en application, Aziz Rabbah, le ministre de l’Énergie, des mines et du développement et son équipe ont décidé de foncer vers l’opérationnalisation de ce pilier du modèle de transition énergétique marocain, qui vise à réduire la facture énergétique du pays de 20% à l’horizon 2030. Vendredi dernier au siège de son département, le ministre a en effet présidé la première réunion de la Commission efficacité énergétique dans l’industrie en présence de Saïd Mouline, le directeur général de l’AMEE (Agence marocaine pour l’efficacité énergétique) et Ahmed Baroudi, le directeur général de la SIE (Société d’investissement énergétique) actuellement en cours de transformation en super Esco d’État. L’occasion d’annoncer que l’opérationnalisation de l’efficacité énergétique va désormais se faire à travers la création de Commissions sectorielles d’efficacité énergétique, notamment dans les cinq secteurs identifiés comme étant les plus énergivores au Maroc et d’un observatoire dédié à l’efficacité énergétique.

Cinq commissions sectorielles
C’est-à-dire qu’en plus de l’industrie qui représente 21% de la consommation énergétique nationale et dont la Commission tenait sa première réunion, il y aura quatre autres Commissions sectoriels efficacité énergétique, à savoir une commission efficacité énergétique dans le transport qui représente 27% de la consommation nationale, une commission efficacité énergétique dans le bâtiment qui pèse pour 25% dans la consommation nationale du pays, une commission efficacité énergétique dans l’agriculture (13%) et une commission efficacité énergétique dans l’éclairage public (14%). Il est à signaler que ces commissions regrouperont toutes les parties prenantes concernées par l’efficacité énergétique dans ces différents secteurs. Dans l’industrie par exemple, la Commission se compose de représentants des ministères de l’Énergie, de l’Industrie, de l’Agriculture et des Finances, d’institutions publiques, de la Fédération de l’énergie et de l’AMISOLE (Association marocaine de l’industrie solaire et éolienne). «Ces équipes seront réparties en groupes de travail qui proposeront des plans d’action concrets portant sur des mesures et activités opérationnelles qui tiennent compte des spécificités de chaque secteur en vue de relever les défis et saisir les opportunités qu’offre le développement de l’efficacité énergétique», est-il expliqué.

Trois groupes de travail par commission
Pour commencer, les groupes de travail (GT) de la Commission efficacité énergétique dans l’industrie ont été constitués séance tenante. Le premier GT est chargé de recenser les fonds nationaux et internationaux existants pour promouvoir l’efficacité énergétique dans le secteur industriel et explorer de nouvelles opportunités de financement offertes à l’échelle internationale. Le deuxième GT s’est vu assigné la mission d’accélérer l’achèvement des textes réglementaires relatifs à l’efficacité énergétique tandis que le troisième GT devra proposer des mécanismes appropriés pour renforcer le contrôle et développer les normes en vue de garantir la qualité requise des appareils et équipements mis sur le marché national. Il est à signaler que les fonds locaux et internationaux de financement de l’efficacité énergétique existent. Il est bien de les regrouper pour offrir une meilleure visibilité aux industriels qui trouvent tous un grand intérêt à engager un programme d’efficacité énergétique. D’ailleurs, l’AMEE prépare un événement le 20 juin prochain pour présenter tous les fonds d’efficacité énergétique déployés actuellement dans le royaume. Ensuite, il faut savoir que le Maroc importe massivement toutes sortes d’appareils électriques. Certes, l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) travaille de concert avec les laboratoires de la place pour vérifier ces matériels avant leur mise sur le marché mais apparemment ce n’est pas suffisant. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE) par exemple, le royaume doit mettre en place des normes pour réglementer ces appareils. Un décret sur l’étiquetage de ces appareils est en cours. S’agissant de l’accélération et de l’achèvement des textes réglementaires, mission confiée au deuxième GT, le secteur de l’efficacité énergétique en a grandement besoin et rapidement. Le décret sur l’audit énergétique «obligatoire» est publié. C’est un bon début pour démarrer dans l’industrie. D’autres sur les normes et les Esco arriveront bientôt. Reste qu’il faut également hâter le pas pour faire valider la stratégie nationale de l’efficacité énergétique par le Conseil des ministres. Comme cela, on est sûr de ne pas mettre la charrue avant les boeufs !

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