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Économie

Le secteur immobilier continue de broyer du noir. Les derniers chiffres indiquent une baisse des prix et des transactions dans presque toutes les villes du Maroc. Les détails.

Le secteur immobilier s’enfonce dans une spirale baissière. Les prix comme le nombre des transactions se sont inscrits à la baisse durant le premier trimestre de 2019. L’espoir d’une relance attendue pour cette année, semble s’évaporer. Selon les données de Bank Al-Maghrib (BAM), au premier trimestre de l’année, l’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) a connu des baisses de 0,7% en glissement trimestriel et de 0,2% en comparaison annuelle. Le nombre de transactions plonge, il a diminué de 12,7% d’un trimestre à l’autre. Le recul de l’IPAI s’explique par les replis de 1,1% pour les prix du résidentiel et de 0,4% pour ceux du foncier ainsi qu’une hausse de 0,9% pour ceux des biens à usage professionnel. La diminution des transactions s’explique par des baisses de l’ensemble des catégories avec des taux de 13,4% pour les biens résidentiels, de 12,2% pour les terrains et de 8,5% pour les actifs à usage professionnel. En glissement annuel, les prix ont connu un repli de 0,2% reflétant des baisses de 0,3% pour le résidentiel et de 0,5% pour le professionnel, les prix des terrains s’étant accru de 0,3%. Pour ce qui est des transactions, leur nombre a progressé de 1,1% avec un accroissement de 4,5% pour le résidentiel. En revanche, les ventes des terrains et des biens à usage professionnel ont reculé de 7,4% et de 4% respectivement.

Les transactions en recul à Tanger et Marrakech
Durant le dernier trimestre, les prix du résidentiel ont diminué de 1,1%, reflétant des baisses de toutes les catégories d’actifs avec des taux de 0,9% pour les appartements, de 1,3% pour les maisons et de 5,1% pour les villas. S’agissant du volume des transactions, il a reculé de 13,4%, résultat des régressions des ventes des appartements de 13%, des maisons de 15,8% et des villas de 21,5%. Concernant le foncier et d’un trimestre à l’autre, les prix des terrains ont diminué de 0,4% après une hausse de 1,4% un trimestre auparavant. Les transactions ont, quant à elles, régressé de 12,2% après un accroissement de 17,2%. S’agissant de l’immobilier professionnel, la baisse est limitée. L’indice des prix des biens à usage professionnel a connu un accroissement de 0,9% d’un trimestre à l’autre, résultat de progressions des prix de 0,1% pour les locaux commerciaux et de 3,6% pour les bureaux. Par ville, seule Marrakech tire son épingle du jeu avec des prix à la hausse. Dans les autres grands centres urbains, les prix s’inscrivent à la baisse. Ainsi au niveau de Rabat, les prix se sont repliés de 3,3% en glissement trimestriel avec des baisses de 2,4% pour le résidentiel et de 11,9% pour les terrains. Les transactions ont également diminué de 11,9%. À Casablanca, les prix ont diminué de 1,6% d’un trimestre à l’autre, incluant des reculs respectifs de 1,4% et de 6,2% pour le résidentiel et le foncier et une hausse de 3,9% pour les biens à usage professionnel. S’agissant des ventes, elles ont baissé de 6,5%. À Tanger, l’indice des prix a reculé de 1,2% avec essentiellement des diminutions des prix de 2,1% pour les biens résidentiels et de 0,6% pour le foncier. Les ventes se sont également repliées de 21,9%, résultat de baisses de 21,7% pour le résidentiel, de 21,5% pour les terrains et de 25,8% pour les biens à usage professionnel. La ville ocre sort du lot. À Marrakech, les prix ont augmenté de 1% au premier trimestre 2019, intégrant des appréciations de 0,4% pour les actifs résidentiels et de 1% pour les terrains, ainsi qu’une baisse de 0,5% des prix pour les biens à usage professionnel. Pourtant la baisse des transactions est palpable. Les transactions se sont contractées de 34,9% avec notamment des reculs de 33,3% pour le résidentiel et de 40,4% pour le foncier.


Aux origines d’une crise
Ce faux départ en 2019 confi rme l’essouffl ement du secteur depuis 2012. Une crise marquée par une perte de 70.000 emplois nets dans le secteur en 3 ans (2011-2014) et ceci à cause du recul du trend annuel des unités mises en chantier. Ceci a induit une baisse régulière des crédits accordés aux promoteurs immobiliers ainsi que des fi nancements bancaires des acquéreurs principalement ceux du logement social dans le cadre de FOGARIM. La crise du secteur tire aussi son origine d’un déséquilibre entre l’offre et la demande d’où la constitution de stocks de logements et d’une sur-offre dans certaines régions (un parc d’un million de logements vacants), ce qui traduit une insatisfaction des citoyens quant à la qualité et à l’environnement du logement.

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