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Économie

Une étude va bientôt être lancée sur la déperdition du temps administratif. L’évaluation devra porter sur l’absentéisme mais aussi sur le «présentéisme» qui affectent de plein fouet l’administration publique et représentent un coût financier très important pour le pays.

La déperdition du temps est avérée au sein de l’administration publique. Il ne s’agit pas uniquement de faire le point sur le fléau de l’absentéisme que le gouvernement a essayé de juguler par des mesures de contrôle mais aussi de passer au crible la gestion du temps par les fonctionnaires qui se rendent chaque jour à leur lieu de travail. Il faut dire que la présence ne garantit en rien la performance. Celle-ci reste le maillon faible au sein de l’administration dont les ressources humaines sont toujours pointées du doigt. Une véritable problématique car la réforme souhaitée et longuement attendue de l’administration publique reste tributaire du rendement de ses ressources humaines.

En effet, la performance de l’administration ne peut pas surpasser celle de ses fonctionnaires. Il est ainsi grand temps d’agir pour optimiser la gestion du temps dans l’administration publique aussi bien centrale que déconcentrée. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’étude sur la déperdition du temps administratif que compte lancer incessamment le département de Mohamed Benabdelkader pour «mieux comprendre les différents facteurs déterminants dans cette déperdition au lieu de chercher de nouvelles solutions techniques pour faire face à cette problématique». Le ministère de la Réforme de l’administration et de la fonction publique entend à travers cette étude, «disposer d’une visibilité approfondie quant à l’usage du temps administratif et avoir un plan d’action permettant la lutte contre l’absentéisme et le présentéisme». L’étude devra prendre en considération les spécificités de chaque département et chaque profession pour s’attaquer au fond du problème. Elle devra permettre de cerner les différents aspects de la problématique (la gestion du temps, son coût, les normes à respecter…).

Le grand défi, reprécisons le, ne porte pas seulement sur la lutte contre l’absentéisme physique mais il est plutôt lié à la nécessité de remédier à ce que l’on appelle «le présentéisme» ou «l’absentéisme moral» au travail qui porte préjudice à la productivité, représente un coût financier très important pour le pays et affecte de plein fouet l’image de l’administration publique qui est déjà écornée auprès des citoyens.

Selon les termes de référence de l’étude en vue, le présentéisme, phénomène observé dans la fonction publique, demeure une réalité méconnue qu’il convient d’élucider. L’étude devra permettre de définir le profil des fonctionnaires qui sont touchés par ce fléau. S’agit-il uniquement des «bras cassés» ou aussi de fonctionnaires compétents et brillants qui n’arrivent pas à être performants dans leur poste pour des raisons objectives ou subjectives ? L’objectif n’est pas de lancer une chasse aux sorcières. Tout le système devra être interpellé. Les différents dysfonctionnements à relever ne concernent pas en effet que les fonctionnaires mais plutôt le système de recrutement dans la fonction publique qui doit être revu. L’amélioration de la gestion du temps administratif passe par l’impératif de mettre en place un descriptif des différents emplois au sein de l’administration. Les recrutements doivent répondre aux besoins réels. À ce titre, la réforme de la gestion des ressources humaines s’impose. C’est l’une des composantes essentielles de la vision de la réforme de la fonction publique. La gestion de la performance des agents devrait être orientée vers les résultats. Cet objectif ne peut se concrétiser qu’en mettant en place un système rigoureux et impartial d’évaluation qui devra s’appliquer à tous les niveaux de la hiérarchie administrative. Le système actuel ne permet pas de faire le suivi du rendemen des ressources humaines de la fonction publique et par conséquent, il est très difficile d’évaluer la gestion du temps administratif.


Il ne suffit pas de contrôler la présence
Le gouvernement a pris des mesures pour encadrer le temps de travail et renforcer le contrôle des absences régulières et irrégulières. La circulaire du chef du gouvernement en 2012 appelle l’administration publique à appliquer strictement les dispositions légales concernant l’absence au travail et exige aux hiérarchies directement concernées d’assumer leur responsabilité de traitement des absences non justifi ées. Des investissements ont été débloqués pour équiper les administrations en système de «pointage». Ces mesures ont-elles permis d’atteindre les objectifs escomptés ? Il est temps de procéder à une évaluation rigoureuse de ce dispositif et de réfl échir à une nouvelle gestion des ressources humaines pour mieux gérer le temps de travail.

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