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08-10-2019 09:35

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Économie

Dans son rapport 2018, le think tank indique avoir accordé une attention particulière à la problématique de l’emploi.

Après 5 ans d’existence, OCP Policy Center a fait peau neuve en 2018 en changeant d’abord de dénomination, devenant le Policy Center for the New South, et de dimension. L’année qui s’est écoulée a en effet enregistré la progression du centre dans le classement régional et international des think tanks de l’Université de Pennsylvanie. «Notre centre demeure premier au Maroc et au Maghreb et 8e dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Au plan mondial, 16e pour la qualité de notre conférence phare, 52e sur les questions des ressources et de l’énergie et, enfi n, 57e dans le domaine de la collaboration institutionnelle entre think tanks», affirme le président Karim El Aynaoui, dans le rapport annuel.

Une dimension qu’il a pu atteindre en investissant le terrain du digital puisque le Policy Center for the New South (PCNS) a enregistré plus de 510.000 vues sur son site web, et comptait, à fin 2018, un peu plus de 23.000 abonnés sur ses réseaux sociaux. Quant aux publications, toutes catégories confondues, leur nombre a presque doublé, passant de 112, en 2017, à 221 en 2018. Un intérêt particulier a été accordé à la problématique du chômage, notamment celui des jeunes, en relation avec les politiques de l’éducation et de la formation, et compte tenu de l’impact du développement de la robotique et de l’intelligence artificielle sur le marché du travail.

Dans un Policy Paper intitulé «Youth Unemployment in the Middle East & North Africa, and the Moroccan Case», l’économise Uri Dadush montre que l’analyse dite classique du chômage n’explique que partiellement le chômage des jeunes dans la région MENA. Selon les pays, d’autres facteurs tout aussi importants existent, à savoir un stock de travailleurs sous-utilisé, la forte croissance de la productivité du travail dans quelques secteurs clés, l’effet des ressources naturelles sur l’économie de certains pays ainsi que l’influence de certains facteurs culturels. 

De son côté, l’ouvrage, intitulé «Les enjeux du marché du travail au Maroc», a pour objectif de produire et d’accumuler des connaissances utiles sur le potentiel des jeunes en matière de force de travail pour le développement économique et social du pays. Le livre se veut original sur deux plans. D’un point de vue analytique, il fournit de nouvelles grilles de lecture du fonctionnement du marché du travail et de la configuration de la relation éducation, formation et emploi, grâce à des cadrages théoriques adéquats. Sur le plan empirique, les travaux réalisés mobilisent des données originales et rendent possible une approche dynamique du chômage. Une des raisons pouvant expliquer les taux de chômage relativement élevés dans la région MENA est le phénomène de désindustrialisation, souvent qualifiée de prématurée. la tendance à la baisse de l’emploi dans le secteur manufacturier est principalement due à l’amélioration de la productivité du travail ainsi qu’à un déficit accru du commerce des produits manufacturés. Les auteurs considèrent que pour créer plus d’emplois, «le Maroc devrait accorder davantage d’attention aux secteurs qui emploient un grand nombre de personnes et où l’emploi est en expansion, notamment le secteur tertiaire». Les chercheurs du PCNS se sont projetés dans l’avenir du travail dans un contexte où le développement de la robotique, de l’intelligence artificielle et de l’automatisation, en général, s’est fait de façon relativement rapide, incitant plusieurs experts à prévoir un avenir où les hommes peineraient à trouver un emploi. L’économiste Alfredo Valladão propose, dans un Policy Paper intitulé «Artificial Intelligence and Political Science», de poser les jalons pour les sciences politiques et sociales «numériques» du XXIe siècle, en exploitant les sciences cognitives et les pistes de réflexion autour de l’intelligence artifi cielle, afi n de mieux percevoir les mutations contemporaines de l’histoire sociale.


Emploi qualifié, quid des PPP ?
Dans un article intitulé «Policy Proposal to Reduce Skilled Unemployment in Morocco using Public- Private Partnerships (PPPs): 3R-PPP – Retrain-Rebalance-Reduce-PPP», l’économiste Thomas Pereira da Silva s’intéresse au chômage des diplômés au Maroc. Il propose une simulation qui mesure la contribution des partenariats public-privé (PPP) à la réduction du taux de chômage des personnes qualifi ées au Maroc à l’aide d’un ensemble d’hypothèses, permettant ainsi aux décideurs d’évaluer l’effi cacité de l’utilisation des fi nancements publics dans les PPP dans l’enseignement supérieur.

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