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Économie

Les Marocains exigent une transparence et une amélioration du service fiscal, c’est la principale conclusion d’un sondage réalisé par le groupe Le Matin et le cabinet d’IPSOS sur la perception des Marocains de leur système fiscal. Les détails.

Ce sondage réalisé en début de ce mois a été présenté le 12 avril à Casablanca lors de la troisième session des Matinales de la fi scalité, cycle de conférences organisées par le groupe Le Matin. Cette enquête d’opinion a été réalisée en ligne sur un échantillon représentatif de la population de 300 personnes. Elle a couvert plusieurs aspects notamment la connaissance, la relation du citoyen avec l’administration fiscale, la perception de l’impôt et des propositions de réformes pour améliorer la qualité du service.

Connaissez-vous le système fiscal ?
21% des sondés n’ont aucune information sur le système fiscal. Les femmes semblent avoir moins de connaissances que les hommes, selon cette étude (25% chez le sexe féminin). 38% des Marocains ont pour leurs parts que des connaissances très vagues. Seuls 9% des Marocains connaissent très bien le système fiscal. Première conclusion d’IPSOS : «Les Marocains ont une connaissance très vagues sur les impôts et taxes au Maroc».

Quels sont les différents impôts ?
Ce n’est pas une surprise, la taxe la plus connue par les Marocains est la vignette automobile. La quasi-totalité des répondants cite la TSVA (89%). L’IS et l’IR sont également connus par les Marocains à des niveaux élevés de 84% et 83%. Les taxes des services communaux, pourtant censés représentés la proximité avec les citoyens demeurent assez peu connus. 41% des sondés affirment ne pas les connaitre. Pour les détails des taux, les Marocains ne connaissent pas les taux de chaque impôt et taxe.

Quelle perception de l’impôt ?
Deux tendances ressorts dans cet axe. Pour les marocains l’impôt est légitime mais les citoyens ne font pas confiance au système d’imposition. 37% des Marocains estiment que l’impôt « légitime ». Ceci dit un tiers des sondés (31%) ont un avis négatif sur la légitimité de la fiscalité. Concernant, le niveau des taux pratiqués au Maroc, 63% des marocains les jugent «indécents », seuls 13% des sondés sont satisfaits des taux actuels (voir graphique n°1). La majorité des Marocains (73%) ne font pas confiance au système d’imposition actuel. Seuls 11% des sondés font confiance aux institutions publiques en charge de la gestion de l’impôt. Les citoyens sont insatisfaits du manque de concertation entre le contribuable et l’administration fiscale. Elle est jugée «insuffisante» pour 83% des sondés.

Quel usage de l’impôt ?
«Les Marocains sont d’accord sur le fait que les impôts perçus par l’Etat servent à payer les fonctionnaires, la défense du pays et à financer les infrastructures. A ceux là, ils accordent des moyennes d’accord supérieures 3/5», observe le cabinet IPSOS. Par ailleurs, les Marocains estiment moins que les impôts servent à la subvention des prix, le financement de l’enseignement ou les transports publics (voir graphique). Par contre, ils sont moins convaincus en ce qui concerne le soutien des entreprises, cette affirmation récolte une faible moyenne d’accord de 2,3/5.

Quels délais de traitement des demandes ?
54% des répondants ayant eu recours à l’administration fiscale ont reçu un délai de traitement de leurs demandes. Le délai annoncé est majoritairement entre 48h et 72h. 29% des répondants ont reçu un délai de plus de 72h. Par contre, 46% n’ont reçu aucun délai pour apporter une réponse à leurs demandes. Cette absence de communication fait partie des critiques exprimées par les usagers du service public fiscal.

Quelles pistes d’amélioration ?
La suggestion qui revient le plus souvent de la part des répondants à cette question est «l’annulation de certains impôts et la réduction des taux» (61%). Les Marocains ne font pas exception dans le monde, les sondages d’opinion réalisés ailleurs corroborent ce taux marocain. Les Marocains souhaitent aussi que l’administration fiscale améliore la qualité de ses services (33%), ils réclament aussi plus de transparence et d’intégrité dans la gestion des impôts et la prise de la décision (25%). Dans le même sens, les Marocains exige l’amélioration de la communication avec le citoyen et plus de concertation (16%). La piste relative à l’imposition des produits du luxe et des grandes fortunes n’apparait pas comme une priorité (16%) ainsi que celle de la lutte contre le détournement, le vol et la corruption (11%). Par contre, 22% n’avait aucune suggestion à émettre pour améliorer le système fiscal marocain. 

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