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L’Iresen a désormais les coudées franches pour couvrir tout le cycle de financement des startups. Son Conseil d’administration réuni la semaine dernière au ministère de l’Énergie, des mines et du développement durable, vient en effet de l’autoriser à financer la phase de croissance des startups, c’est-à-dire la phase ultime où s’effectuent l’industrialisation et la commercialisation de leurs trouvailles. «Avec les premières commandes, les startups ont, certes, franchi la vallée de la mort, mais elles demeurent encore fragiles. C’est pourquoi, nous avons lancé Green Innov Invest avec la CGG, un financement qui vise à augmenter les investissements dans la chaîne de production des startups pour diminuer les prix de revient et les risques qui peuvent impacter la compétitivité des produits développés», explique Rachid Mrabet, le directeur de la recherche à l’Iresen chargé de l’innovation et des appels à projets. Vous l’aurez donc compris, les tickets attribués peuvent atteindre des sommets, c’est-à-dire plusieurs dizaines de millions de DH par startup. L’Iresen n’a donc pas voulu se prononcer sur le montant global qui a été affecté à Green Innov Invest.

Par contre, Badr Ikken et son équipe ciblent quatre projets pour commencer. Des projets que l’institut va financer en puisant dans son fonds d’agence, des moyens qu’il met chaque année en oeuvre pour accompagner les innovations retenues à l’issue de ses appels à projets. En attendant, il faut dire que Green Innov Invest est un excellent complément au Green Inno Boost, le premier véhicule financier de l’Iresen qui accompagne les startups vers le marché. En effet, «cet outil finance les startups à hauteur de 3 millions de DH avec une subvention de 30% et 70% de crédit à 0%, remboursable sur une période de dix ans après que la startup ait commencé à réaliser un chiffre d’affaires», détaille Rachid Mrabet qui ajoute que «cet accompagnement n’est pas uniquement financier. Il porte également sur un pack de formations qui incluent le marketing, le e-marketing, la commercialisation, la communication, la gestion de projet, la gestion de risque, la gestion de trésorerie, etc».

Il est à signaler que ces projets incubés et accompagnés vers le marché proviennent tous des appels à projets lancés par l’Iresen. Depuis 2012, l’Institut a lancé 13 appels à projets dans le solaire thermique, l’éolien, le photovoltaïque et les autres domaines des énergies renouvelables. Et jusqu’en 2022, quelques 20 appels à projets sont programmés pour le soutien de la recherche et de l’innovation dans le domaine des technologies vertes. Enfin, récemment, l’Iresen et son homologue espagnol le CDTI (Centre de développement technologique et industriel) ont lancé un appel à projets dans le cadre de leur programme commun Inno EspaMaroc Energy. Au total, 84 projets ont été soumis par 33 universités et institutions de recherche et 23 entreprises et industries. Sur ce total, 20 projets ont été retenus. La cérémonie officielle de signature avec les lauréats aura lieu le 16 avril à Rabat.

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