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16-10-2019 10:35

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Économie

La réussite du nouveau modèle de développement est tributaire de la mise en place d’une approche globale qui ne prend pas uniquement en considération les dysfonctionnements techniques sur le plan économique. Telle est la vision que défend le PPS, qui vient de présenter les grandes lignes de son projet de modèle de développement.

Le Parti du progrès et du socialisme érige la démocratie et les réformes politiques en priorités dans le nouveau modèle de développement. C’est un levier essentiel dans le projet du parti du livre qui prône la nécessité de restaurer la confiance des Marocains dans l’avenir du pays ainsi que dans les institutions.

À cet égard, la réhabilitation de l’action politique est considérée comme une condition sine qua non pour parvenir à la transformation souhaitée. La concrétisation de cet objectif passe, d’après le PPS, par la fonction d’encadrement et de direction et par une réconciliation effective du citoyen avec la chose politique, tout en veillant à la crédibilité et à l’indépendance des formations partisanes. La lecture politique s’impose ainsi que la réforme de l’État, selon les progressistes. Les choix actuels en matière de politiques sectorielles sont pointés du doigt car quelques secteurs ne font que consacrer l’économie de rente à travers des incitations dédiées à certaines catégories. Aussi faut-il une véritable volonté politique pour opérer les ruptures nécessaires et mettre sur les rails le nouveau modèle de développement, d’après le chef de file des progressistes, Nabil Benabdellah. Le changement passe par nombre d’axes stratégiques, dont l’amélioration de la gouvernance. Le modèle de développement du parti du livre plaide pour la nécessité de garantir les impératifs d’un État de droit dans le domaine économique et d’éradiquer définitivement les différentes manifestations et formes de prévarication, de corruption, de rente et de monopole illicite. La réforme administrative n’est pas en reste, tant au niveau central que territorial.

Le PPS critique vertement la situation actuelle en matière de gestion territoriale, marquée par une «confusion». Le SG du PPS estime que la gestion territoriale est défaillante en raison de la double décision territoriale entre la déconcentration et la régionalisation, et entre les instances élues et les autorités administratives. Il est grand temps de mettre fin à cette situation. À cet égard, il est suggéré d’accorder une plus grande valeur au principe de libre gestion et de généralisation du scrutin public direct dans l’élection des présidents des collectivités locales, provinciales et régionales et de renforcer la complémentarité entre les collectivités territoriales. Une profonde réforme de l’administration territoriale de l’État devra être élaborée en vue de mettre fi n au double emploi et à la confusion des responsabilités politiques. Le rapport entre la décentralisation et la déconcentration devra aussi être révisé. À cela s’ajoute la nécessité de restructurer la répartition des ressources publiques à travers l’intégration du critère des vocations territoriales. L’approche actuelle de contrôle autoritaire encadrant les découpages administratifs est à remplacer par une approche de développement. Sur le plan économique, le PPS se prononce en faveur du renforcement du rôle central de l’État dans la construction d’une économie nationale productive et inclusive pour pallier la faible maturation du capital national. «L’État doit restituer nombre de ses missions. Il doit jouer le rôle d’investisseur et de planificateur», précise le progressiste Abdelwahed Souhail.

À ce titre, la promotion de l’industrialisation est une condition nécessaire pour atteindre le développement escompté. La politique d’industrialisation doit provenir du Maroc même, d’après Abdesselam Seddiki, qui fait référence aux métiers mondiaux placés entre les mains des étrangers. «La valeur ajoutée nationale en matière d’industrie reste limitée », indique-t-il. Même les accords de libre échange-doivent être évalués pour les réviser, les geler ou les suspendre afin de sauvegarder les intérêts du pays et l’économie marocaine qui «manque de maturité» pour réussir le pari du commerce extérieur. Par ailleurs, le PPS mise sur la promotion de la dimension des valeurs et de la culture ainsi que la nécessité de placer l’Homme au coeur du développement (économie du savoir, éducation, couverture sociale universelle…).

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