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Économie

Selon le HCP, la baisse de la fécondité, constatée à partir des années 1960, a marqué une interruption en 2014. L’indice synthétique de la fécondité révélé par le Recensement général de la population et de l’habitat 2014 (2,21 enfants) est légèrement supérieur à celui estimé par l’Enquête nationale démographique à passage répété 2009-2010 (2,19 enfants).

Assiste-t-on à une amorce de la hausse de la fécondité au Maroc? Selon le Haut-commissariat au plan (HCP), la baisse de la fécondité constatée à partir des années 1960 a marqué une interruption en 2014. «L’indice synthétique de la fécondité révélé par le RGPH 2014 (2,21 enfants) est légèrement supérieur à celui estimé par l’Enquête nationale démographique à passage répété 2009-2010 (2,19 enfants) suite à un léger accroissement de la fécondité en milieu urbain (1,8 contre 2,01 enfants)», explique-t-on auprès du HCP.

Pour rappel, la fécondité a considérablement baissé, passant de 7,20 enfants par femme en 1962 à 3,28 en 1994, à 2,47 en 2004 et à 2,19 en 2010. Elle a enregistré en 2014 une petite hausse, passant à 2,20 enfants par femme. Il s’agit là d’une quasi-stagnation. Dans les villes, la fécondité est passée de 6,91 en 1962 à 4,25 en 1994, à 3,06 en 2004, à 2,70 en 2010 et à 2,55 en 2014. «Dans les zones rurales, elle a baissé respectivement de 7,77 à 2,56, puis 2,05 et 1,80, avant une légère reprise à 2,01 enfants par femme enregistrée en 2014», note le HCP. Bien entendu, la baisse de cette fécondité est notamment due au recul de l’âge au premier mariage. En effet, si la femme se mariait à l’âge de 17 ans en 1960 (la moyenne était de 17,3 ans), elle attendait d’avoir plus de 25 ans (la moyenne étant de 25,7 ans) pour convoler en justes noces en 2014. Par ailleurs, il a été constaté que l’âge au premier mariage de la femme change en fonction des circonstances, en réaction aux crises, notamment aux crises de subsistance ou aux conditions économiques favorables, et la fécondité diminue ou augmente en conséquence», précise le HCP.

Sur ce point, il faut savoir que «la hausse globale de l’âge au premier mariage des femmes marocaines s’est estompée depuis 2004, enregistrant, depuis, une baisse, passant de 26,3 ans en 2004 à 25,7 ans en 2014 et à 25,5 ans en 2018. Cette baisse est relevée chez les femmes rurales, passant de 25,5 ans en 2004 à 24,8 ans en 2014 et à 23,9 ans en 2018. Par contre, chez les femmes urbaines, une reprise à la hausse de l’âge au premier mariage a été enregistrée en 2018, passant de 27,1 ans en 2004 à 26,4 ans en 2014 et à 26,6 ans en 2018», ajoute le HCP.

Ceci dit, une légère hausse du taux de fécondité a été enregistrée entre 2004 et 2014 chez les femmes de moins de 20 ans, tant dans les villes que dans les campagnes. «La hausse de la fécondité des femmes d’au-delà de 35 ans n’a concerné que le milieu urbain et a touché la quasi-totalité des grandes villes», précise le HCP.

Cette hausse enregistrée dans les villes est due au fait que le citadines, ayant retardé leur mariage pour la réalisation de leurs projets personnels, se voient obligées d’inscrire les enfants dans leurs priorités et ce, au regard des contraintes biologiques. «Chez les femmes de moins de 20 ans, la hausse du taux de fécondité a touché simultanément les deux milieux, sachant que la fécondité chez ce groupe d’âge a toujours été en baisse. Si cette situation est relativement compréhensive pour le milieu rural vues les coutumes et les traditions qui le caractérisent, elle reste fortuite pour le milieu urbain», souligne le HCP. Et d’ajouter: «puisque les rapports sexuels et les naissances ne sont acceptés que dans la cadre du mariage, cela signifie que la proportion des femmes non célibataires dans ce groupe s’est élevée, passant de 6% en 2004 à 7% en 2014, de 5% à 6% en milieu urbain et de 8% à 9% en milieu rural».

S’agissant du groupe comprenant les 15 à 19 ans, la hausse a été constatée aussi bien dans les grandes villes que dans les campagnes. Elle a été de 41% à Tanger, de 35% à Casablanca, de 24% à Meknès et de 5% à Rabat-Salé. Dans le groupe d’âge des 35 ans et plus, hormis la ville de Fès où le taux de fécondité a baissé, les autres villes ont connu une hausse (12% à Marrakech, 11% à Rabat-Salé et 7% à Casablanca). En revanche, dans les zones rurales, on remarque que la fécondité a reculé de 23% pour le même groupe d’âge. Enfin, une baisse de la fécondité a été enregistrée au niveau des 20-34 ans. À Tanger, une hausse de 6% a été enregistrée dans le groupe âgé de 20 à 24 ans.


Des études contradictoires

Selon le HCP, «les études récentes ont indiqué qu’une stagnation de la fécondité est en train de s’installer, et parfois même une reprise de la fécondité a été enregistrée dans certaines régions du monde, notamment dans les pays arabes». Ainsi, certains pays ont enregistré une hausse «inhabituelle» de la fécondité entre 2005 et 2015. «Elle est relativement faible en Tunisie et au Maroc, mais a été persistante en Algérie où la fécondité est passée de 2,4 à 2,9 enfants par femme entre 2000- 2005 et 2010-2015. La baisse de la fécondité a également stagné en Irak et en Jordanie. En Égypte, l’indice synthétique de la fécondité est passé de 3,0 à 3,5 entre 2008 et 2014. Ces augmentations ont été précédées d’une décélération du taux de baisse de la fécondité», précise le HCP. Selon l’Enquête nationale sur la population et la santé familiale (ENPSF 2018), la fécondité serait en train d’enregistrer une baisse par rapport à 2011.

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