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23-05-2019 10:41

Les produits alimentaires plus chers en avril

L'indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois d’avril 2019, une hausse de 0,6% par…
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Économie

Selon les projections de la Banque centrale, l’inflation décélérerait à 0,6% en 2019 avant de s’établir à 1,1% en 2020.

Alors que le pouvoir d’achat ne cesse de prendre des coups du fait de la volatilité des prix des matières premières, 2019 sera-t-elle l’année de la détente ? Tenu hier, le Conseil de Bank Al-Maghrib a livré ses prévisions en notant d’abord que l’inflation a terminé l’année 2018 avec une moyenne de 1,9%, tirée essentiellement par celle des produits alimentaires à prix volatils. Selon les projections de la Banque centrale, elle décélérerait à 0,6% en 2019 avant de s’établir à 1,1% en 2020, portée par la hausse prévue de sa composante sous-jacente. Cette dernière, après une baisse prévue à 0,8% en 2019 atteindrait 1,4% en 2020, en lien avec l’amélioration attendue de la demande intérieure. Sur la base de ces évaluations, notamment celles des trajectoires à moyen terme de l’inflation, de la croissance et des comptes extérieurs, le conseil a jugé que le niveau actuel du taux directeur de 2,25% reste approprié et a décidé de le maintenir inchangé.

Le dirham devrait s’apprécier
Selon le rapport du conseil et après une stabilité en 2018, le taux de change effectif réel devrait s’apprécier de 0,7% en 2019, l’écart d’inflation entre le Maroc et ses principaux partenaires et concurrents ne devant que partiellement contrebalancer l’appréciation nominale attendue du dirham. En 2020, avec la dissipation prévue de cette dernière, il devrait se déprécier de 0,5%. En ce qui concerne les taux débiteurs, ils ont poursuivi leurs baisses trimestrielles, revenant à 5,06% en moyenne au quatrième trimestre de 2018 avec en particulier des reculs de 28 points de base pour les prêts aux entreprises et de 11 points pour ceux aux particuliers. Quant au crédit au secteur non financier, sa progression a ralenti à 3,1% au terme de 2018, refl étant essentiellement une nette décélération des prêts aux entreprises privées et devrait maintenir ce rythme en 2019 avant de s’accélérer à 4,4% en 2020.

Creusement du défi cit du compte courant
Au plan macro-économique et malgré une performance notable des exportations de biens qui a concerné l’ensemble des secteurs dont notamment les phosphates et dérivés, la construction automobile et les produits agricoles et agroalimentaires, le défi cit du compte courant se serait creusé de 3,6% du PIB en 2017 à 5,2% en 2018 puisque les importations ont été marquées par l’alourdissement de la facture énergétique et l’augmentation des achats de biens d’équipement. Il s’allégerait néanmoins à 4,1% en 2019 et à 3,4% en 2020 sous l’effet notamment de la baisse prévue des importations énergétiques et de la décélération des achats de biens d’équipement. Cette évolution suppose toutefois des entrées de dons des pays du CCG de 2 milliards de dirhams en 2019 et de 1,8 milliard en 2020. Pour ce qui est des opérations financières, les recettes des IDE ont atteint l’équivalent de 4,1% du PIB en 2018 et devraient revenir à 3,4% du PIB en 2019 et en 2020. Dans ces conditions et au regard des sorties prévues du Trésor à l’international, les réserves internationales nettes passeraient de 231 milliards de dirhams en 2018 à 239 milliards en 2019 avant de revenir à 236 milliards en 2020, continuant ainsi d’assurer la couverture d’un peu plus de 5 mois d’importations de biens et services. Par contre, les finances publiques seront victimes d’un coup dur à en croire Bank Al-Maghrib. L’exécution budgétaire s’est soldée par un creusement du défi cit à 41,4 milliards ou l’équivalent de 3,7% du PIB contre un objectif de 3% retenu dans la Loi de finances. À moyen terme, le processus de consolidation budgétaire devrait ralentir, le défi cit, hors privatisation, étant prévu de s’établir à 4,1% du PIB en 2019 avant de revenir à 3,5% du PIB en 2020.


Phosphate : la production marocaine stabilisera les cours mondiaux

Pour les phosphates et dérivés, les cours ont enregistré en 2018 des augmentations de 21,8% à 393,4 USD/t pour le DAP et de 22,4% à 346,7 USD/t pour le TSP alors que ceux du brut ont diminué de 2% à 87,9 USD/t. À moyen terme, les pressions haussières sur les cours seraient contenues, de nouvelles capacités de production étant prévues notamment au Maroc et en Arabie saoudite.

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