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Trois années après le lancement du programme industriel intégré de Phosboucrâa à Lâayoune, le parc de stockage et la nouvelle usine de lavage seront les premières composantes livrées par la filiale de l’OCP.

Les réserves exploitables à Phosboucraâ seront renforcées à hauteur de 40%. La filiale d’OCP n’a pas lésiné sur les moyens pour réussir la transformation de sa chaîne de valeur industrielle au sein de ce site situé à la commune d’Al-Marsa à Lâayoune. D’une enveloppe globale de l’ordre de 16,7 MMDH, le programme de développement industriel de Phosboucraâ englobe quatre principales composantes, à savoir l’extraction du phosphate et son traitement en plus de la production des engrais et la réalisation d’un nouveau wharf.

«Le site de Phosboucraâ qui fait principalement de l’export des phosphates, produira aussi des engrais. C’est pourquoi, le projet a été conçu de la mine jusqu’à la valorisation fi nale du produit, ce qui permettra la diversifi cation de son portefeuille et la stimulation de l’écosystème régional», explique Ali Ghrib, vice-président, chargé du développement industriel de Phosboucrâa.

Aujourd’hui, plus de trois années après le lancement en février 2016 du complexe intégré de Phosboucrâa, qu’en est-il de son stade d’avancement ? Une fois sur le site, on peut constater de visu que les travaux avancent à un rythme soutenu. Et parmi les composantes les plus avancées, fi gure le parc de stockage réalisé à hauteur de 98%, d’une capacité de 500.000 tonnes. De plus, au sein de chantier industriel qui générera au total 4 millions d’emplois en phase de construction, la nouvelle usine de lavage et de fl ottation est aussi en cours de construction sur une superficie de 6 hectares. Consacrée au traitement de la roche, cette nouvelle laverie est réalisée à hauteur de 47%. «D’une capacité de 3 millions de tonnes par an, la laverie sera opérationnelle l’année prochaine», ajoute Ali Ghrib. Elle permettra d’ajouter un nouveau procédé à la chaîne industrielle du site qui est la flottation. Cette nouvelle laverie de Phosboucraâ, dont la seconde phase de construction a été lancée en février 2019 est constituée, entre autres, d’une unité de traitement des boues et de recyclage des eaux de lavage en plus de deux décanteurs de boues, avec une digue d’épandage de 40 hectares. L’unité en question assurera le traitement des boues, leur stockage en digue et la récupération des eaux. Actuellement, la réalisation des bassins d’eau de mer en génie civil est également en cours de réalisation.

«On est avancé par rapport à la première partie des bassins afférente à l’eau de mer. Dans ce sens, ils sont en phase finale à hauteur de 85%. Pour les travaux des deux décanteurs, ils seront entamés au mois de juin», souligne le chef de projet de ce site.

Dans le détail, les deux bassins, permettront de récupérer 90% d’eau à travers leur récupération et leur réutilisation pour les opérations de lavage et fl ottation. Quant aux deux décanteurs, ils permettront de traiter les boues par un système de décantation. Trois années après le lancement du programme industriel intégré de Phosboucrâa à Lâayoune, le parc de stockage et la nouvelle usine de lavage seront les premières composantes livrées par la fi liale de l’OCP.

Le dessalement passera à 8,7 M m3 d’ici 2023
Parallèlement, la fi liale de l’OCP a investi 250 MDH dans le dessalement d’eau de mer pour couvrir la totalité des besoins additionnels requis par ce développement industriel, sans aucune demande complémentaire en eaux conventionnelles. Sur le modèle de la station de dessalement qui alimente la plateforme industrielle de Jorf Lasfar, le groupe a prévu la construction de cette seconde station d’une capacité 7,5 M m3. Elle permettra de satisfaire les besoins en eau du programme de développement industriel du site Phosboucraâ, en complément de la station actuelle de dessalement par osmose inverse, mise en service depuis 2005 avec une capacité de 1,2 M m3. Les travaux au sein de cette nouvelle unité démarreront l’année prochaine. C’est à travers les apports de cette station de dessalement (principalement eau douce) que la salinité et le taux de chlorure des engrais sera réduit. Au total, la capacité globale de dessalement de l’eau de mer passera, au site de Phosboucraâ, à 8,7 M m3 d’ici 2023. Parallèlement, «la station de dessalement sera réalisée concomitamment avec la plateforme de production d’engrais d’une capacité d’1 million par an pour desservir les besoins du complexe industriel», affirme Ali Ghrib.

En ce qui concerne le nouveau wharf, sa construction sera entamée dans quelques mois selon la filiale de l’OCP. Il consiste en la réalisation d’un pont d’accès de 3,2 km, avec un ouvrage de protection (digue principale de 620 m et digue secondaire de 3.000 m). Le projet comporte aussi la construction de deux postes à quai dotés d’équipements de manutention, tel que les portiques de convoyeurs et les bras de déchargement. En effet, l’activité à l’export est perturbée par la faible disponibilité de l’actuel wharf ainsi que les conditions climatiques de la mer (houles). Avec le nouveau port, le site permettra de disposer de capacités portuaires et logistiques qui pourraient assurer l’export des produits fi nis et l’approvisionnement en matières premières nécessaires pour le complexe d’engrais (ammoniaque, poutsasse, souffre).

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