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Économie

Le Conseil de la Concurrence a remis sur la table la pertinence pour le Maroc de disposer d’une raffinerie de pétrole. Les salariés de la SAMIR apportent leur argumentaire pour étayer cette piste. 

En présence d’un parterre de personnalités politiques et associatives, le Front national pour la sauvegarde la raffinerie marocaine de pétrole (FNSRM), a présenté le 12 mars à Mohammédia son argumentaire pour le redémarrage de la raffinerie exploitée par la société SAMIR, aujourd’hui en liquidation judiciaire. Les membres de la FNSRM ont revenu à la charge pour convaincre le gouvernement d’appuyer l’hypothèse d’un retour à la production de la raffinerie. Cette coalition d’associations, de syndicats et de partis politiques se trouvent remobiliser depuis l’avis du Conseil de la concurrence au sujet du plafonnement. L’instance présidée Driss Guerraoui avait appelé à «une réappropriation nationale de l'activité du raffinage. Outre le fait qu'elle contribue à rétablir les équilibres concurrentiels, elle permet à la ou aux structures en charge du raffinage de jouer le rôle de contre-pouvoir vis-à-vis des opérateurs dominants dans les secteurs d'importation, de stockage et de la distribution en gros». Chiffres à l’appui, le FNSRM rejoint cette conclusion : «l’industrie du raffinage est stratégique pour la sécurité énergétique du royaume».

Une raffinerie, une décision politique
Houcine El Yamani, coordinateur de ce front et SG général du syndicat des salariés de SAMIR affilié à la CDT a multiplié les démonstrations chiffrés du poids de la raffinerie dans le secteur. «La raffinerie de Mohammédia dispose d’une capacité de production de 10 millions de tonnes par an et 200 000 barils par jour. Durant 55 ans, la raffinerie a été la source d’approvisionnement du Maroc de manière régulière et sécurisée de ces besoins pétroliers», rappelle El Yamani.

En plus de la production, la raffinerie dispose de capacité de stockage stratégique. «La capacité des infrastructures dont nous disposons est de 2 millions de m3, soit 90 jours de consommation au Maroc. Ces capacités se trouvent à Mohammédia et à Sidi Kacem avec 160.000 m3. Ainsi que d’un pipeline de 200 km. La raffinerie est connectée avec des pipelines avec le port pétrolier et les dépôts de stockage des sociétés de distribution. L’emplacement stratégique de la raffinerie lui permet aussi d’être proche des endroits de consommation les plus importants du pays ». Selon les experts du Front, la raffinerie permet d’apporter une diversification des produits pour le marché national.

«À l’exception du gasoil, la raffinerie est capable de produire les besoins marocains dans les autres produits pétroliers : Nafta, Kérosène, Essence, bitume et huiles de moteurs », détaille El Yamani.

Les salariés de la SAMIR continuent d’afficher leur engagement et leur attachement à leur entreprise et au savoir faire qu’elle offre à l’industrie nationale. «Depuis 2004, la raffinerie a connu une mise à niveau de ces installations et permet de produire les produits pétroliers propres et d’une grande valeur ajoutée à travers la technique de hydrocraking». Malgré ces arguments recevables, la reprise de l’activité de la raffinerie fait face à une procédure judiciaire complexe et incertaine ainsi qu’une position neutre du gouvernement. «Nous avons besoin d’une prise de position politique du gouvernement avec un engagement clair pour soutenir le repreneur. La voie judiciaire a atteint ses limites », appelle El Yamani.

Pour rappel, la SAMIR est à l’arrêt depuis le 5 août 2015. Le Tribunal de commerce de Casablanca prononce en juin 2016 la liquidation judiciaire de l’entreprise, avec autorisation de la poursuite de l’activité. Depuis cette date, le juge et le syndic nommé par le tribunal recevaient des offres de reprises, sans succès pour le moment. 

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