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Le ministre espagnol de l’Intérieur a souligné que les deux autorités marocaines et espagnoles travaillent conjointement pour mettre au point une solution à la fermeture de la douane à Melilia ainsi qu’au dossier des mineurs marocains.

Après Sebta, c’est à Melilia que s’est rendu le ministre de l’Intérieur espagnol, Fernando Grand-Marlaska (photo), samedi dernier. Durant son passage par l’enclave, le ministre espagnol n’a pas manqué de faire quelques annonces concernant les dossiers en relation avec le Maroc. D’emblée, le responsable espagnol n’a pas manqué cette occasion pour encenser les relations entre Rabat et Madrid, fiables et sérieuses. «Ce sont des relations très importantes», a déclaré le ministre espagnol. Bien entendu, la question de la fermeture unilatérale de la douane commerciale était au centre des sujets abordés.

À ce propos, Marlaska a annoncé que le Maroc et l’Espagne travaillent conjointement pour arriver à un compromis. «Le ministère des Affaires extérieures et de la coopération ainsi que la Direction espagnole des impôts travaillent de manière effective et coordonnée avec le Maroc pour arriver à des solutions raisonnables et adéquates au profit des deux parties», a-t-il déclaré.

Selon les opérateurs de la ville, depuis la fermeture de ce poste douanier de la part des autorités marocaines, le trafic commercial à Melilia a chuté de 30 à 40% selon la confédération des patrons de l’enclave. Des secteurs importants ont accusé des pertes plus importantes, selon ledit patronat de l’enclave. Toutefois, les commerçants ont relevé une hausse des flux de marchandises acheminées grâce au commerce transfrontalier à travers les porteurs. Tout en reconnaissant que des négociations sont en cours, le patronat a appelé à être partie prenante de ces discussions. Comme il fallait s’y attendre, le dossier des mineurs figurait sur la liste des sujets abordés durant le déplacement du ministre espagnol. Marlaska a confié que les deux gouvernements travaillent sur «une méthodologie pour procéder au rapatriement des mineurs» quand le temps arrive. Le responsable espagnol a souligné que le Maroc est très préoccupé par la situation de ses enfants et veut leur offrir une protection pour éviter leur déracinement, a-t-il manifesté.

De surcroît, celui-ci a souligné que les autorités marocaines veulent que ces enfants soient protégés, «soit au sein de leur propre famille ou sous l’aile de l’État marocain». D’après Marlaska, ladite méthodologie respecte l’intérêt du mineur, «sous les auspices des institutions espagnoles mais avec cette coordination effective qui caractérise les deux pays», a-t-il noté. Concernant les requêtes du gouvernement de Mélilia de considérer ces jeunes comme des migrants économiques et de la sorte les exclure de la protection que leur offre la législation portant sur le mineur en Espagne, Marlaska s’est opposé farouchement à cette proposition. «Le mineur reste un mineur. Nous ne pouvons pas mettre de côté nos valeurs et les valeurs sont le respect de ce mineur et de sa situation de développement», a-t-il tranché. 


Bientôt un contrôle facial ?

Un système de reconnaissance facial sera implanté à la frontière de Melilia au cours de cette année, a annoncé le ministre espagnol durant ce déplacement à Melilia. «Cette procédure permettra de rendre plus fluide le trafic et éviter les longues files d'attente», a assuré Fernando Grand Marlaska. À ce sujet, le ministre a souligné qu’entre 30.000 et 35.000 personnes transitent par jour à partir de cette frontière ainsi que 5.000 véhicules et qu’il est important de disposer d’une structure fiable et de mesures adéquates.

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