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Économie

La dixième édition de l’«Argus Africa Fertilizer» a ouvert ses portes ce 27 février à Marrakech. Le rendez-vous qui se déroulera jusqu’au 1er mars est considéré comme le plus grand événement dédié aux engrais en Afrique et la première plateforme continentale d’échanges dans le domaine des fertilisants et du développement agricole.

Plus de 400 acteurs clés représentant toutes les parties prenantes du secteur ont fait le déplacement à Marrakech, principalement des producteurs mondiaux, des distributeurs régionaux, des institutions financières et des ONG pour participer à la dixième édition de l'«Argus Africa Fertilizer» qui a ouvert ses portes, mercredi 27 février. Au menu, un programme de conférences assurées par des experts de renommée mondiale. Deux invités de marque, à savoir Japhet Hasunga, ministre tanzanien de l’Agriculture et Josefa Sacko, Commissaire de l'Union africaine pour l'économie rurale et l’agriculture se sont distingués ce jeudi. Présent à Marrakech pour vanter le modèle de réussite de son pays, la Tanzanie où 65% de la population dépendent de l’agricole, laquelle activée participe à la formation du PIB à hauteur de 23% et représente 67% des emplois du pays, Japhet Hasunga a invité les dirigeants du continent à œuvrer en vue d’induire une forte croissance agricole en mettant l’accent sur la productivité, notamment par le recours aux engrais. Et comme le constate le Centre de réflexion OCP policy, de nombreux engagements ont été pris par les dirigeants africains mais les progrès sont lents et les engagements pris ne sont, pour la majeure partie des pays, pas encore respectés, faute d'avoir mis en place les conditions favorables à l’atteinte de ces objectifs.

Pour sa part, la représentante de l’UA, estime, elle, que l’agriculture doit être vue comme un business et non une manière de vivre. Sur un continent où la population ne cesse de croître, la population africaine est estimée à 1, 3 milliard de personnes en 2020, il appartient aux gouvernements de cette partie du monde de mettre en place de nouveaux mécanismes pour faire émerger de nouvelles pratiques agricoles afin d’assurer une production agricole en quantité et en qualité, ce qui s'apparente à une urgence ; en 2016 près de 277 millions d'Africains étaient menacés par l'insécurité alimentaire.

À ce propos, OCP recommande que des mesures soient prises pour réduire les coûts de transaction et améliorer les conditions d’accès des agriculteurs aux engrais. Cela aura peu d’effet sans la mise en place de packages technologiques appropriés ainsi que de services connexes. Des stratégies doivent également être mises en œuvre pour améliorer les capacités de production d’engrais au sein du continent, accélérer la connexion de ses économies par des infrastructures de transport pour enfin créer un véritable marché d’engrais intra africain. Aujourd’hui, l’Afrique ne produit que 30% de son potentiel agricole alors que le continent dispose de 60% des terres non cultivées de la planète. Un autre constat, le secteur agricole est essentiellement constitué de petits exploitants et 80% des exploitations occupent moins de deux hectares. Un paradoxe quand on sait que la lutte contre la famine, un phénomène réel en Afrique passe par l’agriculture. Une autre réalité à souligner, peut-être, l’Afrique ne consomme que 3% de la production mondiale d’engrais, souligne Josefa Sacko, précisant que cette consommation continentale est tirée par l’Afrique du Nord qui consomme 70% des engrais utilisés en Afrique. Pour tenter de renverser la tendance, durant ces deux jours, «Argus Africa Fertilizer 2019» abordera toutes ces questions de l’heure, les perspectives et les enjeux de l’agriculture en Afrique.

Par ailleurs, convaincu que l’innovation digitale et l’agriculture représentent à eux deux un nouveau secteur porteur pour les jeunes, le Groupe OCP mettra en lumière, à l’occasion de cette rencontre, l’apport des nouvelles technologies et du numérique dans le développement de l’agriculture continentale. En effet, le digital a rendu possible ce qui ne l’était pas grâce à des messages vocaux via smartphones, des IA capables d’analyser les sols et de faire des recommandations d’engrais ou encore l’envoi, directement, sur le téléphone du fermier, de réponses techniques. Le potentiel de l’agriculture sera également mis à l’honneur comme nouveau secteur de croissance à investir par la jeunesse du continent. Engagé pour la transformation agricole en Afrique et convaincu que la proximité avec l’agriculteur est un levier clé pour mieux l'accompagner et le servir, OCP témoignera à cette occasion de son approche continentale en faveur de l’utilisation raisonnée des engrais et d’une agriculture plus moderne, performante et durable. 


Dispositif de proximité

Le Groupe OCP qui a aussi mis en place depuis septembre 2018 un dispositif de proximité multiservices en faveur du développement de la filière agricole au Maroc, baptisée «Al Moutmir», mène plusieurs programmes d’accompagnement de proximité visant directement les agriculteurs et leur proposant des produits adaptés à leurs sols et cultures et des solutions innovantes comme «OCP School Lab» ou encore l’«Agribooster». OCP School Labest, une école itinérante proposent aux agriculteurs des formations de sensibilisation aux bonnes pratiques agricoles. Chaque formation est adaptée aux cultures dominantes dans les régions visitées. Un laboratoire mobile d’analyse des sols accompagne ces écoles. Il utilise les dernières technologies et permet un diagnostic de la fertilité des sols en temps réel. «Agribooster», quant à lui, est un autre programme qui propose des produits et services en vue d’améliorer les rendements des agriculteurs, de la fourniture d’intrants jusqu'à la mise en relation avec le marché.

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