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Lors de la conférence de haut niveau autour de l’Initiative de la Ceinture bleue pour la pêche et l’aquaculture durables en Afrique, des représentants de 22 pays -dont 17 ministres- ont réaffirmé mardi dernier leur adhésion à cette plateforme collaborative.

Sur les 54 pays que compte le continent africain, 38 nations disposent de façades maritimes. C’est la raison pour laquelle le Maroc a lancé en 2016, en marge de la COP 22, l’Initiative de la Ceinture bleue pour la pêche et l’aquaculture durables en Afrique. Cette dernière concerne un espace prioritaire, à savoir les zones côtières les plus sollicitées économiquement parlant. Et lors de la conférence de haut niveau organisée mardi dernier à Agadir, à la veille de la 5ème édition du Salon Halieutis, sur ladite initiative, des représentants de 22 pays dont 17 ministres ont réaffirmé leur adhésion à cette plateforme collaborative. Parmi eux, les ministres de Norvège, d’Espagne, de la Fédération de Russie et de Côte d’Ivoire ainsi qu’un représentant de la Commission européenne, des experts internationaux et des membres de la FAO.

«Le renforcement de la résilience des écosystèmes, des ressources marines et des communautés côtières a toute sa place dans les priorités de nos pays», a déclaré Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture et de la pêche maritime. Et d’ajouter que «la situation est préoccupante en Afrique en raison, notamment, du déficit en termes de recherche et de surveillance, et de l’absence d’une synergie des actions». Le continent accaparera la moitié de la croissance démographique dans trente ans, mais ne contribue aujourd’hui qu’à 7% de la production mondiale de poisson et seulement 3% du commerce international des produits de la pêche. De plus, les pertes post-captures en Afrique sont estimées à au moins 25%, tandis que le continent importe 75% des produits halieutiques pour subvenir à ses besoins.

«L’Initiative de la Ceinture bleue est salutaire pour nos États. Elle constitue une alternative de développement à travers les ressources halieutiques et bien d’autres», affirme pour sa part Kobenan Kouassi Adjoumani, président de la Conférence ministérielle sur la coopération halieutique entre les États africains riverains de l’Océan Atlantique (COMHAFAT).

À l’issue de la conférence, la Déclaration d’Agadir sur l’Initiative de la Ceinture bleue a été ratifiée par l’ensemble des représentants. Elle a réaffirmé l’engagement des parties en faveur de l’Agenda 2030, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2015, ainsi que les Objectifs de développement durable (ODD). La déclaration a aussi souligné «le rôle stratégique que jouent l’économie des océans et l’aquaculture en Afrique en termes d’alimentation, de croissance économique, d’emplois et d’innovations». Les représentants de 22 pays ont réaffirmé leur soutien à l’initiative marocaine qui propose la mise en place d’une plateforme collaborative d’échange de connaissances et d’innovations pour favoriser l’émergence de projets durables de pêche et d’aquaculture dans le contexte du changement climatique.

«La prospérité de nos économies doit davantage s’appuyer sur la croissance bleue. Il est nécessaire que la mise en oeuvre de l’Initiative de la Ceinture bleue s’appuie sur des mécanismes novateurs, le prélèvement d’une partie des richesses de l’exploitation de nos côtes et la réalisation de partenariats avec les bailleurs de fonds», a proposé Prisca Koho, ministre gabonaise de la Pêche et de la mer.

La déclaration d’Agadir a également appelé à la mise en place de mécanismes institutionnels et financiers appropriés permettant la concrétisation et l’animation de la plateforme collaborative dans le cadre de partenariats. La déclaration a également mis l’accent sur la nécessité d’investir dans l’économie bleue, plus particulièrement la pêche et l’aquaculture durables à travers l’augmentation des financements associés. Ceci, en incluant d’autres mécanismes novateurs et en facilitant l’accès aux financements internationaux, notamment aux Fonds Climat (Fonds d’adaptation et Fonds vert). De plus, elle a insisté sur la promotion du développement de la recherche et de l’innovation ainsi que l'émergence de «community partners» permettant la concrétisation et l’animation de la plateforme collaborative de l’Initiative de la Ceinture bleue. 


Plus de 3.000 milliards de dollars en 2030

Pour rappel, la Ceinture bleue est une offre globale, intégrée et inclusive destinée à faire de la pêche un vecteur de croissance de l’économie bleue. Elle concerne un espace prioritaire : les zones côtières et les zones économiques exclusives, qui sont à l’origine de 85% de la production halieutique mondiale. Elle cible aussi les Objectifs de développement durable (ODD) adoptés par les Nations Unies et propose par la même occasion une vision opérationnelle de l’approche écosystémique liant la pêche, l’aquaculture et la surveillance des océans. L’initiative propose une plateforme collaborative pour dynamiser l’investissement. Elle permettra la mise en réseau des entreprises, des institutionnels, des chercheurs pour faciliter l’échange de la connaissance, le «know how», l’innovation ainsi que la réplication de projets innovants, la création de partenariats et la mobilisation de fonds. En chiffres, elle représente une contribution pertinente à l’économie de la mer qui devrait représenter, selon les estimations, plus de 3.000 milliards de dollars en 2030. Pour rappel, durant la Conférence mondiale sur l’économie bleue durable, tenue à Nairobi en novembre dernier, le Maroc a appelé les pays et organisations engagés sur la voix de la durabilité des océans à adhérer à l’Initiative de la Ceinture bleue.

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