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Économie

Les partis de la majorité n’arrivent pas à s’entendre sur la méthodologie à adopter pour lancer le débat sur le nouveau modèle de développement. Les raisons d’un nouveau blocage. 

Neuf mois pour rien! Les cinq partis de la majorité n’arrivent pas à écrire une note de cadrage pour organiser un débat commun autour du nouveau modèle de développement. Depuis mai 2018, les cinq formations politiques ont convenu de tenir un débat autour de leurs visions relatives à ce sujet. Retour sur les raisons de ce nouveau bras de fer au sein de la coalition gouvernementale.

Désaccord sur le fond et la forme
«Le projet de débat est au point mort», résume Nabil Benabdellah, SG du PPS dans une déclaration aux Inspirations ÉCO. Notre source rappelle qu’en mai 2018, les cinq partis avaient créé une sous-commission pour préparer une note de cadrage de cet éventuel débat. Soulaimane Amrani (PJD), Rachid Talbi Alami (RNI), Rachid Roukbane (PPS) et Younes Mjahed (USFP) ont un cahier des charges précis: préparer les termes de référence de ce débat. Une seule réunion s’est tenue depuis l’an dernier. Lors de cette rencontre, le représentant du RNI avait tenu à aborder la démission annoncée de Lahcen Daoudi. «Cette demande est absurde car cette décision relève du chef du parti du ministre démissionnaire, du chef du gouvernement et du souverain», rétorque Benabdellah, très remonté face à la situation de la coalition. Voyant le temps passer et sous la pression de la deadline royale (voir encadré), El Othmani revient à la charge lors d’une réunion de la majorité tenue le 31 janvier dernier. Il propose cette fameuse note de cadrage. Ce draft est fermement refusé par le quatuor composé du RNI, du MP, de l'UC et de l'USFP. Un communiqué est signé par les chefs de ces partis pour «protester contre cette démarche unilatérale». Joint par les Inspirations ÉCO, Driss Lachgar, secrétaire général de l’USFP, a renvoyé la balle au chef de gouvernement: «Prenez contact avec le coordinateur de la majorité. Je ne peux que vous parler de la vision de mon parti». Tout porte à croire que les cinq partis iront déposer leurs propositions à la commission ad hoc, individuellement, et sans avoir mené de débat commun ou contradictoire… 


Fin de la deadline royale

La réflexion sur le nouveau modèle de développement a démarré en octobre 2017. Elle a été réactivée suite à la demande royale d’octobre 2018, lors de son discours en ouverture de l’année parlementaire: «[…] Il convient d’activer la présentation des différentes contributions au cours des trois prochains mois». Cette deadline est arrivée sans que l’ensemble des partis ou organisations aient déposé leur contribution auprès de la commission ad hoc. À titre d’exemple, le PPS le fera «prochainement». En deuxième étape, la commission aurait «la responsabilité de collecter, d’agencer et de structurer les contributions et d’en élaborer les conclusions et ce, dans le cadre d’une vision à portée stratégique, globale et intégrée». Pour l’heure, rien ne filtre sur la composition et la méthode de cette commission.


Nabil Benadellah
SG du PPS

«Qu’ils fassent tomber le gouvernement»

Le débat n’avance pas. Pourquoi ?
Notre volonté était claire dès le départ: Faire en sorte que la majorité crée le débat. Or, l’USFP et le RNI ne veulent pas de cette démarche en avançant des raisons illogiques. Qu’on se dise les choses clairement: si des partis ne veulent plus de cette coalition ou de ce gouvernement, qu’ils fassent tomber le gouvernement. Et qu'on en finisse. D’un autre côté, je ne peux pas produire le même projet de développement que le MP ou le RNI. Moi, je suis socialiste et de gauche.

Pourtant, vous êtes dans la même coalition que ces partis…
Ce qui est demandé, c’est un projet de développement, non un programme gouvernemental. Dans cet exercice, il est demandé que chacun s’inspire de ses références. Notre projet est prêt. Sur ce sujet, j’ai défendu l’idée de se limiter à lancer un débat public.

Si vous ne vous retrouvez plus au sein de ce gouvernement, pourquoi le PPS ne quitte-t-il pas le navire…
Au moment de la crise causée par le départ de Charafat Afailal, j’ai dû préserver la cohésion de mon parti. Au sein du PPS, deux points de vue existent au sein du parti. J’ai défendu l’option de quitter le gouvernement. Cette position n’est pas majoritaire. Aujourd’hui, pour l’unité du parti, nous restons au sein de cette coalition... mais avec la certitude que durant les jours et les semaines qui viennent, elle sera secouée par de nouvelles crises. 

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