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Économie

Le secteur espagnol s’est montré satisfait après le vote en commission, par les parlementaires européens, du protocole de pêche permettant le retour des embarcations espagnoles au sein des pêcheries marocaines.

La filière espagnole de pêche a poussé un premier -et discret- ouf de soulagement. Le vote de la Commission de la pêche, relevant du Parlement européen, en faveur de la reconduite dudit texte a rasséréné les esprits, au sein de ce secteur espagnol. Dans des déclarations à la presse, les professionnels du village de pêcheurs de Barbate (Cadix), l’un des plus concernés par la reconduite du protocole, ont salué ce qu’ils ont qualifié de «bouffée d’oxygène».

Dans une déclaration à l’agence EFE, le responsable d’une association locale de pêcheurs a relevé que le secteur a reçu «avec joie et allégresse» la nouvelle du vote, soulignant au passage que 80% des habitants de ce village dépendent des captures dans les pêcheries du «pays voisin et frère», le Maroc.

Selon la filière, l’accord est l'occasion de diversifier les captures de la flotte dans le Golfe de Cadix et permet de générer des gains importants grâce à la valeur de ces prises. Avec l’entrée en vigueur de ce texte, 350 marins reprendront leur activité dans cette seule localité côtière andalouse. Cela devrait aussi avoir des retombées positives sur les emplois indirects, affirment les représentants du secteur. Il faut dire que cette étape était la plus redoutée de tout le processus. L’Exécutif espagnol avait mené une importante campagne de lobbying auprès des parlementaires communautaires pour convaincre ces derniers de la nécessité de donner leur bénédiction à ce texte. L’inclusion des eaux du Sahara dans cet accord est un soulagement supplémentaire, du côté de la filière espagnole. En effet, 90% des prises des bateaux espagnols sont réalisées dans cette pêcherie marocaine.

De son côté, la Fédération andalouse des associations de pêcheurs (FAPPE) a estimé que, grâce à ce vote, la filière andalouse voit le bout du tunnel. Celle-ci est sur des charbons ardents, attendant impatiemment le retour aux pêcheries marocaines, depuis l'arrivée à terme de l’ancien protocole en juillet dernier. Cependant, la prudence est toujours de mise et la filière estime que le cri de la victoire ne retentira qu’après le vote finale en plénière, prévu à partir du 11 février. La large majorité avec laquelle le texte a été adopté a surpris, même en Espagne. Seules 7 voix sur 17 ont voté contre l’adoption du texte, et 2 absentions ont été recensées. La symbolique du timing est à mettre en évidence, étant donné que cette décision intervient à une semaine seulement de la ratification, par le Parlement européen, des amendements confirmant le maintien des préférences tarifaires aux produits originaires du Sahara. Le changement de la position marocaine dans le choix de son argumentaire dans ce dossier aurait eu de l’effet sur les eurodéputés. Les deux partenaires jouent à présent la carte des retombées et bénéficient de ce protocole sur la population locale afin de convaincre les plus récalcitrants. De même, les visites in situ des membres de l’assemblée communautaire et les rapports élaborés ont fini par achever de convaincre les parlementaires de l’impact socio-économique du texte sur la population locale. À souligner que l’accord permettra le retour dans nos pêcheries de 128 embarcations européennes dont 92 espagnoles. La contrepartie financière a été fixée à 52 millions d’euros, en hausse de 30%, dont 12 millions versés par les pêcheurs sous forme de licences d’exploitation. 

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