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Économie

La Fédération interprofessionnelle marocaine des fruits rouges (IPBM) met en garde contre le recrutement massif de saisonnières marocaines dans les principaux bassins de production. Elle compte saisir le ministère du travail et de l’insertion professionnelle pour éviter les répercussions de cette opération sur l’équilibre économique de la filière et une éventuelle pénurie de main-d’œuvre.

Le contingent toujours plus important d'ouvrières agricoles marocaines, qui s'est hissé, durant cette campagne de cueillette, à 19.179 saisonnières pour la récolte de fruits rouges dans le sud de l’Espagne, fait réagir la Fédération interprofessionnelle marocaine des fruits rouges Interproberries Maroc (IPBM). Et c’est le départ de la main-d’œuvre qualifiée, qui en constitue une bonne partie, qui inquiète les professionnels en raison de son avantage concurrentiel sur les marchés à l’export.

«Bien que les produits marocain et espagnol arrivent sur le marché de l’export au même coût en raison de l’avantage concurrentiel de la main-d’œuvre lié au SMAG et SMIG fixé par la législation en vigueur, l’ensemble des facteurs input de production, notamment le matériel d’emballage, les engrais, le traitement, le transport et la logistique, ont cependant un coup très élevé pour les producteurs-exportateurs marocains», explique Mohammed Alamouri, président de l’IPBM.

Cela constitue, selon la Fédération interprofessionnelle marocaine des fruits rouges, un risque de pénurie de main-d’œuvre dans les principaux bassins de production de fruits rouges au Maroc, surtout que la campagne de cueillette au Sud de l’Espagne connaît un démarrage précoce et une hausse en termes de bénéficiaires avec 1.000 saisonnières marocaine de plus.

«Le Maroc est un vivier de main-d’œuvre, mais les opérations de recrutement ne doivent pas se faire massivement dans les zones de production de fruits rouges où les professionnels ont relevé, depuis près de 30 années, le niveau de qualification et de formation des ressources humaines, notamment dans les régions du Gharb, du Loukkos et du Souss. C’est pourquoi il faut aussi se tourner vers des bassins non traditionnels de main-d’œuvre et opter pour un recrutement «équitable», géographiquement parlant, dans l’ensemble des régions marocaines», ajoute Mohammed Alamouri.

Cependant, ce qui inquiète le plus la profession, c'est la déstabilisation de l’investissement dans le secteur des fruits rouges au Maroc puisque plusieurs firmes internationales ont délocalisé leurs activités au Maroc et investi dans plusieurs unités industrielles de conditionnement et de surgélation, avec l'installation de structures d’encadrement pour l’exportation de fruits rouges, notamment les petits fruits tels que la fraise, mais aussi la myrtille, la framboise, la mûre et la baie de Goji.

Par conséquent, la fédération compte saisir le ministère du Travail et de l’insertion professionnelle au sujet de ce déséquilibre économique qui menace leur secteur, la pénurie de main-d’œuvre planant au-dessus des principaux bassins de production. Aujourd’hui, la filière en est à sa troisième décennie de développement, depuis ses débuts dans les périmètres du Loukkos et du Gharb puis son développement dans les régions du Souss et de l’Oriental.

Actuellement, près de 20% des fraises marocaines sont exportées en frais de novembre à mars, tandis que 55% sont surgelées d’avril à juillet. 25% sont réservées au marché national. Concernant le taux d’exportation, il est actuellement à plus de 75% pour les petits fruits rouges, de 95% pour les myrtilles et de 90% pour les framboises. La principale destination des exportations des fruits rouges est l’Union européenne, de par sa proximité avec le Maroc, qui est le 12e exportateur de fruits rouges au niveau mondial.

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