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Le programme porte sur une première enveloppe de 400.000 dollars sur deux ans, destinée à accompagner les startups au «Climate Finance Readiness». 

La Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale, et le Cluster solaire, filiale de l’Agence marocaine de l’énergie durable (Masen), ont procédé, vendredi dernier à Rabat, au lancement officiel d’un programme conjoint dénommé Morocco Climate Entrepreneurship (MCE). Le lancement a été concrétisé par la signature d’une convention de partenariat entre Obaid Amrane, secrétaire permanent du Cluster solaire, et Alejandro Alvarez de la Campa, responsable Finance, compétitivité et innovation de la SFI au Moyen-Orient et en Afrique. «Grâce au partenariat avec la SFI, nous pourrons renforcer les synergies, stimuler l'innovation, développer davantage les capacités locales et faciliter l'accès au financement en faveur du développement des technologies propres au Maroc, et ce, afin de contribuer à l’atteinte des objectifs de la stratégie énergétique nationale», a déclaré le premier cité. Le second, lui, fait remarquer que «Soutenir le Cluster solaire et ses partenaires permettra aux jeunes entrepreneurs et startups d’acquérir les compétences et d’obtenir les financements dont ils ont besoin pour se développer, créer des emplois et contribuer aux objectifs de croissance et de lutte contre le changement climatique au Maroc».

Une première enveloppe de 400.000 dollars
En effet, l’objectif du MCE, qui porte sur une première enveloppe de 400.000 dollars (environ 4 MDH) sur deux ans, est d’accompagner les startups au «Climate Finance Readiness». C'est-à-dire de préparer les jeunes pousses marocaines actives dans l’écosystème des énergies propres au financement climatique, dont certains fonds transitent par la SFI. Il s'agira notamment d'apprendre aux startups à planifier, à accéder à un financement pour le climat, mais aussi à surveiller leurs dépenses et à en rendre compte. Une fois que ce process sera solidement installé, les startups seront armées pour concevoir et commercialiser des solutions mobilisant les énergies propres, à travers le renforcement de leurs capacités et compétences. Cela leur facilitera la levée de fonds et leur permettra de s’inscrire dans un cercle vertueux de création de richesses. Ce faisant, le MCE permettra aussi, par ricochet, de renforcer les capacités du Cluster solaire et de tout l’écosystème des énergies propres au Maroc en soutenant et développant des entreprises green. Sans oublier ses autres contributions bénéfiques au développement d’un marché des technologies en faveur du climat au Maroc, à la création d’emplois et à la réduction des risques climatiques. En attendant, signalons que cette initiative est bienvenue au Maroc, où le financement des startups demeure l’un des plus faibles du continent. En effet, selon l’étude publiée l’année dernière par le fonds d’investissement Partech Venture, sur 367 millions de dollars d’investissements captés par les startups africaines en 2016, quelque 109 millions de dollars sont allés au Nigeria qui a mené la course, contre… 980.000 dollars pour le Maroc, qui faisait son entrée dans ce classement.

«Climate Finance Readiness»: l’État également concerné
Autant dire que le royaume a encore beaucoup de chemin à parcourir pour soutenir les cleantechs, qui sont les entreprises de l’avenir. Et dans ce cadre, l’État a un important rôle à jouer en matière de «Climate Finance Readiness». En effet, l’accès direct aux fonds du Fonds Vert climat, principale ressource financière créée par la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) pour aider les pays à réduire le carbone et à se protéger contre les effets du changement climatique, requiert de remplir certaines conditions. Cet accès nécessite en effet une certaine capacité de la part des gouvernements et des autres acteurs concernés. Ces derniers doivent notamment disposer de mécanismes nationaux permettant d’accéder, d’allouer, de débourser des fonds et d'élaborer des rapports sur les financements climat. Ces mécanismes doivent non seulement être compatibles avec les exigences du Fonds vert pour le climat, mais également avec les procédures et systèmes de planification, de budgétisation, de programmation et de suivi du pays. En outre, les mécanismes institutionnels des pays liés au Fonds vert devront être compatibles avec leurs systèmes de planification et de budgétisation actuels et futurs et pleinement intégrés aux plans, politiques et priorités de développement durable des pays. En d’autres termes, les pays en développement doivent «se préparer» au financement du Fonds de coopération mondiale. 

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