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Économie

L’Agence marocaine pour le développement de la logistique ne chôme pas. Les chantiers touchent à tous les axes de la stratégie logistique nationale.

L’Agence marocaine pour le développement de la logistique (AMDL) est engagée sur plusieurs fronts. Son directeur général, Mohammed Yousfi, l’a fait savoir, la semaine dernière à Casablanca, lors d’une conférence organisée avec l’Observatoire marocain de la compétitivité logistique (OMCL).  «Les chantiers ouverts par l’agence touchent à tous les axes de la stratégie logistique nationale (SNL), notamment la gouvernance, le développement des zones logistiques, l’optimisation des flux de marchandises, le développement d’acteurs logistiques performants et le développement des compétences à travers la formation», a déclaré Yousfi.

Zones logistiques : encore un gap énorme !
Dans le domaine du développement des zones logistiques, par exemple, on constate que l’AMDL a encore un très, très grand challenge à relever. En effet, l’agence est encore loin de l’objectif qui lui a été assigné. À 12 ans de l’échéance,  245 hectares (ha)  seulement sont  aménagés sur un total de 3.298 ha prévu par le schéma directeur national des zones logistiques à l’horizon 2030. Parmi les premières capacités logistiques mises en place, il y a celles développées dans la région de Casablanca-Settat qui se taille la part du lion avec 70 ha. Elle est suivie de Rabat-Salé-Kenitra (50 ha),  de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (30 ha)  et Souss-Massa (30 ha),  de l’Oriental (20 ha) et Fès-Meknes (20 ha) et  de Béni-Mellal –Khénifra (15 ha).  À Casablanca –Settat, il y a par exemple les zones de Zenata sur 28 ha développée par la SNTL (Société nationale de transport et logistique) et de Mita développée par l’ONCF sur 12 ha. Tandis qu’à Tanger, la zone la plus en vue est celle de Medhub développée par Tanger Automotive City sur 30 ha. Ces zones n’en sont qu’à leur première phase d’exploitation. C’est à dire que seules 30 à 40% de leur surface globale est actuellement mise en exploitation. Ce qui laisse donc voir qu’il y a encore un énorme travail qui reste à faire ! En attendant, on peut signaler que le développement de ces zones logistiques est principalement porté par des aménageurs publics. En effet, la ventilation de la surface aménagée par typologie de développeurs, depuis 2010, fait ressortir que 74% de ces zones sont construites par le public et seulement 26% par le privé. En terme d’évolution, la surface de ces zones a été multipliée par 6,8 entre 2010 et 2015 ; là aussi la   palme revient à Casablanca –Settat. Mais, comme nous l’avons déjà mentionné, le potentiel est encore énorme. Et l’AMDL mise sur l’arrivée massive d’opérateurs internationaux pour développer plus vite ce créneau très capitalistique.

Tout miser sur l’externalisation
En matière d’optimisation des flux de marchandises, l’AMDL met les bouchées doubles. Selon son directeur général, «les contrats d’application des plans d’action sectoriels pour améliorer les chaînes logistiques des principaux flux de marchandises dans les domaines de l’import/export et des matériaux de construction sont déjà tous signés. Reste ceux liés aux flux énergétiques et agricoles notamment pour la distribution interne dont les documents sont en cours de finalisation». En effet, une feuille de route globale, impliquant l’ensemble de la communauté logistique import-export a été définie avec un déploiement largement engagé pour parachever l’extension du guichet unique Portnet aux différents acteurs; réaliser une zone dédiée export au port TangerMed ; améliorer le système de traçabilité des marchandises notamment pour les conteneurs et les matières dangereuses; harmoniser les horaires de travail au niveau des ports marocains à travers le passage en mode 3 shifts (24h/24h) et mettre en place l’observatoire de la compétitivité de la logistique. Ces différents chantiers étant largement entamés, l’AMDL s’attaque maintenant à la distribution interne qui porte sur quatre principaux projets à promouvoir auprès des villes. À savoir, l’aménagement de trucks centers et d’espaces de logistique urbaine; l’aménagement d’aires de livraison et la mise en place de nouveaux schémas organisationnels du transport de marchandises en ville et du contrôle et la régulation du stockage urbain. Pour exécuter ces différents chantiers, l’Agence compte nouer des partenariats avec les principales villes, en leur apportant un appui technique et une contribution au financement. Elle aimerait sur ce plan commencer par Casablanca où le schéma organisationnel du transport des marchandises est déjà en cours de mise en œuvre. Pour relever ce grand challenge avec les villes, Yousfi et son équipe comptent sur l’important potentiel qu’il y a encore en matière d’externalisation des activités logistiques. En effet, le chiffre d’affaires du marché de prestations des activités de transport au Maroc présente un taux d’externalisation de 73%. Toutefois, le chiffre d’affaires du marché de prestation des activités d’entreposage au Maroc présente un faible taux d’externalisation de 14%. Le Maroc présente donc une importante marge d’évolution en ce qui concerne le marché de l’externalisation des activités relatives à l’entreposage. Dans ses ambitions, l’AMDL aimerait porter ce marché à 925 MDH en 2025 et puis à 2.160 MDH à l’horizon 2035, contre 432 MDH en 2015. Et pour se donner toutes les chances de réussite l’AMDL mène actuellement une étude, par le biais de l’OMDL et avec l’appui de la Banque mondiale, pour identifier tous les entrepôts existant au Maroc. 

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