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Le projet qui sera déposé aujourd’hui au Parlement met en avant les exigences liées au nouveau modèle de développement. Un nouveau cadre de gestion des investissements publics sera instauré.

Le PLF 2019 «s’inscrit dans la dynamique globale de renforcement de la transparence budgétaire et d’amélioration de l’information budgétaire destinée au Parlement», indique le projet du budget qui était à l’ordre du jour du Conseil du gouvernement tenu hier. En attendant le grand oral du ministre de l’Économie et des finances prévu mardi prochain au Parlement, l’un des principaux objectifs recherchés est de «définir les priorités budgétaires du gouvernement pour l’année à venir et pour les deux années suivantes et de préciser la stratégie des finances publiques ainsi que de permettre au Parlement de préparer l’examen de la Loi des finances de l’année 2019». Outre les mesures pluriannuelles de pilotage du cadrage budgétaire, le PLF 2019 s’articule autour de la réalisation d’un taux de croissance de 3,2% et ramener le déficit à 3% du PIB, de même que l’hypothèse retenue pour la production céréalière est de l’ordre de 70 millions de quintaux. Pour le cours moyen du pétrole, le gouvernement s’attend à ce que le cours moyen du pétrole tourne autour de 68 dollars le baril alors que le cours moyen du gaz butane devra atteindre 544 dollars la tonne. «La croissance de la valeur ajoutée des activités non agricoles devra poursuivre son accélération amorcée à partir de 2015 et devra réaliser un taux de croissance de 3,7% en 2019», indique le PLF 2019.

Concernant la contribution de la consommation des ménages, le projet indique qu’elle devra se maintenir à 2,2 points alors que les exportations des biens et services devraient légèrement baisser en 2019 «tout en restant vigoureuses», insiste le département des Finances. Les données montrent en effet que les exportations passent de 8,2% en 2018 à 8,5% en 2019. Le reste de la croissance du PIB sera porté par la croissance de l’investissement qui devrait contribuer avec 1,2 point en 2019», indique le projet. Le total des dépenses du budget général, hors dette publique s’élève quant à lui à 281,7 MMDH.

La refonte du modèle de développement
La nécessité de reconsidérer l’ordre des priorités économiques et sociales au double niveau central et territorial ainsi que l’obligation d’une restructuration complète des programmes forment la grande urgence du PLF 2019. «Le budget se focalise essentiellement sur la priorisation des secteurs sociaux, notamment l’enseignement, la santé, l’emploi, le dialogue social et la protection sociale», souligne l’argumentaire du gouvernement. Concernant les stratégies sectorielles, l’élargissement du champ des plans sectoriels est à l’ordre du jour. Le PLF 2019 prévoit «l’achèvement de l’élaboration du plan national de l’eau et la réduction de la dépendance énergétique» et surtout la mise en place «d’une nouvelle approche de gestion des projets d’investissements publics qui sera instaurée». Le gouvernement entend en effet durant le prochain exercice budgétaire améliorer la procédure de sélection des projets d’investissements sur la base de la généralisation des études d’évaluation sociale et économique, notamment l’impact sur l’emploi, la réduction des disparités et l’amélioration des conditions de vie. Pour alléger les charges de l’État, le PLF 2019 prévoit un nouveau mécanisme de financements des projets d’investissement programmés dans le cadre du budget général qui est basé sur le partenariat institutionnel.


Renforcement des stratégies sectorielles

En plus de l’accroissement de la visibilité des choix stratégiques, c’est la cohérence entre les stratégies sectorielles qui est prioritaire. Le PLF cite en effet «le renforcement du lien entre les stratégies sectorielles et le budget annuel», mais aussi «une meilleure visibilité aux gestionnaires pour gérer leur programme et le suivi de la performance des politiques publiques». Limiter la multiplication des documents budgétaires est aussi attendu, comme impact direct de la programmation triennale du budget. Tous les départements ministériels doivent présenter leurs projets de programmation triennale 2019-2021 lors des commissions de performance et de programmation pluriannuelle qui ont été tenues entre les mois d’avril et de mai 2018, comme l’indique le PLF.

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