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Économie

C’est la propagation de la cochenille du cactus à d’autres plantations qui ravive les craintes des producteurs alors que l’activité de l’unité de conditionnement est pénalisée malgré les conditions climatiques favorables de production.

L’arrivée de la cochenille dans les champs de cactus, à Aït Baamrane, a fait passer le statut de ce ravageur de simple menace à celui d’une réalité qui pèse désormais sur toute la filière au niveau de la région de Sidi Ifni et malgré les différentes mesures prises depuis la détection, il y a plus de 15 jours, de la cochenille de cactus dans la première zone de production, qui assure les deux tiers de la production du royaume, les producteurs de ce fruit commercialisé sous l'Indication géographique protégée (IGP) «Sobbar Aït Baâmrane», mettent en garde contre les conséquences de cette situation sur la production globale car c’est la propagation de la cochenille du cactus à d’autres plantations qui ravive leurs craintes surtout après le lancement, ce mercredi, de la 5e édition du Festival du cactus à Sidi Ifni.

4,5 ha touchés par la cochenille
Malgré la maîtrise actuelle de la cochenille, sa dissémination est passée d’un périmètre de 100 m2 à 4,5 hectares après la prospection et l’examen des champs dans la plantation déjà contaminée (voir leseco.ma) à la localité rurale de Sbouya. Aujourd’hui, la zone dans laquelle a été détectée la cochenille de Cactus a été déclarée «zone infectée» en vertu de l’Arrêté du ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts n°1907-17 du 28 juillet 2017 édictant des mesures de prévention et de lutte contre la cochenille du cactus alors que des mesures phytosanitaires ont été déjà prises par les services concernés, en l’occurrence la Direction provinciale de l’agriculture de Sidi Ifni, l’ONSSA et l’ONCA à travers l’arrachage et la destruction des cactus via son traitement et son enfouissement.

La propagation par les apiculteurs ou nomades ?
Parallèlement, les services concernés ont également procédé à la destruction et l’incinération de 26 ruchers puisque la cochenille aurait atteint la commune de Sbouya par un apiculteur de la place tandis que des visites de prospection ont été effectuées aux apiculteurs de ladite zone pour contrôler leurs ruchers et les sensibiliser aux risques de ce ravageur. Toujours est-il que le propriétaire des ruchers incinérés affirme qu’ils n’ont pas été déplacés depuis deux années alors que la plantation envahie par la cochenille fait l’objet d’un conflit parcellaire devant les tribunaux. Et à l’heure actuelle, c’est l’hypothèse des nomades qui est avancée par d’autres producteurs du cactus. Sur le plan des prix, la détection de la cochenille n’a aucune incidence sur le prix puisqu’elle n’a aucun impact sur la santé humaine.

Aucune incidence sur les prix
Preuve à l’appui, la caisse a été vendue, durant le début de la campagne, au marché national, à hauteur de 200 DH alors qu’elle est actuellement cédée à 100 DH contre 150 DH en début de semaine par les producteurs. Ces derniers, qui sont au nombre 2.800 opérateurs craignent d’autres incidences. Contrairement à l’année dernière où la hausse du thermomètre a impacté la production, les facteurs climatiques sont favorables avec des températures modérées qui n’amplifient pas la maturité des figues de barbarie surtout avec l’abondance des précipitions.

L’unité de conditionnement pénalisée
Cela étant, c’est la pérennisation de l’activité de l’unité de conditionnement de la figue de barbarie, inaugurée en juillet 2013, dans le cadre du Pilier II du Plan Maroc Vert qui se trouve pénalisée une fois de plus après sa location l’année dernière par la société Cactus Aït Baâmrane dans une période assez sensible puisqu’elle en a pris la gestion fin juin alors que la campagne de production était déjà entamée, ce qui a retardé la mise en service de l’unité. Et aujourd’hui, plusieurs réunions ont été tenues avec les professionnels pour l’approvisionner conformément aux normes d’export mais malgré les conditions favorables de cette récolte (calibre, goût et prix), une grande partie des producteurs refusent d’approvisionner l’unité à cause des termes du contrat, ce qui a poussé l’entreprise à louer des superficies plantées dans la commune de Sbouya pour les variétés Aissa et Moussa.

La méthode de cueillette toujours traditionnelle
Là encore, la modernisation de la méthode de la récolte constitue un handicap puisque la main-d’oeuvre n’est pas encore initiée à la cueillette à travers les couteaux, gants en plastique ou ciseaux afin de prolonger la durée de vie de ce fruit et préserver sa qualité en post récolte, notamment en termes de stockage et de commercialisation. Pour rappel, les mauvaises manières pratiquées consistent essentiellement en l’utilisation d’un morceau de tissu ou de carton ou encore d'un bâton, le plus souvent un roseau de 3 à 4 mètres de long pour les fruits hors de portée de main. Résultat : dans la province de Sidi Ifni, la perte de ce fruit après la récolte est estimée à 60%. Elle est essentiellement due aux pourritures qui se produisent lors de la cueillette à l’endroit de la soudure de la figue de barbarie avec la raquette. En outre, après trois ans de mise en service, l’unité de conditionnement et de valorisation gérée par un groupement d'intérêt économique (GIE) a cessé son activité durant deux années. S'étendant sur une superficie couverte de 2.400 m², l’unité peut conditionner jusqu’à 4.000 tonnes par an grâce à ses 4 lignes de production avec une capacité de stockage de 50 tonnes. Toutefois, l’objectif escompté n’a pas été atteint, à savoir une capacité de commercialisation oscillant entre 4.800 et 17.000 tonnes de fruits frais destinés à 80% au marché national et à 20% à l'export. Les quantités acheminées par l’unité n’ont pas dépassé 150 tonnes durant l’année de référence, soit 2013.

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