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Économie

Proparco, la filiale du groupe Agence française de développement (AFD) dédiée au secteur privé, diversifie son portefeuille et se prépare pour lancer un fonds consacré au financement des startups au Maroc.

Cette discrète banque de développement multiplie les opérations de taille au Maroc. Il y a quelques semaines, la banque de développement française prenait des participations dans l’OMD, groupe actif dans le domaine de la santé. En 2017, Proparco avait investi 350 MDH aux côtés de la SFI, dans la première émission de Green Bonds de la Banque centrale populaire, son client historique au Maroc. La même année, Proparco misait 100 MDH dans le capital de l’entreprise de BTP,  TGCC du groupe Bouzoubaâ. Ces opérations donnent le ton sur les ambitions de cette institution financière adossée au groupe AFD. «La stratégie globale est d’aller plus vers des prises de participation. Au Maroc, les prises de participation encore plus qu’ailleurs dans le monde ont été prisées plus que des opérations de prêts. Notre ambition est de dépasser 25% de prise de parti sur l’ensemble de nos opérations», affirme Yazid Safir, directeur Afrique du Nord de Proparco. Ces 10 dernières années, Proparco a engagé 217 millions d’euros au Maroc sous différentes formes d’intervention.

En plus des champs d’intervention classiques (voir infographie), Proparco prépare le lancement d’un fonds d’investissement pour les startups. «Il est important pour nous de poursuivre les efforts engagés, il y a deux ans, dans l’innovation et le financement des startups», précise Safir. Et d’ajouter : «Dans ce segment, le développement de ces activités ne peut pas passer par la dette mais par la prise de participation, c’est de cette manière que nous développerons l’écosystème des startups, c’est un de nos secteurs prioritaires identifiés au cours des prochaines années».

Rappelons que Proparco est un outil de financement de l’AFD et de la France destiné au secteur privé. «En cohérence avec les orientations stratégiques de l’AFD et les priorités de la politique française de coopération, l’objectif de Proparco est de favoriser l’émergence d’un secteur privé dynamique, innovant et responsable dans les pays en développement et émergents», explique la banque de développement. Pour Proparco, «le secteur privé participe à la construction d’une croissance économique durable, à la création d’emplois, à la fourniture de biens et services essentiels et plus largement à la réduction de la pauvreté et de la lutte contre le changement climatique».


Les conditions de financement de Proparco

• Cibles : Proparco appuie le développement sur les secteurs clés du développement (infrastructure, agriculture, industrie, finance, services sociaux…);
• Additionnalité : Proparco intervient en complément de l’offre des banques commerciales locales et internationales en évitant toute perturbation sur le marché financier concurrentiel;
• Effet d’entraînement : Les financements de Proparco ont vocation à démontrer la viabilité économique et financière des acteurs du secteur privé au sud;
• Fiabilité du client : Toute décision de financement repose sur un examen approfondi des différents facteurs de risques;
• Rentabilité du projet : La viabilité économique des sociétés et des projets constitue un critère important de sélectivité;
• Effets sur le développement : La contribution des sociétés qu’elle finance sur le développement local est au cœur de la démarche d’investissement de Proparco.


Yazid Safir
Directeur Afrique du Nord- PROPARCO

Les Inspirations ÉCO: PROPARCO annonce une prise de participation dans le capital d’Oncologie & Diagnostic du Maroc. Faut-il s’attendre à de nouvelles opérations dans la santé et l’éducation?
Yazid Safir: Nous sommes en phase d’identification des investissements. Globalement, notre ambition est d’avoir des prises de participation dans les domaines de l’économie à fort impact sur le développement et l’accès aux services essentiels, c'est-à-dire la santé et l’éducation, l’agro-industrie et les énergies renouvelables.

Quelles sont les difficultés que rencontre une banque du développement comme PROPARCO au Maroc?
Les difficultés sont surtout liées à la présence d’opportunités, c'est-à-dire à l’ouverture. Tous les entrepreneurs ne sont pas prêts -pour le moment- à ouvrir leur capital à des banques de développement. Mais nous sommes persuadés que de plus en plus d’entrepreneurs marocains vont ouvrir leur capital à des banquiers de développement. C’était le cas, récemment, de TGCC

Entre la SFI de la Banque mondiale, la BEI européenne ou KfW allemande... comment parvenez-vous à une complémentarité entre vous, banques de développement?
Heureusement ou malheureusement, le marché a encore énormément de besoins en termes de financement dans nos pays d’intervention, et le Maroc ne fait pas exception. Avec ces institutions, nous travaillons en synergie; ce sont plus des partenaires que des concurrents. 

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