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Économie

L'approche de l'expiration du protocole en vigueur inquiète la filière espagnole. Celle-ci a laissé entendre que d'importants points techniques et financiers retardent l'avancement des négociations maroco-européennes.

Les bateaux espagnols devront mettre le cap  sur leur port d'attache. Cette perspective ne rassure guère la filière du voisin ibérique. Les négociations portant sur le renouvellement du protocole de pêche, qui arrivent à terme le 14 juillet, piétinent.  Selon des représentants de la filière andalouse, l’obtention d’un nouvel accord avant l'expiration de l'actuel relève de l'impossible.

Ces  négociations  annoncées comme «sereines»  sont finalement «tendues».  Un troisième round est prévu le 25 juin à Bruxelles a annoncé la filière espagnole. Finalement, les craintes des armateurs espagnols se sont confirmées : les embarcations devront quitter d’ici peu les pêcheries marocaines et aucune date de retour n’a été donnée. Les professionnels espagnols auraient sollicité une prorogation pour continuer à pêcher en attendant la ratification du protocole, ou du moins des avancées substantielles dans les négociations, mais leur requête n'a pas été satisfaite. Les négociations semblent buter sur des thèmes techniques. Toutefois, le grand point de discorde reste la contrepartie financière.  À en croire les professionnels espagnols, Rabat aurait exigé le double de l'enveloppe budgétaire de l'actuel pacte, fixé à 40 millions d'euros. La filière ibérique a estimé que cette requête est «hors de portée». Rappelons que les armateurs européens versent 10 millions d'euros sous forme de droits de licences et le reste est financé par la Commission européenne. Outre cette question, l'obligation de débarquement d'une partie des captures dans les ports marocains divise les négociateurs. La filière espagnole bataille pour que cette clause, imposée par le Maroc, soit retirée ou du moins, assouplie. Elle évoque à cet égard «l'inadaptation de l'infrastructure portuaire marocaine» et le manque de sécurité. Et le secteur espagnol n'est pas au bout de ses peines.

Sur un autre plan, la dernière manœuvre du Polisario auprès des juridictions européennes, a fait des vagues auprès des armateurs ibériques. De fait, les séparatistes ont repris le chemin de la justice européenne où ils ont déposé un recours en annulation contre le mandat de négociation délivré par le Conseil des ministres européens de la pêche le 16 avril dernier. Les amendements ratifiés par la CE permettant l'intégration des produits de mer originaires du Sahara ont poussé les séparatistes à entreprendre cette action judiciaire désespérée. Or, ceux-ci oublient que cette même instance avait déclaré, le 21 décembre 2016, que le Polisario n'est pas en mesure de représenter les Sahraouis et avait rejeté son recours pour «défaut de qualité pour agir». Une chose est claire le protocole ne passera pas comme une lettre à la poste comme le laissait entendre et surtout le souhaitait, la filière espagnole. Rappelons que le protocole concède 126 licences de pêche aux embarcations européennes, lesquelles emploient un équipage de 1.500 marins dont 500 Marocains.   

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