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Othman El Ferdaous, Secrétaire d’Etat en charge de l’Investissement, éclaircit la méthodologie suivie pour mesurer les indicateurs d’emplois avancés par le ministre de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy, lors de la conférence tenue le jeudi 22 mars à Rabat. Les détails.

Dans le cadre du débat qu’ont suscité les statistiques liées aux créations d’emplois et afin d’éclairer l’opinion publique de la façon dont ces chiffres ont été mesurés, Othman El Ferdaous, Secrétaire d’Etat en charge de l’Investissement, explique la méthodologie qui a permis de mesurer les indicateurs relevés en les restituant dans le cadre du Projet d’accélération industrielle (PAI 2014-2020).

Dans sa démarche, El Ferdaous a précisé que dès la conception du PAI 2014-2020, l’objectif de création de 500 000 emplois s’entendait «brute»  et non pas «nette». «La raison en est que fixer des KPI (indicateurs clés de performance) en termes d’impact indirect ou direct au niveau des destructions d’emplois n’aurait pas beaucoup de sens pour une politique publique qui cherche à dynamiser les créations d’emplois ; à fortiori dans des périmètres qui se trouvent en dehors du périmètre d’enquête du ministère (Artisanat ou l’informel…) : dans des périmètres géographiques qui sont moins concernés, le monde rural en l’occurrence», explique-t-il. De ce fait, cette enquête, dite MICEN, exclut les industries manufacturières informelles, les industries de transformation (électricité, eau, énergie, mines) et l’artisanat.

Aussi, El Ferdaous s’est arrêté sur la pertinence qui doit conditionner toute démarche. «Dans le privé comme dans le public, on ne peut améliorer que ce que l’on sait mesurer. C’est pourquoi le ministère s’est fixé des objectifs en termes de création brute d’emplois», a-t-il précisé. C’est alors que les chiffres avancés mettaient en exergue le volume des créations «nettes» d’emplois pour éviter toute éventuelle confusion.

Comme souligné durant la conférence du jeudi 22 mars par le ministre de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy, l’enquête a pris en compte une liste «exhaustive» de toutes les entreprises inscrites et dont le nombre s’élève à 7600.

L'accélération industrielle

Les données à fin 2017 font ressortir une accélération des créations d’emplois avec un rythme annuel moyen de plus de 25 000 emplois. Dans ce sens, les résultats du secteur automobile sont des plus prégnants. En termes d’exportations manufacturières, l’automobile est le premier exportateur depuis quatre ans. Dans la langue des chiffres, il y a eu 12 MMD qui sont restés localisés sur le territoire marocain, 30 MMD en 2016, et un peu plus de 40 MMD en 2017 avec respectivement un taux d’intégration de 30% (2014), 50% (2016) et 55% (2017).

 

Par ailleurs, l’enveloppe globale du Fonds de développement industriel (FDI) jusqu’à 2020 se monte à 20 MMD. En d’autres termes, il correspond à quatre fois la totalité de l’enveloppe du FDII (20 MMD) depuis 2014. Cette valeur ajoutée a impacté positivement le marché de l’emploi en se traduisant par une nette accélération des créations d’emplois en 2016 avec 32 962 emplois, puis en 2017 où sont comptabilisés - selon les sources de la CNSS - quelque 46 036 par rapport à l’année 2015 qui a enregistré 3738 emplois !

 

Cette montée effective des créations d’emplois trouve raison dans plusieurs facteurs dont la temporalité de l’investissement industriel est le plus saillant. Selon El Ferdaous, cette dynamique va se poursuivre pour des raisons objectives dont le retour du cycle ascendant dans la zone Euro qui laisse penser que la demande adressée par l’Europe au Maroc continuera son dynamisme». Aussi trouve-t-on, entre autres facteurs, les progrès des parts du marché du Maroc en Europe ces dernières années, en ce sens que le Maroc dépasse des pays comme Israël, l’Ukraine, la Tunisie, l’Egypte ou encore les Emirats arabes unis (Courbe rouge ci-dessous).

 

 

 

Quid de la stratégie industrielle

El Ferdaous rappelle dans sa présentation qu’il y a désormais trois canaux de transmission des valeurs. Le premier est traditionnel et provient de France. Ce dernier est passé à travers l’Espagne et concerne le Maroc avec l’usine Renault Tanger. 

Le deuxième canal de transmission provient cette fois-ci de Chine. «Après que le parti communiste a décidé de piloter à la hausse le salaire minimum, la Convention des investisseurs chinois a considéré le Maroc», explique El Ferdaous.

Enfin, le troisième canal de transmission est en provenance d’Allemagne. Ce dernier passe par les chaines des valeurs qui ont été délocalisées dans les pays de l’Europe de l’Est puis vers le Maroc. «Certains pays de l’Europe de l’Est perdront jusqu’à 10% de leur population avant 2050, ce qui augure des tensions sur le marché du travail et les salaires. Ce constat orientera lesdits pays vers la base compétitive offerte par le Maroc», ajoute le Secrétaire d’Etat en charge de l’Investissement.

La formule adoptée

Dans sa présentation, El Ferdaous s’est arrêté sur la confusion entre «Cluster» et «Ecosystème», deux notions recouvrant des réalités différentes. Et de préciser : «Dans la notion « écosystème », l’Etat a un siège à la table et participe à l’animation dudit écosystème». Comment ? Le véritable avantage coopératif du Maroc par rapport à ses compétiteurs réside dans la sophistication et la qualité du partenariat public-privé. Dans ce sens, le ministère de l’Industrie apporte un soutien aux têtes des écosystèmes ainsi qu’un soutien différencié à leurs fournisseurs dans le cadre des écosystèmes. De leurs côtés, les constructeurs automobiles s’engagent aussi bien sur un taux d’intégration local contractuel que sur un contrat de sourcing auprès de leurs fournisseurs ; mais également auprès du tissu industriel marocain. Vient ensuite la signature du Maroc et du ministère avec les Fédérations professionnelles respectives de chaque écosystème d’un contrat de performance qui fixe des objectifs en termes de formation et de création d’emplois.

 

Par ailleurs, en plus du secteur automobile, il y a 49 systèmes sectoriels lancés pour couvrir 14 secteurs industriels. Ce qui laisse pulluler une masse importante de contrats et de transactions. A ce titre, il est à prévoir quelque 447 896 contrats de performance à fin mars 2018.  

Il y a lieu de rappeler que la base de l’enquête MICEN été rapprochée de celles de la CNSS, la DGI et l’Office des changes en vue de présenter des chiffres fiables, reflétant les concrétisations de la Stratégie du PAI 2014-2020 lequel, rappelons-le, a été réalisé à 58% avant les termes.

 

 

 

 

 

 

 

 

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