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Économie

Le Groupe ISCAE a organisé, le 22 février à Casablanca, en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD), le Forum euro-méditerranéen des instituts de sciences économiques (FEMISE) et la Confédération générale marocaine des entreprises du Maroc (CGEM), une journée d’étude placée sous le thème «Intégration des PME exportatrices marocaines aux chaînes de valeur mondiales : contraintes et opportunités».

Cette journée a rassemblé des chercheurs, chefs d’entreprise, acteurs de la vie économique, professeurs et étudiants autour de deux objectifs, notamment établir un état des lieux sur les obstacles à l’intégration des PME exportatrices marocaines aux chaînes de valeur mondiale, et dégager un ensemble de mesures de politiques publiques à même de favoriser l’intégration de ces PME à l’international.

L’élément phare de cette journée est la présentation des résultats d’une étude réalisée par la BAD, le FEMISE et le Groupe ISCAE et qui porte sur l’identification des obstacles à l’amélioration de l’environnement des affaires et à l’intégration dans les chaînes de valeurs mondiales des PME marocaines exportatrices.

L’apport de cette étude, selon ses coordinateurs, est de pouvoir dégager, en matière de politique économique, un ensemble de mesures qui permettraient aux entreprises, plus spécifiquement, de moyenne et de petite tailles d’être plus efficaces dans leur façon d’opérer et dans leur capacité à être mieux intégrées à l’international.

Selon les coordinateurs de l’étude, les obstacles à l’intégration des PME marocaines aux chaînes de valeur mondiales sont protéiformes et très divers. Du côté des importations, les principales contraintes sont la lourdeur des procédures douanières, le coût et l’obtention d’une couverture contre le risque de change et l’obtention d’un financement. Du côté des exportations, il faut souligner la capacité à pénétrer les marchés, l’obtention d’un financement, les coûts de transport, la lourdeur des procédures douanières, le coût de la couverture contre le risque de change, la faiblesse de la R&D, la difficulté d’adapter les produits aux normes imposées sur les marchés étrangers et la difficulté à embaucher de la main-d’œuvre.

Par ailleurs, dans leurs relations avec les donneurs d’ordre, les PME marocaines font face à 5 grandes difficultés : le manque de service logistique efficace, le manque de compétitivité des produits, la difficulté à satisfaire les exigences des donneurs d’ordre, la difficulté à mettre le produit ou le processus de production aux normes et standards imposés et le manque de main-d’œuvre qualifiée.

Pour une meilleure intégration aux chaînes de valeur mondiales, les PME exportatrices marocaines ont besoin d’un support pour la mise en contact avec les entreprises étrangères, de crédits bancaires, et d’un support pour la mise en conformité des produits et/ou des processus de production aux normes et standards imposés.

 


3 questions à la Directrice générale de l’ISCAE

 

Leseco.ma : Quel est l’objectif de cette journée d’étude ?

Nada Biaz : Notre établissement étant un espace d’échange, de réflexion, de débat et de cocréation de la connaissance, a l’honneur d’abriter aujourd’hui cette journée d’étude sur un thème très important. L’objectif est de présenter les résultats d’une étude réalisée en collaboration avec plusieurs parties prenantes de l’écosystème économique. Suite à cette présentation, les chercheurs, chefs d’entreprise, professeurs et étudiants pourront établir un état des lieux des obstacles que pourront rencontrer les PME exportatrices marocaines pour leur intégration aux chaînes de valeurs mondiales. Il s’agit, enfin, de dégager un ensemble de mesures de politiques publiques pour favoriser cette intégration.

Quelle est la valeur ajoutée de l’intégration des PME exportatrices marocaines aux chaînes de valeur mondiales ?

Les PME marocaines pourront exporter, valoriser et faire rayonner le produit marocain à l’international, équilibrer un peu le flux d’échange entre l’import et l’export, et mettre en valeur leur compétitivité et leurs particularités. C’est également un moyen de développement de la PME marocaine, surtout que tous les discours actuels concourent vers le développement de l’entrepreneuriat et de la culture de PME. Enfin, il s’agit pour les PME de jouer un rôle essentiel dans le développement économique des pays, essentiellement des pays africains.

Les recommandations issues de cette journée d’étude seront-elles partagées avec les décideurs politiques et économiques marocains ?

Le rôle d’un établissement d’enseignement supérieur et de servir de creuset d’idées et d’opinions, de constituer un lieu d’échange et de débat, et de mettre la focale sur des problématiques d’actualités pour confronter les points de vue des différentes parties prenantes : les opérateurs économiques, les chercheurs, les étudiants, les observateurs internationaux et les décideurs politiques. Au cours de cette journée d’étude, nous avons veillé à ce que les panels soient variés et comportent des personnes de ces différents milieux. Notre ambition est qu’à travers l’analyse de l’état des lieux et des mesures actuelles, des recommandations puissent être dégagées et nous les partagerons avec les différentes parties prenantes dans un esprit d’amélioration continue.

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