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Économie

Ces trois secteurs ont permis à l’économie nationale de tirer son épingle du jeu. L’immobilier a connu aussi une bonne reprise malgré un repli des ventes de ciment de 4,4% en janvier à cause des pluies.

L’année 2017 aura été marquée par un déficit budgétaire maîtrisé à 3,5% du PIB (37,8 MMDH) contre 4% un an auparavant. Les recettes ordinaires ont atteint 229,9 MMDH, soit une hausse de 5,2% par rapport à l’année 2016. Cette évolution est attribuable essentiellement à la bonne tenue des recettes fiscales qui ont enregistré un taux de réalisation de 99,8% et une hausse de 6,1% par rapport à l’année 2016 pour atteindre 200,5 MMDH. Cette hausse a concerné les recettes des impôts directs et celles des impôts indirects. Quant à la dette du Trésor, elle s'est établie à 64,5% du PIB, un niveau considéré comme soutenable. Grâce aux pluies tardives que plusieurs régions du pays ont connu, les indicateurs économiques se sont améliorés principalement pour le secteur agricole. Selon la note de conjoncture du ministère de l'Économie et des finances pour le mois de février, le cumul pluviométrique au 16 janvier a atteint le niveau honorable de 133 mm, ce qui a permis de sauver la campagne agricole. Ainsi, les exportations de primeurs ont atteint un volume de 361.000 tonnes à la même date, en progression de 5% par rapport à la campagne précédente. Les exportations de tomates représentent près de 63% des exportations globales en produits maraîchers, avec un volume de près de 227.000 tonnes, en hausse également de 5%. Pour les agrumes, les exportations totalisent 329.000 tonnes, maintenant leur niveau de la campagne précédente. La pêche n'est pas en reste puisqu'au terme de 2017, les captures ont connu une hausse de 6,4% contre 3,9% un an auparavant. Le phosphate a pour sa part réalisé une performance record avec une hausse de 22% de la production à fin 2017 après +2,5% au terme de l’année 2016. Les experts estiment qu'il s'agit de sa plus forte performance depuis 2011. Dans le même sillage, le volume des ventes à l’étranger de phosphate roche a progressé de 40% au titre de la même période. Empruntant la même courbe ascendante, la valeur des expéditions de phosphates et dérivés en janvier 2018 s’est renforcée de 13,9% pour atteindre 2,7 MMDH. Autre indicateur du dynamisme économique, la consommation de l'électricité qui s'est accrue de 4,5% (1,9% en 2016), enregistrant ainsi sa meilleure performance sur les cinq dernières années. Même remarque pour le secteur du tourisme qui a réalisé un record dans les arrivées. En effet, avec 11,3 millions de touristes, la progression aura été de 9,8% en 2017, le plus haut niveau sur les 7 dernières années. Cette bonne performance trouve son origine, à hauteur de 75%, dans la bonne tenue des arrivées des touristes étrangers (+14,9% après -0,9% il y a une année). Du côté des arrivées des MRE, elles ont augmenté de 4,9% après +4% en 2016. Quant aux recettes touristiques, elles se sont chiffrées au terme de l’année 2017 à 69,7 MMDH, en progression de 8,5%, après +5% un an plus tôt.

L'immobilier a connu aussi une bonne reprise malgré un repli des ventes de ciment, baromètre du secteur, de 4,4% en janvier à cause des pluies. Les principales baisses ont concerné les régions de Casablanca-Settat (-8,6%), Fès-Meknès (-16,5%) et Souss-Massa (-7,2%), atténuées par des améliorations dans les régions de Marrakech-Safi (+9,6%), Laâyoune Sakia El Hamra (+21,3%) et Dakhla-Oued Ed-Dahab (+46,9%). Toutefois, l’encours des crédits à l’immobilier s’est accru de 4,2% au terme de l’année 2017, après +2,5% un an auparavant. Cette progression découle de la hausse des crédits accordés à l’habitat de 3,6% et de l’accélération des crédits à la promotion immobilière (+8,7% à fin décembre 2017, après +0,8% à fin septembre 2017 et -4,6% il y a une année), ce qui augure d’une dynamique favorable de l’activité du secteur durant les prochains mois. Quid de l'industrie ? À fin septembre, la valeur ajoutée du secteur s’est améliorée de 1,9% contre 0,4% il y a une année. Cette embellie s'explique par la progression de l’industrie alimentaire et de tabac de 3,1%, de l’industrie chimique et para-chimique de 6,7% et du textile et cuir de 2,6%. Les principaux secteurs exportateurs ont enregistré de bonnes performances, notamment l’automobile (+7,3%), l’industrie alimentaire (+8,8%), le textile et cuir (+6,1%), l’aéronautique (+20%) et l’électronique (+7,6%). Concernant les perspectives pour le premier trimestre 2018, les industriels, consultés dans le cadre de l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib, s’attendent à une augmentation de leur production et de leurs ventes. Pour ce qui est enfin des échanges extérieurs, le mois de janvier 2018 a connu une hausse du déficit commercial de 4,1% à 15,5 MMDH. Cette évolution résulte d’une augmentation des importations (+3,6%) plus importante que celle des exportations (+3,2%). Ainsi, le taux de couverture a baissé de 0,2 point pour s’établir à 56,8% en janvier 2018.

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