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Le début des prospections, au large des côtes de Tarfaya, par le groupe italien ENI au profit du Maroc a déclenché une vague de protestations aux Îles Canaries. Des formations veulent saisir l’Union européenne et accusent le gouvernement espagnol de connivence avec Rabat.

Le début des prospections offshore menées par le géant italien de l’énergie ENI, au large des côtes de Tarfaya, dérangent les Canariens. Aussitôt annoncé par le média digital www.eldiario.es, la nouvelle a provoqué des réactions en chaîne. Le parti Coalition Canaria (centre droite) a annoncé sa décision de saisir l’Union européenne au concernant les forages menés au profit des autorités marocaines. Son secrétaire général, Mario Cabrera, a qualifié de «menace» et d'«insécurité pour l’archipel» lesdites prospections. Cabrera reproche au gouvernement espagnol son mutisme et estime que celui-ci aurait dû s’entretenir avec son homologue marocain, à la recherche d’alternatives à l’option de prospection. «Nous respectons la souveraineté des territoires pour gérer leurs ressources. Cependant, le gouvernement espagnol devrait s’intéresser un peu plus» à ce sujet, a-t-il déploré. Cabrera, qui porte la casquette de président de la mairie de l’île de Fuerteventura, a annoncé que sa formation entreprendra des actions auprès des différentes institutions espagnoles afin de savoir si «l’État espagnol dispose d’informations à propos de ce qui se passe». La formation régionale compte aussi saisir les instances européennes pour l’acculer «à se prononcer et surtout à agir à l’encontre des multinationales». Selon le leader de ce parti, l’UE a accès à des rapports démontrant l’existence de «la continuité écologique de l’ensemble de la zone». Aux yeux de ce responsable canarien, Bruxelles devrait s’impliquer davantage dans la préservation de l’environnement de cette région marine. Les écologistes canariens estiment que l’impact de ces forages atteindra les côtes canariennes de Fuerteventura et Lanzarote, vu que les deux régions partagent le même espace marin.

Cabrera a ajouté que la région court les mêmes risques que ceux présentés par les forages que comptait entreprendre le groupe espagnol Repsol dans ce même bassin. De fait, en 2013, la société pétrolière avait fait face à une opposition farouche de la population de l’archipel. Celle-ci s’est soulevée contre tout projet de sonder les abysses marins, à la recherche de traces d’hydrocarbures. Repsol a plié bagage après l’échec des prospections. À souligner que l’accord pétrolier a été signé le 20 décembre 2017 entre l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONYHM) et le groupe italien ENI. Les prospections portent sur la zone appelée Tarfaya Offshore Shallow, au large de Sidi Ifni, Tan Tan et Tarfaya. Cette zone d’exploration s’étend sur une superficie de 23.900 km² et atteint une profondeur de 1.000 m.  

CAM SIAM

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