A lire aussi

16-07-2018 16:12

PLF 2019 : Quelles contraintes pour la croissance ?

En Conseil de gouvernement, le ministre de l’Économie et des finances a cité plusieurs obstacles à…
Rejoignez nous sur :
Économie

Le projet de réalisation d'un jardin botanique à Agadir est en stand-by depuis plus d’un an à cause des problèmes liés à l’assainissement du foncier et l’aspect juridique régissant le site.

Depuis que la Commune urbaine d’Agadir a octroyé l'ordre de service afférent à la clôture du site devant abriter le projet du jardin botanique à Agadir, les habitants de la ville attendent avec impatience de voir la concrétisation de ce projet qui devrait permettre la valorisation de l'ancien Talborjt mais aussi une partie de l'ancienne ville détruite après le séisme nocturne du 29 février 1960. Sauf que les blocages sont nombreux et laissent le projet en stand-by depuis plus d’un an. Sur place, les travaux de clôture et de voiries de la première tranche de ce projet ont été interrompus sans qu’ils soient complétés, allusion faite à la plantation des espèces et l’aménagement interne du site.

Actuellement, le site qui donne sur l’océan atlantique est abandonné à son sort à l’instar de toute la zone allant d’Oued Tildi jusqu’au site d’Agadir Oufella. «Le jardin botanique a été l’un des projets prioritaires de notre plan d’action 2015-2016 puisqu’il a été programmé durant l’ancien mandat.

Toutefois, les travaux ont été interrompus puisque le site est grevé par 141 anciens titres fonciers», explique Said Sâadouni, 2e vice-président de la Commune urbaine d’Agadir. Ainsi, le projet ne sera réalisé selon la Commune urbaine d’Agadir qu’après l’assainissement complet du foncier. «Les propriétaires des titres n’ont pas officiellement émis leurs réserves au niveau de la conservation foncière et la situation du site devrait être régularisée en vertu de la réglementation mise en vigueur», ajoute Sâadouni mais il va sans dire que «toute cette zone a été réquisitionnée par l’État après le tremblement pour deux raisons : la sismicité de la zone et la reconstruction de la ville dans un autre endroit par le Haut-commissariat à la reconstruction d'Agadir (HCRA)», précise Mohamed Bajalat, président du forum Izorane N'Agadir qui regroupe des Gadiris rescapés du séisme. Avant d’ajouter que «les gens sinistrés qui avaient durant cette période des bâtiments construits ont été dédommagés. Hors, les ayant droits qui disposaient de terrains nus n’ont pas été indemnisés et ils gardent toujours la propriété de leurs terrains», indique-t-il. Par conséquent, cette situation entraînera selon le forum Izorane un autre problème juridique, vu la nature de la zone qui est inconstructible compte tenu des références réglementaires après le séisme à Agadir. «L’État en général et la commune en particulier sont dans l’obligation morale et juridique d’indemniser ces ayant droits puisqu’ils comptent reconstruire cette zone», précise Mohamed Bajalat.

Par ailleurs, ce projet qui mobilisera plus de 40 MDH a déjà fait l’objet de réunions à l’époque de l’ancien wali de la région Souss-Massa alors que d’autres séances sont prévues selon la Commune urbaine d’Agadir pour débloquer la situation des titres fonciers privés avec l’intermédiation forum Izorane. Pour rappel, le projet du jardin botanique, étalé sur environ sur 18 hectares, faisait partie intégrante du Plan communal de développement (PCD) de l’ancienne majorité dirigeante, à savoir l’USFP et le PJD. Les études techniques et financières ont été déjà réalisées alors qu’un budget frôlant 8 MDH a été programmé pour la réalisation de la 1re tranche de ce projet qui devrait préserver quelques vestiges de la mémoire de la ville, notamment les escaliers de la SATAS et en même temps valoriser la zone à travers un espace vert didactique qui valorisera la faune locale de la région. 

Dernière Minute

Nos derniers Tweets...

Suivez-nous sur Facebook

 

Vidéos des ÉCO

Vidéos des ÉCO

0
Partages
0
Partages