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23-05-2018 11:36

L’économie nationale tient bon

À fin mars dernier, plusieurs secteurs économiques ont démontré leur solidité en affichant de…
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Économie

La croissance a été, durant cette période, de 3,8% au lieu de 1,3% durant la même période de 2016. Les exportations de biens et services ont affiché une hausse de 10,5% durant le troisième trimestre au lieu de 2,2% une année auparavant.

Bonne perspectives pour l'économie nationale, si l'on tient compte des chiffres publiés par le HCP au titre des comptes nationaux du troisième trimestre de l'année. Ainsi, la croissance nationale a été, durant cette période, de 3,8% au lieu de 1,3% durant la même période de l'année 2016. Ce rebond s'explique essentiellement par les bonnes performances de l'activité agricole, mais aussi par la consommation finale des ménages et la demande extérieure dans un contexte de baisse du niveau général des prix et du besoin de financement de l’économie nationale. Pour mieux expliquer le rôle joué par l'activité agricole, il y a lieu de mentionner qu'après une forte baisse de 12,2% durant le troisième trimestre de l’année 2016, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume, corrigée des variations saisonnières, a augmenté de 13,7% durant la même période en 2017. Plus en détail, sa valeur ajoutée a crû de 14,5% contre une baisse de 13,6% une année auparavant. S'y ajoute la hausse de l'activité de la pêche, de 6% au lieu de 4,1%. Quid de l'industrie? L'on s'y attendait, le secteur secondaire s'est apprécié de 2,7% au lieu de 0,8% en 2016. Cela s'explique par une meilleure performance des industries d’extraction à 17,8% au lieu d’une baisse de 1,6%.

Par ailleurs, les industries de transformation se sont améliorées de 1,6% au lieu de 0,4%. Cela s'explique aussi par le ralentissement de la croissance des activités de l’électricité et eau à 1% au lieu d’une hausse de 5% et du bâtiment et travaux publics à 0,9% au lieu d’une hausse de 1,2%. Enfin, les services n'ont pas connu les mêmes bonnes performances. Le secteur tertiaire a enregistré un ralentissement de son rythme de croissance à 2,6% au lieu de 3,1% le même trimestre de l’année précédente. Ce tableau contient essentiellement les services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale, affichant une diminution de 1,8% au lieu d’une hausse de 2,4% et des activités des postes et télécommunications qui ont connu un ralentissement à 2,1% au lieu de 4,8%. Les autres composantes du secteur ont connu pour leur part des hausses de leur valeur ajoutée. Citons les hôtels et restaurants avec 8,1% au lieu de 7,7%, les transports avec 5,7% au lieu de 3,8%, les services rendus aux ménages et aux entreprises avec 4,3%, au lieu de 4,1%, sans oublier une petite amélioration du commerce avec 3,4% au lieu de 3% et une bien meilleure performance des services financiers et assurances avec 2,6% au lieu de 1,6%.

Au final, les secteurs non-agricoles ont connu une hausse de la valeur ajoutée de 2,7%, au lieu de 2,3% au troisième trimestre de l’année 2016. Bonne performance aussi pour les exportations de biens et services qui ont affiché une hausse de 10,5% durant le troisième trimestre au lieu de 2,2% une année auparavant. Quant aux importations, elle ont ont connu un net ralentissement à 1,5% au lieu de 17,1%. Les échanges extérieurs de biens et services ont ainsi dégagé une contribution positive à la croissance, se situant à 2,9 points au lieu d’une contribution négative (-6,4 points) le même trimestre de l’année précédente.


L'épargne nationale à 27,8% du PIB

Avec une diminution des revenus nets reçus du reste de monde de 3,9% au lieu d’une hausse de 23,2%, le revenu national brut disponible a connu un ralentissement de son rythme de croissance à 2,9% au lieu de 4,4% au troisième trimestre de l’année précédente. Compte tenu de la croissance de la consommation finale nationale en valeur de 3,6% au lieu de 3,3% enregistrée une année auparavant, l’épargne nationale s’est située à 27,8% du PIB au lieu de 28,5%. L’investissement brut a représenté 31,2% du PIB au lieu de 33,3% durant le même trimestre de l’année précédente. Le besoin de financement de l’économie nationale a ainsi connu une baisse, passant à 3,4% du PIB après avoir été de 4,8%. 

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