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Économie

La Banque mondiale, dans son rapport de suivi de la situation économique du mois d'octobre, s'attend pour le Maroc à une croissance de 4,1% en 2017, avec un risque de décélération en 2018.

La Banque mondiale (BM) a livré ses conclusions dans son rapport traitant des perspectives économiques dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Il en ressort, pour le Maroc, une croissance prévisionnelle sur tout l'exercice de 4,1%. «Après une modeste performance en 2016, un grand rebond de la production agricole devrait stimuler la croissance économique en 2017», souligne la BM dans son rapport de suivi de la situation économique pour le mois d'octobre courant. Surperformant les résultats observés pour la région MENA, la BM note que «parmi les autres économies de la région, le Maroc connaîtra probablement une croissance plus rapide en 2017 qu’en 2016, en raison d’une forte reprise de la production agricole». Toutefois, l'organisation mondiale explique que, malgré un déficit budgétaire légèrement en retrait de 4%, le déficit courant, lui, s'est creusé davantage et que «beaucoup reste à faire cependant pour réduire le chômage structurel, accroître la participation au marché du travail et assurer une croissance plus forte et plus inclusive».

Dans le détail, la croissance économique a progressé de 4,3% au premier semestre de 2017 (contre 1,6% au cours de la même période en 2016). La croissance de l’activité non agricole est toutefois restée moins prononcée, à 3,3%. Les services, et dans une moindre mesure les industries extractives, ont été les principaux moteurs de la croissance non agricole.

Par ailleurs, Le taux de chômage a augmenté, passant à 9,3% au deuxième trimestre de 2017. Il est surtout élevé chez les jeunes (23,5%) et les personnes instruites (17%). L’inflation moyenne au premier semestre de 2017 est restée faible à 0,3%, reflétant la baisse des prix des denrées alimentaires. Sur les projections de 2018, les conclusions de la Banque mondiale annonce une faible création potentielle d'emplois. La bonne récolte de 2017 entraînera, certes, une diminution des effets de base en 2018. Seulement, la croissance du secteur non agricole estimée à environ 3% ne suffira pas à augmenter sensiblement le taux de croissance économique. Par ailleurs, la création d’emplois dans de nouveaux secteurs industriels et dans le secteur des services n’est pas suffisante pour absorber les nouveaux entrants. Au niveau régional, notamment au niveau de la région MENA, la Banque mondiale note une croissance globale de 2,1% à concrétiser d'ici fin 2017. Les coupes de production continuent de tirer la croissance vers le bas dans la quasi-totalité des pays de ce sous-groupe.

La BM s'attend néanmoins à une amélioration des perspectives économiques en 2018 et en 2019. La croissance du PIB de la région devrait atteindre les 3%, tirant profit des activités opérées par les exportateurs et importateurs de pétrole, de l’augmentation des échanges avec l’Europe et l’Asie, d’une plus grande stabilité des marchés de produits de base – particulièrement du pétrole – et des réformes entreprises dans certains pays de la région. Lili Mottaghi, économiste à la Banque mondiale, explique dans le bulletin d’information économique de la région MENA intitulé «Crise des réfugiés dans la région MENA, relever le défi du développement» que «les perspectives à court terme de redressement économique dépendent de plusieurs facteurs, parmi lesquels les incertitudes résultant des conflits prolongés dans la région et de l’afflux de personnes déplacées de force». L'économiste en chef de l'organisation, Rabah Arezki, note toutefois qu'«avec les répercussions des conflits qui ont tendance à tirer les perspectives de croissance vers le bas, les secteurs public et privé devront faire preuve d’agilité et conjuguer leurs efforts pour inverser la trajectoire». D’une manière générale, «les taux de croissance généraux sont inférieurs de moitié à leur niveau d’avant le printemps arabe 2011, ce qui fait qu’il est difficile de s’attaquer au problème du chômage des jeunes et de répondre aux besoins du nombre important de personnes déplacées à travers la région par suite de conflits qui se prolongent», fait noter le rapport.

Enfin, le rapport de la BM met le focus sur le nombre de réfugiés auxquels la région fait face, «ce qui crée des problèmes au plan du développement et affectent les performances économiques non seulement de leurs pays d’origine, mais aussi des pays hôtes voisins», conclut le rapport. 

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