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Cet appel qui sera lancé courant octobre est constitué de deux phases. La première portera sur les zones disposant des préalables nécessaires, soit environ 50% de la totalité des projets proposés par le plan aquacole alors que la seconde est conditionnée par la mise en place des infrastructures d’appui nécessaires et l’amélioration de l’accès au foncier.

Le plan d’aménagement aquacole de la Région Souss-Massa, qui concerne la commune d’Imessouane à Sidi Ifni, a été achevé par l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA). C’est  ce qui ressort de la journée régionale d’information, initiée, la semaine dernière, à Agadir, par l’ANDA, au sujet des opportunités d’investissement dans le secteur aquacole dans la région Souss-Massa. Ainsi, l’ANDA compte lancer l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) dudit plan  courant octobre. L’AMI sera lancé en deux phases. La première  portera sur les zones disposant des préalables nécessaires, soit environ 50%  des projets proposés par le plan aquacole alors que la seconde phase est conditionnée par la mise en place des infrastructures d’appui nécessaires et l’amélioration de l’accès au foncier.

Le plan aquacole, qui est constitué de cinq zones, totalisant 5.430 ha, répartis en 330 parcelles, a dû faire face à des contraintes en termes de réservation des sites pour les projets aquacoles à cause de la rareté des espaces à l’intérieur ou à proximité des Points de débarquement aménagés, mais aussi en raison de la topographie accidentée dominante au niveau de la région Souss-Massa, dont l’essentiel des espaces est réservée à des projets urbanistiques et touristiques. Partant de ce constat, l’ANDA a réalisé une analyse des besoins et actuellement une superficie de 4.000 ha sur 4.110 a été déjà réservée aux activités de la conchyliculture, la pisciculture et l’algoculture, destinées au plan aquacole de la région, qui représente un investissement de 2 MMDH. Par ailleurs, le coût estimatif du processus d’intégration environnementale et sociale dépasse, selon l’ANDA, 17,8 MDH dont 10,7 MDH pour le volet afférent au renforcement des capacités. Toujours selon l’ANDA, les principaux impacts négatifs (modification des caractéristiques du milieu, de la biogéochimie et l’impact sur la biodiversité), identifiés, sont en grande partie évités par la dominance de la conchyliculture (en termes d’occupation de l’espace) dans le Plan d’aménagement aquacole de la Région Souss-Massa. «Au niveau de cette région, qui a une vocation conchylicole et d’algoculture, il y a plus d’impact positif que négatif.

En effet, ce sont des espaces qui contribuent à l’amélioration de la qualité du milieu marin», explique Majida Maârouf, DG de l'ANDA. L’agence dispose d’une feuille de route et chaque investisseur concerné signera un programme de suivi environnemental.  


«Plus de 4.100 hectares seront mis à la disposition des investisseurs»

Majida Maârouf
Directrice générale de l'ANDA

Les Inspirations ÉCO : Quels sont les résultats de l’enquête publique, lancée l’année dernière, concernant l’étude d’impact sur l’environnement du plan d’aménagement et de développement de l’aquaculture au niveau de la Région Souss-Massa ?
Majida Maârouf : D’abord, il faut dire que la réglementation environnementale ne soumet pas forcément un plan d’aménagement à une étude d’impact sur l’environnement. C’est une volonté de l’ANDA de soumettre ce plan à cette démarche dans le cadre d’un projet intégré et multi-trophiques. On a réalisé l’étude d’impact sur l’environnement conformément à la loi n° 12-03 relative aux études d'impact sur l'environnement, alors que les enquêtes publiques ont été effectuées au niveau de toutes les communes allant d’Imessouane à Sidi Ifni. De plus, les comités régionaux se sont également réunis et il y a eu une validation officielle de l’acceptabilité environnementale et sociale du projet. Aujourd’hui, nous sommes prêts pour le lancement de l’appel à manifestation d’intérêt du plan aquacole d’Imessouane à Sidi Ifni.

Justement, quand cet appel à manifestation sera-t-il lancé ?
C’est au courant de ce mois d’octobre que l’appel à manifestation du plan aquacole de la Région Souss-Massa devrait être lancé par l’ANDA. Notre agence a initié, dans ce sens, une journée régionale d’information sur les opportunités d’investissement dans le secteur aquacole dans la région, afin de communiquer sur le potentiel en termes de superficie dédiée à l’aquaculture qui est de 4.110 ha et une production cible de 80.790 tonnes.

Comment l’ANDA compte-t-elle dépasser cette contrainte de réserve foncière littorale au niveau de la Région Souss-Massa ?
Nous sommes en train de travailler sur cette question. L’ANDA, a déjà procédé à la réservation des espaces disponibles pour l’aquaculture dans certaines zones, en partenariat avec les administrations concernées. Dans d’autres zones, nous sommes toujours, en train de négocier, vérifier la disponibilité ou carrément chercher des alternatives. C’est pourquoi, l’investissement sera lancé dans les zones où les espaces à terre sont disponibles. La solution pour nous est d’aller vers la mutualisation. Autrement dit, les fermes doivent s’organiser et dès que les investisseurs seront identifiés, nous devons nous asseoir avec eux pour qu’ils versent vers une mutualisation au niveau des bases à terre afin d’aller vers des plateformes ou pôles qui peuvent servir l’ensemble des fermes à proximité. 

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