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Économie

À l’ouverture du GPL 2017, Aziz Rabbah, ministre de l’Énergie, a vanté le modèle énergétique marocain et donné des indices sur les orientations futures. En plus du renforcement du réseau international, l’Exécutif attend l’approbation d’une nouvelle vision stratégique.

Dans un contexte international de plus en plus marqué par la rareté des matières premières, l’espoir des pays émergents repose désormais sur le GPL (gaz de pétrole liquéfié). Constitué à 60% de pétrole et à 40% de gaz naturel, il présente l’avantage majeur d’être facilement stockable et transportable. Le sommet mondial du secteur, rassemblant ministres et opérateurs, est organisé cette année à Marrakech pour la deuxième fois (la première ayant eu lieu en 1992). Une occasion pour le ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah, de vanter le modèle marocain de transition énergétique. «Le Maroc est bien engagé sur la voie de la transition énergétique. La part de l’éolien et du solaire dans la puissance installée qui avoisinait 2% début 2009 a atteint 13% en 2016. Le taux de dépendance énergétique est passé d’environ 98% en 2008 à 93,3% en 2016».

Renforcer le statut de «hub»
Au-delà de représenter une alternative écologique, le GPL est également un levier géostratégique. Grâce à cette énergie, le royaume peut renforcer son statut effectif de porte d’entrée du continent. L’interconnexion électrique avec l'Espagne, d’une capacité d’échange de 1.400 MW, étant l'unique lien sous-marin entre l'Europe et le Maghreb, le Maroc a établi un lien avec l’Algérie, avec une capacité d’échange de 1.200 MW. Selon le ministre, réalisation d’une ligne d’interconnexion électrique entre la Maroc et le Portugal d’une capacité de 1.000 MW, dont l’étude de faisabilité est en cours. «Le Maroc œuvre pour le renforcement de l’interconnexion avec l’Espagne par une 3e ligne d’une capacité de 700 MW, et poursuit la réflexion pour la réalisation d’une interconnexion avec les pays subsahariens via la Mauritanie». Selon le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement, le Maroc aurait battu des records de prix dans ses derniers appels d’offres de projets d’énergies renouvelables.

Le programme éolien intégré de 850 MW attribué en 2016 produira l’énergie éolienne la moins chère au monde, avec un coût moyen de 3 cts USD/kWh. Le premier lot du projet photovoltaïque Noor IV devrait aussi figurer parmi les records mondiaux.

Au niveau interne, le marché des GPL au Maroc représente 23% de la consommation nationale en produits pétroliers, et il est prévu que cette consommation augmente d’environ 80% à l’horizon 2030. Le Maroc s’apprête aussi à lancer une nouvelle batterie de réformes importantes dans le secteur des produits pétroliers, notamment celui des GPL, en vue d’instaurer un nouveau système de gouvernance de ce secteur et de renforcer la sécurité d’approvisionnement et les mesures de sécurité et de protection de l’environnement.


Repères

Objectifs:

• La transition énergétique marocaine a été accélérée en décembre 2015 pour porter la part des énergies renouvelables de 42 % de puissance installée prévue en 2020, à 52% à l'horizon 2030.
• À l’horizon 2030, nos programmes porteront sur une capacité additionnelle de production d’électricité de sources renouvelables d’environ 10100 MW, dont 4560 MW de source solaire, 4200 MW de source éolienne, et 1330 MW de source hydrique, ce qui permettra de réduire notre dépendance énergétique.
• Une énergie éolienne estimée à 25.000 MW en on-shore et 250.000 MW en off-shore, en plus du potentiel solaire estimé à 20.000 MW.

Moyens de les atteindre:

• Développer des Centrales à Cycle Combiné fonctionnant au gaz naturel.Le Maroc est en cour de mettre en œuvre un programme ambitieux de développement du gaz naturel avec un investissement de 4,6 milliards de Dollars, qui prévoit la réalisation d’un terminal gazier à réaliser à Jorf Lasfar.
• Mettre en place de nouvelles Stations de Transfert d’Energie par Pompage (STEP). Le Maroc dispose déjà d’une STEP de 460 MW et prévoit de réaliser une deuxième STEP de 350 MW et de lancer un programme important de développement des STEP marines.


Aziz Rabbah
Ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable

Le Maroc a mis en œuvre des réformes visant essentiellement l’ouverture du marché de l’énergie électrique de sources renouvelables aux investisseurs privés. Cette ouverture a été accompagnée par la Loi relative à la régulation du secteur de l’électricité, en vertu de laquelle une Autorité Nationale de Régulation d’Electricité a été créée. Une réforme est en cours pour intégrer la régulation des activités gazières et pétrolier et celles de GPL, parmi les missions de cette Agence. Également, une reconfiguration de notre paysage institutionnel énergétique est en cours de mise en place dans le cadre de la nouvelle ambition du Royaume en matière d’énergies renouvelables».


Une énergie encore minoritaire

Les GPL représentent actuellement moins de 3% de la consommation énergétique mondiale, avec une consommation qui avoisine 275 millions de tonnes par an. Comparés aux autres hydrocarbures, les échanges internationaux de GPL ne représentent que 6% de la production mondiale, contre 57% pour le pétrole et 26% pour le gaz naturel. Pourtant, depuis les années 1990, les gouvernements du monde entier reconnaissent le GPL comme une source d'énergie (parfois classé parmi les bons «carburants de substitution»), capable de moins dégrader la qualité de l'air et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Disponible presque partout, le GPL peut être utilisé pour de nombreux usages commerciaux et domestiques; il peut aussi être additionné à d'autres carburants propres (énergies renouvelables) et contribuer à la production de chaleur et d'électricité en cogénération ou trigénération (combinaison de chaleur, mouvement et énergie électrique) pour aider à réduire localement les émissions de dioxyde de carbone.

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