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Les signes de surabondance sont très manifestes le long des côtes d’El Jadida et de sa région depuis le démarrage de la saison de la cueillette. C’est le résultat des mesures restrictives prises par le ministère de la Pêche maritime.

À l’évidence, la politique du département de la Pêche instaurée pour l’algue rouge s’avère très payante. Les signes de la surabondance sont très manifestes le long des côtes d’El Jadida et de sa région depuis le démarrage de la saison de la cueillette de la plante marine le 5 juillet dernier. Tous les rivages de la mer en sont actuellement jonchés et tous les espaces sont envahis par la gelidium sesquipedale (nom scientifique de l’algue rouge) qui sèche sous le soleil. Les opérations de prospection de l’INRH (Institut national de la recherche halieutique) ont prouvé la régénérescence de la plante marine. Ainsi, les mesures très restrictives imposées des années auparavant par le ministère de la Pêche en matière de préservation de la pêcherie des algues marines et la chasse aux pratiques illicites ont finalement porté leurs fruits. Et qui dit régénérescence des algues dit aussi retour du poisson. Ce dernier se faisait de plus en plus rare le long des côtes d’El Jadida.

La délégation de la pêche marine d’El Jadida a d’abord délimité 4 points de débarquement de l’algue marine (Lahdida relevant de la commune Tnine Chtouka, le port d’El Jadida, le port Jorf Lasfar et Sidi Abed). Auparavant, il était très difficile de surveiller tous les sites de pêche. La pesée des cueillettes est devenue systématique et un système de traçabilité informatisé a été établi. La répression des fraudeurs, notamment des sociétés exportatrices est devenue plus sévère.

Actuellement, la maîtrise du système de traçabilité des algues se fait le long de la chaîne de production (depuis la cueillette en passant par le débarquement, le séchage, le conditionnement et/ou le traitement jusqu’à l’exportation). Par ailleurs, la flotte artisanale composée de petites barques a été réglementée. De même que le ramassage à pied a été canalisé via la création de coopératives. Le quota alloué à El Jadida cette année est de 4.914 tonnes d’algues sèches d’agarophytes (dont l’algue rouge) soit 16.380 tonnes d’algues humides, 300 tonnes de plantes marines appelées Carraghénophytes (partagées entre El Jadida, Essaouira et Casablanca) et 50 tonnes de laminaires. Les 1.016 canots actifs dans la région d’El Jadida ont pu capturer chacun 1.694 kg/jour. Les cueillettes sont systématiquement informatisées pour les besoins de leur traçabilité. Les ramasseurs, majoritairement des femmes parmi 1.800 personnes, se sont organisés en 21 coopératives. «Le quota alloué à la délégation des pêches maritimes d’El Jadida a été augmenté de 12% cette année grâce à l’abondance de la ressource de très bonne qualité», indique Noureddine Aissaoui, délégué de la pêche d’El Jadida. Par ailleurs, une cadence de pêche très élevée induit un rendement économique par barque important, ce qui induit aussi une augmentation de postes d’emplois offerts.  

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