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Économie

Soupçonnés de ne pas répercuter les prix des cours internationaux, les pétroliers ont été convoqués par le département des Affaires générales et de la gouvernance pour explications. Le groupement des pétroliers se défend de toute entente ou de pratique anticoncurrentielle. Une réponse de l’Exécutif est attendue.

Le flou persiste quant à la question de l’entente sur les prix des hydrocarbures. Accusé de ne pas répercuter les cours à l’international, le Groupement des pétroliers du Maroc (GPM) a plaidé non coupable, mercredi dernier, à l’occasion d’une réunion tenue avec le ministère chargé des Affaires générales et de la gouvernance.

Les pétroliers ont présenté une série de documents et de benchmarks expliquant la «réalité des données du secteur». «Les prix au Maroc ne sont pas chers. Bien au contraire, ils sont compétitifs. Ils sont 25 à 30 % moins chers que les autres pays méditerranéens», explique Adil Ziady, président du GPM. Selon lui, le benchmark a été effectué auprès d’une vingtaine de pays du pourtour méditerranéendont certains bénéficient encore de subventions sur le prix du carburant. «Chez nous, malgré la suppression de la subvention, nous demeurons toujours compétitifs», précise Ziady. Le GPM, qui n’a pas été pour le moment en mesure de nous fournir le détail des résultats et de la méthodologie de ces études, affirme qu’il s’agit d’analyses opérées régulièrement par les professionnels pour monitorer l’évolution des prix à la pompe à l’international. «Les résultats relevés sur le terrain démontrent que nous sommes alignés, au centime près, sur ce qui se passe à l’international», affirme Ziady, également directeur du pôle carburant et lubrifiant d'Akwa Group. Les pétroliers brandissent également l’argument de l’autorégulation d’un marché de concurrence. «Il ne faut pas oublier que la concurrence joue pleinement entre les gérants des stations de service qui évitent de prendre des risques surtout face aux grands consommateurs, extrêmement sensibles à la moindre fluctuation des prix».

Dans une démarche d’explication, les pétroliers ont également avancé leur engagement sur un programme d’investissement important censé répondre aux défis que connait le secteur depuis la libéralisation et l’arrêt de l’activité de la Samir. Il s’agit d’un investissement de 10 MMDH sur 5 ans. «Sans oublier que l’État nous oblige à maintenir les 30 jours de stock obligatoire et de prévoir de faire plus ce qui va mobiliser plus de capacités tant en contenant qu’en contenu», souligne Ziady. Ces explications suffiront-elles à rassurer le gouvernement et l’opinion publique ? Pas si sûr. Les écarts relevés par certains organismes publiques notamment Bank-Al-Maghrib ou encore le Conseil de la Concurrence entre le prix du baril et celui à la pompe, ou plus récemment l’explosion des bénéfices de certains distributeurs coïncidant avec la libéralisation des prix des hydrocarbures supposent toujours certaines zones d’ombre.

Le Comité de vigilance du secteur des hydrocarbures a d’ailleurs constaté récemment la hausse de la marge bénéficiaire de certaines sociétés en comparaison avec la situation avant la libéralisation. Composé de représentants des ministères des Affaires générales et de la Gouvernance, de l'Intérieur, de l'Économie et des Finances et de l'Energie et des Mines, ce comité devra étudier en profondeur durant les prochains jours les arguments des pétroliers. Le Comité scrute de près la situation d'approvisionnement du marché intérieur en produits pétroliers, les réserves de ces produits et l'évolution du niveau des prix.

Il a récemment examiné les rapports reçus des départements concernés sur l'évolution des prix de ces produits, à l'échelle internationale, et ses répercussions sur le marché intérieur, à travers ceux appliqués sur la consommation à l'échelle nationale, et ce depuis la libéralisation des prix jusqu’à ce jour. Le Conseil de la concurrence s’est également intéressé à la question. Il prépare actuellement une saisine concernant les prix à la pompe. Il cherchera notamment à déterminer l’existence ou pas d’une entente sur les prix. Dans une interview accordée aux Inspirations ÉCO en mai dernier, Abdelali Benamour, président du Conseil de la Concurrence, évoquait l'existence de lobbies qui jouent en faveur de leurs intérêts et qui entretiendraient ce blocage.

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