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Les taximen ont jusqu’au 30 octobre prochain pour bénéficier de la subvention de renouvellement du parc des grands et petits taxis. L'annonce a été faite mardi dernier par le ministère de l'Intérieur, qui a décidé de prolonger le délai de dépôt des dossiers.

Plusieurs facteurs seraient à l’origine du faible engouement des taximen pour l’opération du renouvellement de leurs véhicules, affirment des sources au Syndicat national du transport routier, relevant de l'Union nationale du travail. Par la voix de son secrétaire national, Abdelhak Dahbi, ce syndicat reconnaît que l’opération n’a pas encore rencontré le succès attendu. «Au syndicat, nous avons constaté qu’un nombre très important de taximen n’ont pas encore renouvelé leur véhicule», estime le secrétaire national. Et d'ajouter: «La demande (de la part des chauffeurs) reste très faible. Parmi les causes, on peut notamment citer les litiges qu’il y a entre les chauffeurs exploitants et les propriétaires des agréments, qui refusent de renouveler les contrats les liant aux chauffeurs exploitants. Si ce problème avait été réglé, on se serait bousculé au portillon pour renouveler sa voiture». À ce-moment là, avance-t-il, «le nombre des bénéficiaires pourrait atteindre les 60.000».

Les autorités compétentes, insiste-t-il, doivent intervenir pour régler les litiges qui persistent entre les deux parties. «Nous proposons de réfléchir à l’établissement de nouveaux contrats types entre les deux parties. En effet, nous pensons que c’est ce qui retarde l’opération de renouvellement du parc des taxis au Maroc. Notre interlocuteur ne manque pas d’arguments. Il soutient qu’au niveau de la région Casablanca-Settat -pour ne citer qu'elle- un nombre important de dossiers est actuellement soumis à la wilaya de Casablanca, confirmant l’ampleur de la problématique qui serait l’un des handicaps à l’aboutissement de ce programme.

Le secrétaire national notera par ailleurs qu’un effort considérable reste aussi à déployer par les autorités compétentes pour mener à bien cette opération. «Beaucoup de grands et petits taxis vétustes continuent de sillonner les rues casablancaises. On ne peut que s’interroger sur l’utilité de la visite technique à laquelle sont annuellement soumis les taxis», explique le syndicaliste, qui appelle les autorités compétentes à se montrer fermes avec leurs propriétaires. Les pouvoirs publics, eux, voient les choses autrement. «L’opération a suscité un grand intérêt de la part des professionnels, qui y ont adhéré positivement. C’est ce qui a d’ailleurs permis l’amélioration significative du parc des taxis au Maroc», soutient le ministère de l’Intérieur dans un communiqué parvenu aux Inspirations Éco, mardi dernier. En chiffres, il est souligné dans ce même document que quelque 15.000 grands taxis et 11.000 petits taxis ont déjà profité des subventions de renouvellement du parc des taxis dans le cadre du programme national dédié, soit 35% du parc national. Il est à noter que les pouvoirs publics s’engagent à verser une prime à la casse à chaque taximan qui procède au renouvellement son véhicule. Cette prime est de l’ordre de 100.000 DH pour le grand taxi et de 50.000 DH pour les petits taxis. Notons enfin que les professionnels ont jusqu’au 30 octobre prochain pour bénéficier de la subvention de renouvellement, annonce le ministère, qui a décidé de prolonger le délai de dépôts des dossiers. Reste à souligner que le nombre de voitures vétustes circulant dans les rues dépasserait les 30.000. Cela fait dire à des syndicalistes que le délai supplémentaire de sept mois décidé par les pouvoirs publics serait insuffisant pour la réussite de l’opération ! 

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