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L’Association marocaine des ingénieurs des mines a invité toutes les parties concernées, à savoir la ministre en charge de l’Environnement, un représentant de l’Intérieur, un président de région, un industriel et même deux experts dont un Belge. 

L’Association marocaine des ingénieurs des mines (AMIM), diplômés des écoles nationales supérieures des mines de Paris, Nancy et Saint-Étienne a tenu son assemblée générale élective ce mardi 6 décembre 2016 à Casablanca. À cette occasion, Saïd Ahmidouch, directeur général de la CNSS et président sortant après deux mandats de trois ans chacun, a cédé sa place à Ahmed Nakkouch, élu à l’unanimité par ses pairs. Aussitôt, le nouveau bureau présidé par le PDG de Nareva Holding a effectué sa toute première sortie médiatique en organisant une table ronde sur le thème de la gestion des déchets au Maroc. «Une rencontre loin de toute polémique où nous avons tenu à inviter toutes les parties concernées, ainsi que des experts de la question pour nous éclairer sur ce qui se fait au niveau international et pour un benchmarking sur la Belgique», a déclaré dès l’entame de la conférence Ahmidouch, qui remplaçait son successeur pris par d’autres engagements.

Du côté des pouvoirs publics, on dénombrait trois intervenants, notamment Hakima El Haïté, ministre délégué auprès du MEMEE en charge de l’Environnement ; Mustapha El Habti, gouverneur-directeur de l’eau et de l’assainissement à la direction générale des collectivités locales (DGCL) du ministère de l’Intérieur, représenté et Mehdi Chalabi, directeur des programmes et des réalisations au ministère de l’Environnement. Pour les régions et donc les collectivités locales, il y avait Mustapha Bakkoury, président de la région de Casablanca-Settat et du directoire du Moroccan Agency for Solar Energy (MASEN).

Pour sa part, le privé était représenté par Mohamed Chaïbi, président de l’Association professionnelle des cimentiers (APC) et de la Coalition pour la valorisation des déchets (COVAD). Dans son intervention, Hakima El Haïté a indiqué que «la gestion des déchets ménagers au Maroc est d’abord partie d’un besoin économique et par la suite sanitaire». En effet, «face à la multiplication des agglomérations, les terrains disponibles pour abriter les décharges se sont fait de plus en plus rares. C’est pourquoi, les pouvoirs publics ont mis en place le Plan national de gestion des déchets ménagers (PNDM) dont le principal objectif est de pousser à la création de décharges contrôlées pour éviter les enfouissements sauvages à 100% opérés auparavant», a-t-elle expliqué. Et de poursuivre que «pour faire une gestion intégrée des déchets, il faut des moyens. Mais surtout que l’on ne me dise pas que ce n’est pas possible, puisque nous avons un très bel exemple de réussite à Salé où l’un des plus beaux complexes touristiques du Maroc sera érigé sur un terrain qui jouxte une décharge contrôlée moderne».

Au-delà de cet exemple, la question qui se pose aujourd’hui au Maroc est de savoir comment il faut faire pour passer du déchet à la ressource ? Autrement dit, comment faut-il procéder pour mettre en place une prise en charge du traitement des déchets ? Selon la ministre, sans l’appui des collectivités locales, il sera impossible de relever ce challenge. Toutefois, son département a introduit quelques transformations au niveau du PNDM, notamment en lançant la construction de centres de tri. Des infrastructures actuellement au nombre de 18 sur tout le territoire national sur lesquelles le ministère a engagé une étude d’impact dont les résultats seront très prochainement connus. Il est à signaler que ces centres ont été introduits pour compléter le dispositif de collecte, de nettoiement et de mise en décharge opéré par les collectivités locales.

Pour la collecte et le nettoiement par exemple, 150 communes dont 50 rurales sont concernées. À fin 2015, elles ont signé 105 contrats avec 19 sociétés pour un investissement global de 2,13 MMDH. Pour la mise en décharge, 94 communes dont 43 rurales ont signé 16 contrats avec 10 sociétés. S’agissant des déchets industriels, la ministre appelle les professionnels à trouver les moyens d’inciter les ménages à faire le tri au départ entre déchets inertes et déchets actifs. Concernant la filière des huiles usagées de batteries et de l’extraction du plomb exportés vers la Turquie à 6DH/kg contre 9DH/kg payés par les importateurs, la ministre a décidé d’y mettre fin. Selon elle, la réglementation va très prochainement changer pour interdire l’exportation de produits dangereux, ce qui renforcera davantage la législation et la normalisation dans le secteur de l’environnement déjà doté d’une police de l’environnement, d’un laboratoire national de l’environnement, d’un observatoire national et d’observatoires régionaux.

Concernant la région de Casablanca-Settat, Mustapha Bakkoury a déclaré que la gestion des déchets est une priorité sur laquelle il demande à être jugé à la fin de son mandat de président de région. «Si on est capable de gérer la décharge de Médiouna qui est en fin de cycle, nous pourrons tout réussir», a-t-il conclu. Chaïbi a, quant à lui, expliqué les raisons qui avaient motivé l’importation de déchets d’Italie durant l’été 2015, des importations qui avaient à l’époque violemment éclaboussé la ministre de l’Environnement. Selon lui, «ces déchets étaient destinés aux cimentiers qui voulaient tester leur capabilité à produire du combustible RDF et c’est suite à la réussite de ces tests que trois chantiers sont actuellement lancés à Rabat, Béni Mellal et Marrakech». Ceci étant, le Maroc est encore loin du modèle belge de gestion des déchets où grâce à un système de tri exemplaire, 55% des déchets sont recyclés tandis que seulement 13% sont destinés à l’enfouissement..  

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