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Économie

Les trois classes hôtelières ont réalisé des performances mitigées. Si le segment «Affaires» affiche une performance stable, comparé au même mois en 2015, le segment «Loisirs» représenté par les villes de Marrakech et Agadir sont en recul.

En attendant la dernière semaine de l’année, l’ultime haute saison touristique au Maroc, le secteur de l’hôtellerie affiche des résultats stables, comparés à l’année écoulée. Dans une conjoncture jugée très difficile cela n’est pas près de rassurer les opérateurs, toujours préoccupés par le contexte international qui pèse sur les marchés émetteurs. Dans l’édition d’août 2016 du tableau de bord de l’hôtellerie, réalisé par In Extenso Tourisme, Culture & Hôtellerie, l’accent est mis, justement, sur cette conjoncture difficile pour l’hôtellerie nationale, et par synecdoque, pour le tourisme national. Chemin faisant, la note n’omet pas de souligner les disparités structurelles entre les principales villes et destinations du royaume.

Le tourisme d’affaires toujours en berne
Bien que plusieurs villes disposent d’infrastructures adaptées au tourisme d'affaires et surfent sur ce segment, Rabat et Casablanca sont les plus à même de donner une idée claire de sa performance, comparée à l’année précédente. En août 2016, les deux villes ont enregistré, dans le haut de gamme, une baisse du taux d’occupation (TO) de 3,8% et une légère augmentation d'1,7% de la recette moyenne par chambre louée (RMC) qui n’a pas empêché le revenu moyen par chambre disponible (RevPAR) de baisser de 2,2%. Concernant le milieu de gamme, si le TO, qui s’est établi à 58,4%, a stagné dans les deux villes, le RMC et le RevPAR ont accusé une baisse similaire de 3,7% et c’est dans l’économique que les indicateurs semblent sortir du lot. En effet, même si le RMC a baissé de 3,1%, le TO et le RevPAR ont connu une hausse respective de 24,5% et 20,7%. Par ailleurs, les données fournies par In Extenso permettent de donner une vue globale sur la performance du secteur hôtelier sur les huit premiers mois de l’année, comparée à 2015, et surtout de souligner une stagnation des trois indicateurs en ce qui concerne le haut de gamme. Concernant le milieu de gamme, les indicateurs sont mitigés. En effet, le TO et le RevPAR ont enregistré respectivement une légère hausse de 3,3% et de 1,8%. Quant au RMC, il a accusé une légère baisse d'1,5%. Enfin, l’économique réalise une légère augmentation de sa recette moyenne par chambre louée (+5,4%) et de son revenu moyen par chambre disponible (4,5%).

Marrakech encore dans  le rouge
Entre les trois classes majeures de l’hôtellerie, il n’y a que le milieu de gamme qui se distingue par une performance relativement positive. Durant le mois d’août 2016, la RMC et le RevPAR de cette classe ont réalisé une augmentation similaire d’environ 14% et ceci en dépit d’une quasi-stagnation du TO (-0,1%). Le haut de gamme, par contre est complètement dans le rouge avec un TO, un RMC et une RevPAR en baisse respective de 3,8%, 8,7% et 12,1%. À propos de l’économique, les trois indicateurs sont en stagnation. Sur l’ensemble des premiers mois de l’année, la réticence des internationaux a persisté et n’a pas sorti la ville ocre de sa «morosité touristique». À l’exception du RMC du milieu de gamme qui a enregistré une hausse de 7%, tous les autres indicateurs dégringolent, à commencer par le TO et le RevPAR haut de gamme qui ont accusé une chute de 8,5% et 2,1% respectivement. L’économique, une classe hôtelière qui se rafraîchit d’habitude en période estivale, n’a pas dérogé à la règle avec le TO, le RMC et le RevPAR, s’établissant successivement à -4,6%, -3,7% et à -8%. Quant au haut de gamme, sa performance n’est pas, pour le moins rassurante avec des pourcentages négatifs (dans le même ordre -2,6%, -6% et -8,5%).

Légère embellie à Agadir
La capitale du Souss accuse, elle aussi, le coup. En dépit d’un TO de 89,9% de ses premières classes (haut et milieu de gamme) regroupées, en hausse de 7,1%, le RMC chute de 5,1%, le RevPAR indiquant 1,6% de hausse. En ce qui concerne l’économique, le pourcentage de 83,8% de taux d’occupation au cours du mois d’août est en-deçà de la réalisation du même mois de l’année dernière puisque le TO a baissé de 5,4%. Concernant les deux autres indicateurs (RMC et RevPAR) de l’économique, ils sont en hausse de 12,8% et de 6,7%. Sur l’ensemble des premiers mois de l’année, c’est le haut et le milieu de gamme qui pâtissent le plus de cette conjoncture difficile. Regroupées, ces deux classes ont réalisé un TO de 63%, en baisse de 9,8%, comparé à l’année précédente, une RMC et un RevPAR en chute de 4,7% et 14% respectivement.

Même constat pour le reste du pays
Le tableau de bord d’In Extenso Tourisme, Culture & Hôtellerie fait le même constat concernant les autres territoires : la saison estivale n’a pas réussi à tirer la performance sur l’ensemble de l’année. Pour cause, en ce qui concerne le haut et le milieu de gamme, les autres territoires ont enregistré un TO de 69,3%, en chute de 8,6% par rapport à l’année précédente. La RMC et le RevPAR ont subi la même dégringolade, chutant successivement de 8,6% et de 16,5%. Quant à l’économique, la baisse légère du TO de 1,1%, ce dernier s’établissant à 55,9%, dissimule une légère augmentation de la RMC et du RevPAR de 3,7% et de 2,6%. Sur l’ensemble de l’année, les indicateurs sont en stagnation, avec un TO faible pour le haut de gamme et le milieu de gamme (45%), en légère hausse de 1,7% et pour l’économique (43,7%) en chute de 2%. 

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