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Économie

Dans une récente sortie médiatique, l’ex-ministre du Commerce extérieur, Abdellatif Maazouz, a plaidé pour une relance des négociations de l’ALECA et de l’ALE avec le Canada, suspendues depuis respectivement 3 et 5 ans. Une activation des accords préférentiels avec l’UEMOA et la CEMAC est également recommandée. Pour l’instant, le ministère du Commerce extérieur privilégie une démarche plus prudente.

L’ex-ministre du Commerce extérieur, Abdellatif Maazouz, n’est pas content de l’état du commerce extérieur. En cette période de tractations politiques autour de la formation du prochain gouvernement, l’ex-ministre istiqlalien a jugé bon de dresser un bilan des échanges extérieurs marocains à l’occasion d’une intervention dans le cadre de la Commission économique et financière de la Chambre française de commerce et d’industrie au Maroc (CFCIM).

Selon l’istiqlalien, le département du Commerce extérieur a opéré, depuis le gouvernement Abbas El Fassi, un diagnostic complet des leviers de régulation et de promotion de l’exportation à travers la stratégie Maroc Export Plus et les différents plans de développement des échanges extérieurs. «Malheureusement, l’opérationnalisation de ces leviers traîne», reproche Maazouz. Partant de ce constat, Abdellatif Maazouz fixe certaines priorités qui devraient être exécutées par le prochain Exécutif. «La primauté devrait être accordée à la ratification et la mise en œuvre de certains accords commerciaux, notamment les accords préférentiels paraphés depuis 2009 et 2010 avec l’UEMOA et la CEMAC», note Maazouz qui estime qu’un effort sur le plan diplomatique devrait être opéré afin d’aboutir à cet objectif.

Le département du Commerce extérieur semble en tout cas privilégier une approche plus prudente. Le ministère piloté dans le cadre de la dernière législature par le Rniste, Mohamed Abbou, a lancé des études d’impact sur l’opportunité de signer des accords commerciaux, notamment de libre-échange (ALE), avec ces deux blocs commerciaux. Une étude qui pourrait également servir à convaincre les pays membres de ces unions régionales de l’importance d’un tel accord pour les deux parties. «Le Maroc doit mettre en avant, non pas son marché intérieur qui dépasse à peine les 30 millions de consommateurs, mais plutôt l’accès qu’il offre grâce à ses différents ALE à un marché de plus de 1 milliard de consommateurs», précise Maazouz. Ce dernier plaide d’ailleurs pour une réactivation des négociations sur l’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA). Un terrain glissant à en croire les résultats de l’étude d’impact menée par le ministère. Ceux-ci, révélés en exclusivité par «Les Inspirations ÉCO» en octobre 2015, démontraient un risque important pour certains secteurs économiques. L’étude d’impact met en garde contre les défis «sociaux» qui seront soulevés par ce nouvel accord.

Parmi les secteurs les plus menacés, figurent les services et l’agriculture. L’entrée en vigueur de normes réglementaires devrait également affecter certaines filières comme la construction ou encore l’abattage. Globalement, l’ALECA comporte aussi des risques de basculement vers l’informel pour les acteurs les plus fragiles, d’où la nécessité d’importantes mesures d’accompagnement qui peuvent peser très lourd pour l’administration. L’accord devrait tout de même profiter aux industries les plus compétitives. L’ex-ministre istiqlalien plaide également pour une relance de l’ALE avec le Canada, suspendu depuis plus de 5 ans. Là aussi, le département de Abbou a lancé une étude d’impact dont les résultats sont toujours attendus.

Par ailleurs, plusieurs observateurs notent la non-exploration totale des avantages accordés par les ALE actuellement en vigueur, notamment ceux avec les USA et la Turquie. Dans une récente sortie médiatique, le ministre de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, Moulay Hafid Elalamy, avait attiré l’attention des industriels, notamment les textiliens, sur «la nécessité d’exploiter pleinement les dispositions des accords de libre-échange déjà en vigueur». Les industriels marocains ont d’ailleurs raté plusieurs opportunités. La plus récente étant l’échec du textile à explorer les avantages en termes de règles d’origine offerts par l’ALE avec les USA. Un contingent global de 120 millions de m², arrivé à échéance en fin 2015, n'a été exploité qu'à hauteur de 9%. Du vrai gâchis.

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