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Économie

Dans son rapport annuel 2015, l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) déplore le retard pris dans l’application de ses décisions relatives au dégroupage pour le partage des infrastructures télécoms.

Le dégroupage tarde encore à être une réalité au Maroc. C’est le constat qui se dégage, à la lecture du rapport annuel 2015 publié par l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT). Malgré sa décision prise il y a près d’un an pour enjoindre l’opérateur historique de procéder au dégroupage de ses lignes, le régulateur se rend compte qu’«à ce jour, seules quelques centaines de lignes ont été dégroupées». Selon l’ANRT, les concurrents de Maroc Telecom, à savoir Méditel et Inwi, «rencontrent d’importantes difficultés opérationnelles retardant le processus de dégroupage». Au regard de la situation actuelle, le statu quo risque de perdurer. En effet, l'ANRT indique que depuis novembre 2015, IAM [Maroc Telecom, ndlr] ne participe plus aux réunions mensuelles du Comité de dégroupage créé en 2006, car «considérant que le suivi des sujets opérationnels ne relève pas des prérogatives de l’ANRT».

Incomplétude
En dépit de ces blocages, le régulateur informe que le marché dispose aujourd’hui de trois offres de gros régissant les dégroupages. Cela a été possible suite à un bras de fer serré entre l’opérateur historique et l’ANRT. Celle-ci, bien qu’elle note que les «deux autres opérateurs ont déjà entamé le dégroupage de certaines lignes», continue malgré tout de parler d’«incomplétude» et de «non-conformité» sur certains aspects de ce dossier qui tient toujours en haleine le petit monde des télécoms au Maroc. En tout cas, le retard pris dans l’application des décisions du régulateur risque de se répercuter sur le programme d’action tracé dans sa note d’orientation 2018.

50 millions d’abonnés
Cette note comprend d’importants chantiers stratégiques dont l’objectif est de permettre au secteur de poursuivre son développement. Encourager l’investissement, réaliser les axes du Plan national pour le développement du haut et très haut débit (PNHD), mettre en œuvre des modèles favorisant la mutualisation des infrastructures en sont les principaux chantiers. En chiffres, cette feuille de route à l’horizon 2018 se fixe comme objectif d’atteindre, d’ici un an et demi, 50 millions d’abonnés à la téléphonie mobile et 22 millions d’abonnés à Internet. Grâce à la baisse considérable des tarifs depuis 2010, le marché des télécoms peut relever ce défi, comme en témoignent les résultats réalisés en 2015 (voir encadré). 


 

Azdine El Mountassir Billah
Directeur général de l’ANRT
Avec l’avènement du digital, convergence télécom et internet, et les efforts des autorités publiques pour réduire la fracture numérique, le secteur s'engage dans un nouveau cycle de croissance, plein d’opportunités et de défis tels que la transformation numérique de la société et de l’économie du pays. Une perspective confortée par le nouveau souffle apporté par la 4G. Trois licences ont été attribuées aux trois opérateurs et les premières offres sont commercialisées depuis avril 2015. Pour assurer la visibilité à l’ensemble des acteurs du secteur, la note d’orientation générale pour la poursuite du développement du secteur des télécommunications à l'horizon 2018 a vu le jour. Cette feuille de route fixe des objectifs encore plus ambitieux en termes d’activités et d’usages. Plusieurs chantiers structurants et stratégiques, s’inscrivant dans l’esprit de cette note, seront lancés à partir de 2016. Ces actions ont pour objectif de renforcer la concurrence, la libéralisation du secteur, les investissements, notamment dans les infrastructures et l’innovation, ainsi que l’accès aux services et la diversification des offres. L’accélération du déploiement effectif du Plan national pour le développement des haut et très haut débits, le dégroupage, le partage des infrastructures, la portabilité ainsi que l’amélioration des services au marché de l’entreprise bénéficieront d’une attention particulière.


2015, année record pour internet
«2015 a été l’année de l’internet, l’internet mobile, surtout». C’est ainsi que l’ANRT commente l’évolution du marché durant l’année écoulée. Le parc internet a ainsi enregistré une croissance annuelle de plus de 45%, pour s’établir à près de 14,5 millions d’abonnés, soit un taux de pénétration à 42,75% dans la population, un niveau record. Pour la téléphonie mobile, un fort dynamisme a également été constaté. Le trafic voix sortant du mobile a atteint 52,87 milliards de minutes en 2015, affichant une hausse d'environ 10% par rapport à 2014. En revanche, le marché de la téléphonie fixe suit une tendance baissière. «Cela montre notamment un changement des habitudes de consommation, avec un basculement progressif du fixe vers le mobile en raison, entres autres, de l’avantage de la mobilité totale», observe l’ANRT. Globalement, conclut le régulateur, l’engouement de la population pour les services des télécommunications a été favorisé par «la baisse confirmée des tarifs, en particulier sur les marchés de la téléphonie mobile et de l’internet».

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