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Économie

Pour les quatre premiers mois de 2016, les intérêts de la dette ont augmenté neuf fois plus rapidement que la croissance de l’économie nationale. Les explications de Bank al-Maghrib (BAM).

«Les paiements d’intérêts de la dette ont enregistré un alourdissement de 9,6% à 12,6 MMDH», note le dernier rapport sur la politique monétaire publié par Bank Al-Maghrib (BAM) le 21 juin. Cette hausse des intérêts de la dette recouvre les quatre premiers mois de 2016. Pour la même période, les intérêts de la dette représentent désormais 16% du Budget général de l’État (BGE) contre 9% à la même période de l’année. Dans les détails, les intérêts de la dette intérieure ont augmenté de 11%, à 12 MMDH. Pour les intérêts sur la dette extérieure, une baisse de 14,2% à 602 MDH a été enregistrée. Cette rubrique du Budget devrait absorber 28,3 MMDH, selon la loi de Finances 2016. À fin avril 2016, 44,6% de ce montant ont été déboursés, soit le plus fort taux de réalisation budgétaire.

L’investissement connaît un rythme «assez rapide»
Concernant les autres rubriques du Budget, les dépenses globales se sont alourdies de 5,6%, à 104,9 MMDH, résultat de l’augmentation des investissements du Trésor de 16,4% et des dépenses ordinaires de 2,8% à 80,8 milliards de DH. Les dépenses de biens et services ont augmenté de 5% à 57,1 MMDH, reflétant une hausse de 0,5% de la masse salariale à 35,1 MMDH, et une progression de 13,1% à 22 MMDH des charges au titre des autres biens et services. Celles-ci tiennent compte de la hausse de 14,5% à 7,9 MMDH des transferts aux établissements publics et de 85,6% à 1,5 MMDH des versements aux comptes spéciaux du Trésor, ainsi que de la diminution de 2,8% à 3,5 MMDH des transferts au profit de la Caisse marocaine des retraites.

Les dépenses d’investissements ont été «exécutées à un rythme assez rapide par rapport à la loi de Finances, les dépenses d’investissement ont enregistré une hausse de 16,4% à 24,1 MMDH, reflétant une augmentation de 21,9% à 10,8 MMDH des charges communes et de 12% à 12,9 MMDH des dépenses des ministères», observe BAM. Concernant la charge de compensation, elle continue sur sa tendance baissière avec un retrait de 30,4% par rapport à fin avril 2015 à 3,7 MMDH.

Cette réduction s’explique en partie par la baisse de 32,4% du prix du gaz sur le marché international, qui est revenu d’un cours moyen des quatre premiers mois de 2015 de 413,9 dollars/T à 280 dollars/T pour la même période de 2016. «Comparativement à la programmation de LF 2016, les dépenses, principalement d’investissement et en intérêts de la dette, montrent un rythme plus rapide d’exécution comparativement aux recettes, en raison du retard d’encaissement des dons du CCG et des transferts des entreprises publiques au titre des monopoles», explique le document de BAM.

L’évolution des recettes fiscales restent favorables par rapport à la programmation de la loi de Finances, présageant d’une convergence du déficit vers la cible de 37,4 MMDH. Après un allègement de 5,9% du déficit budgétaire au premier trimestre 2016, les données à fin avril font ressortir un déficit de 21,1 MMDH, en creusement de 10,6% par rapport à la même période de 2015. Pour rappel, la dette du Trésor représentait, à fin 2015, 63,8% du PIB. Pour les quatre premiers mois de l’année 2016, la dette ressort en augmentation de 1,4% avec un montant de 635,8 MMDH.

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