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Les salaires dans la région MENA sont-ils représentatifs du coût réel de la vie ? En tout cas, 61 % des Marocains sont insatisfaits de leurs émoluments qui pour eux n’évoluent pas.  Décryptages de l’étude Bayt.com.    

La relation salaire/coût de la vie a de tout temps été l’objet d’études et d’analyses croisant plusieurs domaines de compétence. Aujourd’hui, c’est Bayt.com, organisme spécialisé dans la promotion de profils à l’embauche et de production d’études relatives au secteur de l’emploi, qui s’intéresse à la question en comparant les salaires moyens sur l’ensemble de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).

L’approche adoptée par Bayt.com fait appel à plusieurs grilles de lecture, notamment le temps passé sur le même chemin de carrière, la stabilité de l’emploi... et compile les données récoltées au niveau des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, du Qatar, du Koweït, du Bahreïn, de Oman, du Liban, de la Jordanie, de la Syrie, de l’Égypte, de l’Algérie, de la Tunisie et du Maroc.

Il en ressort que la Tunisie et le Maroc occupent les premières places pour ce qui est de la précarité de l’emploi avec, respectivement, 47% et 42% de l’échantillon questionné qui dit ne pas avoir dépassé 3 ans à travailler dans le même secteur d’activité. 35% de Marocains affirment toutefois avoir assuré le même type d’emploi pendant plus de 6 ans, tandis que seuls 18% d’entre eux dépassent les 20 ans d’expérience dans le même secteur. S’ajoute à cela la question de la stabilité de l’emploi au sein d’une même entreprise. Les Marocains arrivent 3e avec 54% qui disent ne pas avoir dépassé les 3 ans d’activité avec leur employeur actuel, contre 55% en Tunisie et 57% aux Émirats arabes unis.

 

Au Maroc, 4% seulement justifient d’une carrière de plus de 10 ans chez le même employeur. Un taux similaire à celui relevé aux Émirats arabes unis, mais de 6 points de base inférieur à celui constaté en Tunisie (10%). S’agissant de la catégorie «débutants» au sein de l’entreprise, le Maroc recense un taux de 37%, contre 40% en Tunisie et 44% en Algérie. Pour la catégorie «senior», le royaume est avant-dernier du classement avec à peine 5% de ses effectifs actifs répondant à la description, contre 4% en Tunisie et 6% en Algérie.

Autre donnée intéressante, relevée par Bayt.com: le nombre d’emplois accumulés sur une période déterminée, 5 ans en l’occurrence. À ce titre, le Maroc arrive 4e sur la région avec 35% de sa population active n’ayant assuré qu’un seul emploi sur ladite période. Le royaume arrive derrière la Jordanie (36%), le Liban (41%) et l’Algérie (46%). Pour ce qui est de la composition du salaire en soi, 56% des interviewés ont affirmé toucher une rémunération composée (salaire fixe + bénéfices/variable), tandis que 30% disent ne toucher qu’un salaire fixe.

Dans le détail, les salariés d’Algérie, de Jordanie, du Maroc, de Syrie et de Tunisie ne touchent que le fixe, avec respectivement 55%, 58%, 67%, 50% et 65%. Et c’est à ce niveau que Bayt.com introduit une notion des plus intéressantes: le taux de satisfaction quant au salaire perçu, sa composition et la pertinence de son importance face aux changements conjoncturels liés aux effets inflationnistes (particulièrement au niveau des prix des matières premières). Ainsi, les Marocains sont insatisfaits à hauteur de 61%, contre 37% d’indécis et 1% de satisfaits. Et dans l’insatisfaction, le royaume est quasi- ex-aequo avec la Syrie (62%), formant le couple de tête de la compétition. Les moins insatisfaits de la région MENA restent les Qataris (40%), les Koweïtiens (41%) et les Omanis (41%). 

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