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Économie

Le parti de la rose a créé en son sein une coordination qui regroupe les opérateurs du secteur. Objectif : faire pression sur le gouvernement pour revoir sa copie et prendre en compte leurs propositions.

À un mois de l’entrée en vigueur de la loi interdisant la fabrication des sacs en plastique, leur importation, leur commercialisation et leur utilisation, un nouvel acteur fait son entrée en jeu : l’Union socialiste des forces populaires (USFP). Le parti de la rose vient de créer une «coordination nationale du secteur du plastique» pour faire entendre sa voix et convaincre le gouvernement de reporter l’application de la loi 77/15. «Après que toutes les négociations avec l’Exécutif à travers les associations professionnelles ont échoué, les opérateurs membres de l’USFP ont décidé de créer un nouveau cadre pour défendre leur cause», explique Abdellaziz Derouiche, membre de la nouvelle coordination et de la commission administrative du parti.

Le nouveau front de bataille a été créé avec la bénédiction de Driss Lachghar, premier secrétaire de l’USFP. D’ailleurs, ce dernier a pris part, hier jeudi, à la journée d’étude organisée par la coordination aujourd’hui sous le thème : La loi 77/15 entre les défis environnementaux et les réalités sociales». «Cette rencontre a été présidé par Driss Lachgar et a débattu de la question de l'interdiction des sacs en plastique. Une décision prise par le gouvernement dans la précipitation, sans proposer d'alternatives réelles et sans prendre en considération la situation sociale des travailleurs dans le secteur», estime Abdellaziz Derouiche.  Pour lui, le «délai de grâce» accordé aux opérateurs du secteur pour se conformer à la nouvelle législation est trop court. «Dans tous les pays qui ont avancé sur ce dossier, le processus a duré plusieurs années.

En France par exemple, le passage au biodégradable a commencé en 2000, avec une adaptation du cadre législatif et des mesures d’accompagnement et ceci pour être au rendez-vous en 2018. La précipitation du gouvernement laisse à penser qu’il n’a pas conscience des enjeux économiques et sociaux de cette décision», explique Derouiche. Les opérateurs du secteur s’accordent à dire que la nouvelle mesure est synonyme de menace de perte de 50.000 emplois. «Cela signifie deux points de plus dans le taux de chômage, déjà élevé», renchérit Derouiche.

Par ailleurs, le dispositif mis en place par le ministère de tutelle pour accompagner les opérateurs du secteur est jugé «insuffisant» et «en déphasage avec la réalité». Le département de l’Industrie a proposé en effet un plan d’accompagnement de la nouvelle loi avec des mesures qui concernent aussi bien les unités industrielles souhaitant maintenir la production des sacs en plastique non interdits que celles qui souhaitent opérer une reconversion industrielle. Notons que la non-conformité aux dispositions de la nouvelle loi est lourdement sanctionnée. Le producteur est en effet sanctionné par une amende d'1 MDH, l’intermédiaire de 500.000 DH et l’utilisateur de ces sacs en plastique de 100.000 DH. 

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