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Économie

Le Maroc participe à la 9e édition du Forum international du transport (ITF) en tant que membre permanent de cette prestigieuse institution. Le thème choisi pour ce sommet est celui du «Transport vert et inclusif». Le royaume met en avant son apport en tant que pays hôte de la COP22, en insistant sur la nécessité d’une approche inclusive répondant aux besoins des pays en développement.

Grande manifestation intergouvernementale organisée sous l’égide de l’OCDE, la 9e édition du Forum international du transport (ITF) a ouvert ses portes hier, mercredi, à Leipzig (Allemagne). Le «Davos du Transport» réunit cette année, à l’occasion du 10e anniversaire de l’institution, pas moins de 70 pays, 38 ministres représentant des pays membres de l’ITF et de l’OCDE et pas moins de 1.000 participants qui pourront assister à une cinquantaine de sessions de débat organisées tout au long des trois jours du Forum.

Le Maroc, qui a intégré le Forum comme membre permanent en 2015, est considéré comme «l’un des nouveaux pays les plus dynamiques au sein de l’institution», comme le souligne le secrétaire général de l’ITF José Viegas Cette année, la présidence du Forum, accordée au Danemark, a mis l’accent sur la thématique des «Transports verts et inclusifs». Une démarche qui s’inscrit, selon les organisateurs, dans le sillage de l’adoption de l’Accord de Paris sur le climat en novembre dernier et en prévision de la COP22 organisée au Maroc en novembre prochain. Une vision soutenue d’ailleurs par le secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) dont la directrice, Christiana Figueres, a appelé à «unir le secteur du transport mondial pour aller vers plus de neutralité climatique».

Il s'agit là d'un vaste chantier, étant donné le «patchwork des politiques publiques répondant aux besoins spécifiques de pas moins de 189 pays». Dans une dimension bien moins impressionnante, l’ITF, qui réunit une soixantaine de pays membres, permettrait d’engager un débat fructueux à ce niveau. Le Maroc entend initier un apport considérable à ce niveau tout en insistant en particulier sur le transport inclusif. «Cette question est tout aussi importante et doit nous permettre de répondre à un besoin sociétal propre aux pays en développement», explique Aziz Rabbah, ministre de l’Équipement, du transport et de la logistique en marge de la première journée de l’ITF.

Aziz Rabbah représente le Maroc dans le cadre de cette édition en assistant aux nombreuses conférences ministérielles et sessions de travail avec les représentants de l’OCDE, de l’ITF et de nombreux pays participants. Rabbah participera également à la conférence ministérielle qui réunit l’ensemble des pays membres du forum en vue d’échanger autour des problématiques des politiques de transport, y compris dans les pays en développement. À l’issue de cet événement, sera adoptée une déclaration ministérielle portant sur les axes de coopération mondiale en matière de politique des transports. 


 

Uber, Lyft... l’interdiction «contre-productive»
Dans un nouveau rapport présenté à l’occasion de l’ouverture du 9e sommet de l’ITF, l’organisation a examiné les arguments en faveur d’une réforme de la réglementation des services de voiture de transport avec chauffeur à l’instar d’Uber ou encore de Lyft. «Un nouveau modèle qui remet en cause des règles établies de longue date sur le marché du transport de personnes contre rémunération», explique Philippe Crist, expert en mobilité urbaine au sein de l’ITF. Pour les experts de l’organisation, la réaction consistant à les bloquer ou à les faire entrer dans le champ d’application des règlements régissant les taxis serait contre-productive. Le Forum avance surtout les avantages fournis par ces modes de transport aux citoyens en termes d’accessibilité au services de transport, ainsi que les données importantes qu’elles peuvent fournir aux décideurs (en termes de big data) en vue d’adapter leurs politiques aux réalités du transport. En revanche, de l’aveu même de ses rédacteurs, l’étude ne traite pas des impacts sociaux que ce genre d’application peut avoir sur certaines professions comme celle des taximen, tout en soulignant que ces questions mériteraient d’être traitées au cas par cas par les différents régulateurs nationaux.


 

José Viegas
Secrétaire général du Forum international du transport (ITF)

«Nous sommes satisfaits de l’engagement du Maroc»

Le Maroc est devenu membre de l'ITF il y a un an et a été régulièrement présent aux réunions de notre organe de gouvernance, le Comité de direction des transports. Je suis globalement très satisfait de l’engagement du Maroc jusqu’ici. Le gouvernement marocain est engagé et suit de très près ce que l’on fait au sein de notre institution. Il s’agit bien évidemment d’un processus graduel d’engagement qui se bonifiera avec le temps. Je suis convaincu que l’on aura un engagement plus fort et régulier durant les prochains mois, tant dans le cadre des programmes de recherche que dans celui des consultations que les gouvernements peuvent lancer auprès de notre secrétariat. Nous sommes très satisfaits de la participation régulière et active du royaume. Que ce soit le délégué marocain ou même le ministre des Transports qui fait le déplacement à l’occasion de nos sommets, les représentants de votre pays sont très actifs. Le Maroc est un membre qui suscite en nous beaucoup d’espoirs, et nous continuerons à être intéressés par sa contribution. C’est d’autant plus vrai dans le cadre de la COP22 qui sera organisée en fin d’année à Marrakech. Nous espérons, dans ce sens, pouvoir mener avec le gouvernement marocain un dialogue très actif pour apporter notre savoir-faire en matière de «décarbonisation des transports».

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