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20-11-2019 09:57

20-11-2019

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Économie

Le processus de certification «durable» de la pêche marocaine a été enclenché en 2010. Aujourd’hui, sur la base des promesses des responsables de ce label «MSC», la tutelle marocaine commence à voir le bout du tunnel.

Voici là un autre bon challenge que celui sur lequel le Maroc s’est engagé, celui de la certification «pêche durable et responsable». Le département de la Pêche compte en effet beaucoup sur l’aboutissement positif de ce processus, qui devrait en principe prochainement se matérialiser par la certification MSC notamment de la sardine marocaine. C’est l’affaire de quelques mois encore, estime-t-on du côté des responsables marocains de la pêche.

La Sardina pichardus, notamment, se verra ainsi appuyée par une certification internationale qui devrait, non seulement, conforter son attrait sur les marchés d’exportation classiques, mais aussi lui ouvrir les portes de marchés jusqu’ici réticents car exigeants de cet estampillage MSC. Selon les études menées, «dans 40% des marchés récepteurs du poisson marocain, la certification MSC du produit de la pêche marocain est sollicitée», explique Abdelmalek Faraj, directeur de l’Institut national de recherche halieutique.

Le scientifique, qui prenait part à une rencontre tenue à Bruxelles en marge du Seafood Expo Global, en fin de semaine dernière, affirme, par là, la portée de cette certification. L’avantage, selon lui, en est qu’elle permet la valorisation de la production et offre de la visibilité au produit. Cela traduit, surtout, le sérieux de la démarche du Maroc dans le sens du respect de la durabilité, estime Faraj. Le processus de certification MSC, engagé par le Maroc en 2010 et même s’il n’a pas encore été bouclé, a fait que, dès 2014, «de nombreux grands opérateurs sont arrivés sur le marché», constate Faraj.

Par ailleurs, si la volonté de décrocher ce label est bien palpable, quelques signes d’impatience sont, par contre, perceptibles dans le discours de la tutelle. «Malgré tous les efforts déployés par le Maroc, la visibilité sur les marché n’est pas encore pleinement assurée. Chaque marché pose une exigence devant le produit marocain. Nous aimerions bien avoir des éclairages à cette multiplicité de conditions», lance pour sa part Zakia Driouich, secrétaire générale du ministère de la Pêche. «Chaque organisme international de son côté exige des pêcheries marocaines de prouver leur respect des normes de la durabilité. Il faudrait néanmoins que nous ayons des guidelines claires et uniformes», réclame la responsable, pour qui malgré cela, «le défi MSC sera atteint».

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