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Après des années successives de hausse soutenue, le volume de minutes d’appels consommé par les Marocains s’est inscrit en baisse au premier trimestre de 2016. Le parc de cartes SIM actives a pour sa part perdu 2,4 millions d'unités en 6 mois.

Fini l’époque où les cartes SIM se vendaient comme des petits pains, que ce soit en agence ou sous le manteau sur le marché noir. La campagne d’identification des abonnés mobiles est passée par là, mais pas seulement. Dans le dernier tableau de bord de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) livrant l’évolution du marché de la téléphonie mobile au terme du premier trimestre 2016, les tendances d’évolution du marché marocain vers la maturité se confirment. Une maturité qui s’exprime notamment par une sorte de régularisation du parc de la téléphonie mobile marocaine. En effet, après la période faste où les cartes SIM sont devenues pour un bon nombre de clients un produit jetable, à usage unique, les statistiques du parc tendent à refléter le véritable visage de la téléphonie marocaine.

Le parc des opérateurs se réduit
Après un pic à plus de 131%, le taux de pénétration de la téléphonie mobile s’est inscrit en baisse pour atteindre, au terme du premier trimestre de l’année, 124,27%. Si la différence peut paraître faible en pourcentage, elle semble tout aussi énorme en valeur absolue. En effet, le parc mobile a perdu près de 2,4 millions de lignes actives en tout juste 6 mois! Le nombre de cartes SIM actives s’est ainsi établi, à fin mars, à un peu plus de 42 millions, contre près de 44,5 millions au terme de septembre 2015. Cette tendance a été ressentie chez les trois opérateurs concurrents, avec toutefois des vitesses différentes au cours du dernier trimestre. La plus importante baisse a été constatée chez Méditel qui a vu son parc mobile se réduire de 4,14% entre fin décembre 2015 et fin mars 2016, dans le même ordre de grandeur que le parc d’Inwi, qui a perdu 3,94%. En revanche, selon le tableau de bord de l’ANRT, le parc de Maroc Telecom s’est maintenu en quasi-stagnation (-0,06%) sur la même période. Ce dernier opérateur reste ainsi leader des parts de marché de la téléphonie mobile avec 18,29 millions de lignes actives, contre 13,17 et 10,61 millions pour Méditel et Inwi, respectivement.

Le post-payé gagne du terrain
Dans cette mauvaise nouvelle apparente, les opérateurs peuvent tout de même se réjouir du segment qui a été responsable de cette tendance baissière. En effet, la réduction du parc est exclusivement attribuée aux lignes prépayées qui se sont amoindries de 2,54 millions d’unités en l’espace de 6 mois. En revanche, le parc post-payé a pour sa part connu une nette augmentation, même si entre les deux catégories de clients (pré et post) le gap est encore extrêmement élevé. Aussi, le nombre d’abonnés «fidèles» a augmenté de 153.000 unités lors des 6 derniers mois. Mieux, cette tendance se confirme sur la durée, le parc post-payé ayant gagné 457.000 unités en une année pleine, portant ainsi la proportion des abonnés sur le total du parc à 8,28% à fin mars 2016.

Point d’inflexion pour le trafic voix
Ceci dit, une première pour le secteur marocain des télécommunications se dégage des dernières statistiques du régulateur sectoriel. En effet, pour la première fois au Maroc, après des années successives de hausse constante et soutenue, le volume des minutes d’appels consommé par les Marocains s’est inscrit en baisse au premier trimestre de 2016. Le trafic voix sortant de la téléphonie mobile a atteint 14,28 milliards de minutes, enregistrant une baisse de 1,18% par rapport au trimestre précédent et une hausse de 20,41% sur une année. La baisse est certes légère, mais son importance réside dans les prémices d’un renversement de tendance dans la relation des Marocains avec leurs outils de communication, notamment au profit des outils transitant par le web. Pourtant, au jour d’aujourd’hui, il est particulièrement difficile d’expliquer la survenance de ce point d’inflexion, qui a coïncidé avec le blocage de la voix sur IP (VoIP). Rappelons que les appels effectués via les applications de VoIP ne sont pas inclus dans le trafic de voix recensé par l’ANRT, mais génèrent simplement du volume de données consommées. Y a-t-il eu un boycott effectif des opérateurs suite à la décision de l’ANRT de bloquer la VoIP ? Est-ce une tendance de fond ? Les Marocains privilégient-ils une communication par texte ou sont-ils, tout simplement, plus «efficaces» lors de leurs communications téléphoniques, passant ainsi moins de temps au bout du fil ? 

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