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Économie

50 prospects locaux rencontrés, 100 rendez-vous BtoB réalisés et plusieurs promesses de commandes, c'est le bilan de l'étape ivoirienne. Avec seulement 0,5% des importations ivoiriennes en produits textiles, les opérateurs marocains veulent se rattraper sur ce marché en dépit des contraintes de transport et des tarifs douaniers élevés. 

Qui disait que le textile n'avait plus d'avenir ? Hier, à Abidjan, au terme du forum sectoriel et de la centaine de rendez-vous BtoB qui ont caractérisé l'étape ivoirienne, les opérateurs marocains ont mis la main sur d'importantes opportunités à concrétiser qui placent ce marché parmi les bons relais de croissance pour le secteur. Les premières possibilités sont d'abord à l'export. Dans un marché ivoirien largement dominé par les produits chinois, qui couvrent près de 45% du marché des produits finis, le made in Morocco occupe un bout de tranche qui ne dépasse même pas 1%, atteignant une valeur globale moyenne d'1,5 MUSD. «Ce chiffre est peu surprenant sachant que nous avons toujours orienté notre offre vers le marché européen. C'est le moment de rattraper la course sur le marché africain», affirme Mohamed Alaoui, vice-président de l'Association marocaine des industries du textile habillement (Amith), partenaire à l'organisation de cette mission. Le groupe Sefita via la société 3S Morocco en particulier est déjà dans les starting-blocks. Si le premier, fabricant d'uniformes de corps de sécurité, a établi des contacts prometteurs avec plusieurs donneurs d'ordre ivoiriens dont le ministère de l'Intérieur, là où la seconde enseigne a pris trois bons contacts à concrétiser. Le ministère ivoirien de la Jeunesse et des sports et la Compagnie ivoirienne de l'électricité sont également dans la liste des prospects prometteurs en termes de prise de commandes. Tout cela ne se fera cependant pas sans quelques contraintes. Elles sont d'abord douanières, avec un «ticket d'entrée» assez salé qui peut aller jusqu'à 48% de la valeur du produit (TVA, droits de douane, redevance statistique, prélèvement communautaire CEDEAO, etc.). Par ailleurs, le souci lié au transport des marchandises – très peu de lignes maritimes relient les deux pays - ainsi que les lourdeurs des procédures administratives liées aux importations, sont autant de freins potentiels au business.

Investissements
Les autres opportunités à la portée des textiliens marocains sont d'aspect industriel. La Côte d'Ivoire est l'un des premiers producteurs de coton brut dans la région. 80% de cette production est exportée, sans aucune transformation. Dans un double objectif de promouvoir le secteur industriel et favoriser la création d'emploi, l'État ivoirien met désormais la priorité sur la transformation sur place. «Nous sommes très intéressés par l'expertise industrielle marocaine dans le secteur du textile. Je pense que nous gagnerions mutuellement à réfléchir sur des projets d'investissement, pour dépasser le schéma classique des échanges commerciaux et donner de la valeur ajoutée à notre matière première», nous explique Guy M'bengue, le directeur général de l'Agence de promotion des exportations de Côte d'Ivoire (Apexci). Ce dernier ne manque pas de rappeler qu'un important projet de zone franche industrielle est en cours de réalisation dans la ville de Bouaké, située au centre de la Côte d'Ivoire. Cependant, là aussi , les choses ne seront pas aussi simples pour les opérateurs marocains. La récente révision à la hausse du SMIG (qui est pratiquement passé au double de 36.000 Fcfa à 60.000 Fcfa), ainsi que le niveau relativement élevé du salaire moyen appliqué pour la main d'oeuvre industrielle (150.000 Fcfa), pourraient être de nature à refroidir l'enthousiasme des investisseurs marocains. 


Mehdi Benyahya
Export Adviser, Maroc Export

Les ÉCO : Quels sont les objectifs de cette étape ?
Mehdi Benyahya : Nous avons marqué cette étape pour répondre aux besoins de prospection de l'Amith sur le marché ivoirien. Ce pays est l'un des principaux producteurs de coton brut de la région, mais aussi de consommation de produits textiles finis. Les attentes des opérateurs sont diverses. Nous nous étions concentrés, initialement, sur le segment du textile professionnel, avant de décider ensuite d'élargir le spectre aux filières de confection et au prêt-à-porter. Certains spécialistes du prêt-à-porter, par exemple, sont venus dans un objectif de prospection, là où d'autres entreprises de la délégation sont là pour trouver éventuellement des partenaires locaux à l'investissement dans la transformation du coton sur le marché ivoirien.

Quelle est la particularité du marché ivoirien ?
Le marché ivoirien pourrait constituer une très bonne alternative aux opérateurs du secteur, aussi bien à l'export qu'à l'investissement dans la transformation de la matière première. Il faudrait, maintenant, que les entreprises marocaines qui ont réussi à établir de bons contacts sur ce marché puissent assurer un suivi. Les responsables de l'APEX-CI nous ont assuré que toutes les informations relatives aux démarches d'importation ou d'investissement seront mises à la disposition de nos opérateurs économiques.

Comment avez-vous préparé cette étape ?
Notre objectif était en effet de mieux cerner en amont les besoins des entreprises marocaines afin de mieux cibler les prospects ivoiriens. Les contacts pris sont prometteurs. Il y aura évidemment tout un processus de suivi qui démarrera dès les prochaines semaines.

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