Le mois de juillet 2019 a été le plus chaud jamais mesuré dans le monde, a indiqué jeudi l'Agence atmosphérique américaine NOAA, confirmant des observations émises par l'Union européenne il y a quelques jours.

«La majeure partie de la planète a connu une chaleur sans précédent en juillet, les températures ayant atteint de nouveaux sommets au cours du mois le plus chaud jamais enregistré», a commenté l'agence américaine, précisant que la chaleur record avait également «réduit la glace dans les mers Arctique et Antarctique à des niveaux historiquement bas». Les températures mondiales n’ont jamais augmenté aussi rapidement qu’aujourd’hui, démontrent deux nouvelles études, qui soulignent le caractère global du phénomène.

Alors qu’une bonne partie de l’Europe subit son deuxième épisode de fortes chaleurs en un mois, deux études distinctes analysent 2.000 ans de tendances de l’histoire climatique récente de notre planète. Les chercheurs ont utilisé des données de température compilées à partir de près de 700 indicateurs: des anneaux d’arbres, des carottes de glace, des sédiments lacustres et des coraux ainsi que des thermomètres modernes...

La première étude, publiée dans la revue Nature, met, par exemple, en évidence que lors du «petit âge glaciaire» (de 1300 à 1850), s’il a fait extraordinairement froid en Europe et aux États-Unis pendant plusieurs siècles, il n’a pas fait froid partout sur la planète. «Lorsque nous retournons dans le passé, nous trouvons des phénomènes régionaux, mais aucun n’est mondial», explique Nathan Steiger de l’Université Columbia à New York. «Alors qu’actuellement, le réchauffement est global. 98% du globe s’est réchauffé après la révolution industrielle», ajoute-t-il.

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