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Pour cette 15e édition de la Journée nationale du migrant, un intérêt particulier sera donné aux outils et mécanismes à même de faciliter l’investissement des MRE au Maroc. La cartographie régionale des projets est jugée prioritaire en vue de donner de la visibilité aux potentiels investisseurs.

C’est aujourd’hui vendredi que le Maroc célèbre la Journée nationale du migrant. Dans toutes les wilayas et les provinces sont programmés des rencontres et des colloques pour un échange sur les questions qui concernent la communauté marocaine à l’étranger. Et l’on ne fait pas fi des sujets qui fâchent, ni des obstacles qu’il faut déterminer afin de pouvoir les dépasser. Cette année, c’est vers une thématique économique que le ministère des MRE et des affaires de la migration s’est tourné: «Le rôle des compétences marocaines résidant à l’étranger dans le développement de l’économie nationale». Conscient de la qualité des profils et du savoir-faire acquis dans les pays d’accueil, le Maroc a besoin des forces vives de la diaspora pour se développer dans certains secteurs de pointe. Il s’agit aussi d’identifier les secteurs clés où les MRE porteurs de projets et d’idées innovantes peuvent investir. Il y a aujourd’hui une volonté de sortir des sentiers battus de l’investissement classique, essentiellement les transferts et l’immobilier. La troisième génération de Marocains de l’étranger est plus entreprenante, mais a besoin d’incitation et de facilités pour créer ses projets au Maroc ou nouer des partenariats. Avec cette 15e édition, la «fête des migrants» reflète une maturité dans le traitement des sujets ayant trait à la migration et ses opportunités. Aujourd’hui, le pragmatisme invite à profiter de ce levier de croissance que les 5 millions de MRE incarnent. Avec un record de 65 MMDH de transfert d’argent en 2017, soit 4,5% de plus qu’en 2016, les MRE montrent clairement leur engagement pour le développement du pays. En contrepartie, l’État a mis en place des mécanismes de soutien aux initiatives d’investissement des MRE.

Dans cette perspective, le fonds MDM Invest intervient comme outil d’aide au lancement des projets dont l’investissement est supérieur à 1 MDH. Le fonds offre 10% du montant de la quote-part des MRE dans le projet, sous forme d’une contribution non remboursable, avec un plafond de 5 MDH. Quant aux secteurs éligibles à ce mécanisme, ils concernent l'industrie et services liés à l’industrie, l’éducation, l’hôtellerie et la santé. L’idée est faire monter le pourcentage des transferts investis dans des projets productifs, qui n’est que de 7% aujourd’hui. Toutefois, sans une cartographie détaillée des projets au niveau régional, les MRE ayant la volonté d’investir dans leur pays n'auront qu'une visibilité limitée. Or, selon une étude de la Banque mondiale, plus de 17% des Marocains de la diaspora disposent de hautes qualifications professionnelles et scientifiques, ce qui classe le Maroc à la 3e place en termes de compétences installées à l’étranger. Pour profiter de cette manne, le ministère de tutelle s’est lancé dans une stratégie de partenariat avec les agences de développement. Scellé il y a quelques jours avec l'Agence française de développement (AFD) et doté d'un budget d'un million d'euros, le projet vise l'appui à la mise en place d'une stratégie nationale et la garantie d'un accompagnement de qualité en France et au Maroc en faveur de 100 promoteurs marocains. Il ne faut pas perdre de vue cette initiative novatrice de 13e région, qui permet aux MRE entrepreneurs d'accéder aux différents services proposés par la CGEM. Pour réduire le gap communicationnel, cet espace de maillage permet des contacts avec les différents acteurs économiques au Maroc. Au niveau académique, plusieurs programmes ont été organisés au profit des enfants de MRE. Citons à cet égard les résidences culturelles et les universités saisonnières. Objectif: promouvoir la formation et la recherche scientifique en matière d'immigration et d'exil et renforcer les liens de coopération avec cette communauté.

Selon Abdelkrim Benatiq, ministre des MRE, «penser aux Marocains résidant à l'étranger ne devrait pas être un fait conjoncturel, mais devrait se baser sur les rôles qu'ils jouent sur les plans national et international».


Le Maroc sur les radars de la migration

Le Maroc, seul pays de la région à avoir une politique intégrée en matière de migration, a été choisi par les Nations unies pour abriter, les 10 et 11 décembre prochains à Marrakech, la Conférence intergouvernementale pour l'adoption du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Le royaume accueillera également la 11e édition du Forum mondial sur la migration et le développement du 5 au 7 décembre. Ces rendez-vous mettrons le pays sur les radars des pays les plus actifs en matière de soutien d’une migration à visage humain. Le Maroc a jusqu’ici mené deux opérations de régularisation des migrants sur son sol. Il est aujourd’hui reconnu par l’Union européenne comme pays incontournable en matière de traitement des problématiques de la migration à l’échelle mondiale.

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