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Les opérateurs, qui se sont jusque-là surtout intéressés au social et au luxe devront se montrer moins frileux en ce qui concerne la demande de la classe moyenne, qui connaîtra un pic entre 2020 et 2025.

Dépendant de manière quasi-organique de la structure sociologique urbaine, le marché immobilier connaît une atonie due à un essoufflement cyclique. Néanmoins l’accroissement de la population urbaine et particulièrement la croissance du nombre de ménages urbains constitue l’un des facteurs majeurs qui auraient un effet direct sur la demande en logements en milieu urbain.

Selon les estimations du HCP, la population marocaine est composée à raison de 58,7% par les classes moyennes, contre 31,2% pour la classe modeste et 10,1% pour la classe aisée. Cette classe moyenne regroupe 19,7 millions d’habitants dont 67,5% en milieu urbain (13,3 millions de personnes) et 32,5% en milieu rural (6,4 millions de personnes). Parmi la population urbaine, 66,1% appartiennent à la classe moyenne contre 47,6% pour la population rurale. Ce marché est appelé à évoluer et à impacter directement le marché immobilier pourtant frileux à l’égard de cette cible.

Malgré la mise en place par les pouvoirs publics d’un programme de logements exclusivement dédiés aux classes moyennes, les résultats de ce programme demeurent en deçà des attentes, principalement parce que la marge bénéficiaire est nettement inférieure comparativement à celle du logement social. Néanmoins, les promoteurs auront la chance de se rattraper. La population urbaine qui se multipliera par 1,5 entre 2015 et 2050 (passant de 20,75 millions à 32 millions), entraînera dans son sillage un fort accroissement du nombre de ménages urbains qui se multiplieraient de 2,2 fois durant la même période, passant de 4,17 millions à 10,6 millions. En revanche, la taille du ménage devrait se rétrécir pour passer de 4,17 personnes en 2015 à 3,02 personnes en 2050. Le pic de l’accroissement du nombre des ménages urbains serait atteint durant le quinquennat 2020-2025 avec plus d’1 million de ménages urbains supplémentaires.

Par la suite, l’accroissement des ménages urbains emprunterait une tendance baissière pour s’établir à près de 680.000 ménages durant le quinquennat 2045-2050. Selon les prévisions du ministère de l’Économie et des finances, «la demande en logements connaîtrait une accélération d’ici à l’horizon 2025 portée essentiellement par la demande émanant des jeunes ménages». Certains d’entre eux ont déjà fl airé ce changement avec une adaptation financière de leur offre mais également commerciale puisque cette nouvelle génération de consommateurs a des attentes différentes et l’intégration de la «personnalisation du logement». De la conception à la commercialisation, le digital devient donc incontournable pour atteindre une cible devenue de plus en plus exigeante.

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